Pour ce numéro de rentrée nous avons le plaisir de vous faire découvrir le portrait de Sarah Levy, une toute jeune formatrice du Campus FSJU, déjà bien aguerrie…

Son Bac en poche, Sarah Levy sait déjà ce qu’elle veut faire : promouvoir le bien-être.
Pour cela, elle passe un diplôme de psychologie et en parallèle devient sophrologue.
Elle se forme également, en e-learning, aux techniques de cohérence cardiaque et à la CNV (Communication non violente) pour étayer ses connaissances.

Elle décide alors de porter auprès des directeurs d’écoles un projet innovant intitulé : «Bien-être à l’école juive ». Son objectif : placer l’école sous le signe de la bienveillance et atténuer le stress que peuvent vivre les enfants en classe. Elle propose des formations pour les enseignants des écoles juives, afin de leur donner des techniques, et des outils pour accompagner l’épanouissement de leurs élèves en classe.

Pour être au plus près des élèves, elle enseigne également le Kodesh en Lycée. Par ailleurs, elle ouvre un cabinet de psychothérapeute, afin d’aider les enfants de manière personnalisée.
Régulièrement, elle anime des ateliers et des conférences dans les communautés, en direction des femmes et des jeunes filles pour leur apporter plus de bien-être et d’équilibre.

Pour ce faire, elle a créé ses propres outils (actuellement en cours d’impression) : jeu de cartes, affiches, qui permettent aux plus jeunes de mettre des mots sur leurs émotions et de mieux les comprendre.

En parallèle, elle suis actuellement une formation au Campus FSJU orientée vers la communication et le management pour accompagner les adultes, cette fois en milieu professionnel.

Sarah a également suivi, en 2017, la formation réservée aux enseignants de Kodesh du Campus FSJU, avant même de se lancer dans l’enseignement. Son seul objectif être prête à enseigner. Elle intervient depuis régulièrement dans ces mêmes formations pour expliquer comment on peut concilier enseignement et sophrologie.
Et comme Sarah Levy ne s’arrête jamais dans sa quête pour diffuser le bien-être, elle souhaite se former à la thérapie systémique afin de devenir thérapeute et aider les couples et les familles.

Nous nous réjouissons de la compter parmi l’équipe de formateurs du campus FSJU et nous lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs, une formatrice à suivre donc de près.

Héloïse Allali

Pour faire son portrait d’une formatrice, en référence à Prévert, par modestie, elle écrirait son nom dans un coin du tableau.

Elle vient du monde de l’entreprise où elle était en charge de la gestion des connaissances dans les OPCA du secteur de l’agronomie et du BTP. Elle prend conscience que proposer des formations professionnelles aux salariés leur permet de monter en compétences. Elle a alors la chance de participer à un projet de lutte contre l’illettrisme qui fait appel à la méthode Feuerstein et constate immédiatement ses effets dans la vie courante, telle que la réussite du permis de conduire pour certains, une plus grande confiance en soi, l’accompagnement des parents dans les devoirs de leurs enfants…

Puis Janie réalise dans sa vie familiale que ses quatre enfants, éduqués de la même façon, n’ont pas un parcours linéaire et que chacun doit être aidé différemment. Elle se plonge alors dans les différentes approches de l’apprentissage pour développer au mieux le potentiel de chacun. Elle reste convaincue que sans médiation, il n’y a pas d’apprentissage possible

Elle a participé à l’élaboration d’actions de formation pour les futurs travailleurs sociaux de la communauté juive dans ce qui était l’époque l’UCJFP. Mais elle dresse un constat amer sur le manque de valorisation de la Femme dans la communauté juive.

L’être humain, dans sa complexité et ses différences, la passionne. Après le PEI, elle enchaîne les formations : cartes mentales, communication non violente, sketchnoting…

Elle décide alors de créer son entreprise. Sa rencontre avec Hélène Zrihen va lui donner l’occasion de rentrer dans le monde de l’École. Elle intervient dans des écoles hors contrat, comme celle du Rav Rottenberg puis dans les établissements sous contrat. Elle forme nos étudiantes et nos professeurs au CFP Neher dans le cadre de leur formation continue.

Sa satisfaction est de mettre les apprenants en situation pour qu’ils osent sortir de leur zone de confort et qu’ils expérimentent de nouveaux outils. Garante de la sécurité du groupe, elle peut faire appel à la coopération et à l’émulation pour faire progresser les individus dans un climat bienveillant. A la question de futurs stagiaires : « Qu’est-ce que j’apporte pour la formation ? », elle a l’habitude de répondre : « Venez avec votre sourire ! »

France Nahum-Moatty

Certains d’entre vous la connaissent indirectement au travers de la Formation Feuerstein, mais son travail et son parcours sont fort intéressants. Campus a choisi pour sa news de la rentrée de vous la présenter.

Chaya débute sa carrière professionnelle par un séminaire à Beth Rivka et obtient une Téhoudat Horaa, (enseignement) puis un Master des Etudes Juives à la Sorbonne. Riche de ses savoirs, elle débute une carrière d’enseignante, puis de Directrice de la maternelle de l’école Tachbar de Strasbourg, qui devint ensuite le Gan de l’école Aquiba.

C’est au cours de ses premières années d’enseignement, qu’elle est confrontée à des enfants en grandes difficultés et à des enfants rencontrant des troubles autistiques. Elle se sent la vocation de les aider, et après avoir essayé certaines méthodes alternatives, elle prend contact avec le Professeur Réouven Feuerstein, en Israël. Elle est touchée émotionnellement par cet homme et de 2000 à 2004, se rend deux mois par an au centre Feuerstein pour acquérir les compétences relatives à la méthode.

Au sein du Gan, elle pratique le PEI Basic, (Programme d’Enrichissement Instrumental) encore en version expérimentale, qui s’adresse aux enfants en bas âge de 3 à 9 ans. Ce programme permet de travailler sur les fonctions cognitives, les schémas d’apprentissages, l’acquisition des concepts de base, la conscience des émotions, à travers l’approche de la médiation.

En 2005, Chaya passe le relais de la direction du Gan et décide de s’impliquer totalement dans ce projet.

Mandatée par le FSJU, elle intègre le centre Feuerstein en Israël en tant que médiateur PEI et évaluateur LPAD (Evaluation Dynamique).

Elle travaille sur tous les niveaux sous la supervision du Pr Feuerstein et son équipe. Elle participe aux programmes Hasbro Shiluv, visant à intégrer des enfants porteurs de handicap en milieu scolaire classique.

A son retour en France, elle devient conseillère pédagogique auprès de la Direction de l’Action scolaire du FSJU, chargée de programmes de lutte contre l’échec scolaire. Elle met en place les ateliers méthodologiques scolaires de 2006 à 2010, qui s’adressent aux enfants de 6 à 13 ans en grande difficulté scolaire.

Pour diffuser la méthode auprès des enseignants, Chaya organise des sessions de formation.

Elle intervient aujourd’hui  en tant que formatrice aussi bien dans le milieu scolaire que dans le milieu de l’entreprise ou auprès des particuliers.

En 2010 elle devient indépendante et crée le CFRC (Centre de Formation à la Remédiation Cognitive) Dans ce cadre, elle forme les équipes de différents centres de pratique de la méthode

Feuerstein notamment le centre « Aide moi à apprendre » sur Paris, l’école Hatikva de Lyon, Le Centre FEE de Genève.

Ce sont aussi des enseignants en recherche d’outils différents qui se forment par ce biais comme ceux de l’école Alsacienne, des lycées agricoles, des lycées professionnels, enseignants d’ULIS….

Pour les adultes en réinsertion professionnelle ou en situation de handicap, le CFRC forme les professionnels des missions locales, de pôle emploi, des équipes des CAT de l’OSE, AMPAD.

Son dernier projet concerne les nouveaux immigrants français en Israël. Ce programme s’appelle Delet La Olim. Chaya et son équipe travaillent avec une centaine de familles, en proposant une école de parents et une structure de prise en charge pour enfants.

Chaya Ghebali est une passionnée qui vise l’aide et la réussite de tous.

France Nahum-Moatty

Delphine Roche est l’une des formatrices du Campus FSJU, experte en accompagnement professionnel et spécialisée en petite enfance.

Parisienne depuis son enfance, Delphine passe un bac Sciences Médico-Sociales puis intègre l’Ecole d’Infirmières. Elle exerce dans un premier temps auprès des personnes âgées puis se tourne ensuite vers la pédiatrie et la maternité. Après 7 années de travail sur le terrain hospitalier et extrahospitalier, elle enrichira son parcours d’un Diplôme Universitaire en Psychopathologie du bébé et de sa famille (avec une approche intergénérationnelle et interculturelle). Suite à ce parcours universitaire, elle exerce quelque temps en tant que directrice adjointe de crèche puis découvre les plaisirs d’enseigner en formation initiale auprès des futurs professionnels de santé. Après 6 ans d’enseignement en IFSI, elle enrichit ses compétences de formatrice avec un Master 2 MEEF, mention parcours et ingénierie de formation ; parcours : formation de formateur à l’accompagnement professionnel (FFAP) à l’ESPE de Cergy.

Depuis 6 ans, elle met ses compétences au profit de la formation continue et coordonne plusieurs missions de formation :

  • La coordination de formation (ASG, Auxiliaire parentale, assistante maternelle)
  • Les interventions en formation
    • En petite enfance : développement de l’enfant, observation, posture professionnelle, rythme de l’enfant, qualiparis pour les PMI…
    • En Général : qualité de la communication, Aide au changement, la communication, devoirs des professionnels, bientraitance/maltraitance, Risques psychosociaux et troubles musculosquelettiques
  • L’accompagnement professionnel individuel pour les Validations des acquis d’expérience (VAE)
  • L’animation de groupes d’analyse de pratiques professionnelles.
  • La prévention des risques psychosociaux dans le cadre de la qualité de vie au travail (partie théorique et partie pratique avec la sophrologie)

 

Très impliquée par la qualité de vie au travail et les risques psychosociaux, elle se forme en sophrologie afin de proposer un dispositif pour agir sur le stress au travail et les différents troubles musculosquelettiques rencontrées par les professionnels. Initiatrice du projet, le dispositif « ressourcez-vous » voit le jour en 2017 au sein de l’institution où elle travaille. L’objectif est clairement exposé « prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre ». Ce programme fera également partie d’un atelier proposé lors du colloque international de l’ARIP en novembre 2018 à Avignon.

 

Delphine partage son activité professionnelle entre l’animation de formations dans ses différents domaines d’expertise, et son activité de sophrologue RNCP en libéral.

Elle travaille en partenariat avec plusieurs associations :

  • Bureau 66 qui propose de l’accompagnement scolaire pour les enfants en difficulté,
  • Réseau de Périnatalité de Paris pour le soutien à la parentalité.
  • fr : parcours de PMA (procréation Médicale Assistée).

L’objectif est de mettre à disposition des outils et techniques permettant à ces différents publics de développer leurs propres ressources afin de soutenir les difficultés professionnelles et/ou personnelles rencontrées.

Elle reçoit également en cabinet toute personne souhaitant prendre conscience de l’ensemble de ses capacités corporelles et mentales afin d’optimiser sa qualité de vie.

C’est l’ensemble de ses compétences qu’elle met, depuis quelques mois, au service du Campus FSJU. Elle intervient dans les programmes de formation des crèches et des jardins d’enfants de la communauté. Ceci afin de renforcer la posture professionnelle et la compréhension du développement de l’enfant.

Elle participe également à la réflexion du déploiement de la formation initiale pour les futures auxiliaires de puériculture afin de contribuer à la qualité des professionnels mis sur le marché en réponse au développement constant des places d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans.

Vous pouvez retrouver une partie de ses interventions dans l’offre développée en direction de la petite enfance du Campus FSJU

http://blog.campusfsju.org/catalogue-de-la-formation-continue-metiers-de-la-petite-enfance/

 

 

Après une enfance dans la Meuse, où elle apprécie les joies de la nature, Marilyne, passe un Bac scientifique, mais se tourne vers l’éducation.  Elle passe le concours de l’Ecole Normale à Bar-le-Duc. Diplômée en 1987, elle reçoit le Prix Geny, qui est le prix décerné aux majors de promotion de l’Ecole Normale. C’est l’année où il faut en même temps avoir un DEUG, et elle s’inscrit à la faculté de Lettres. Elle découvre que malgré sa formation scientifique, elle développe des compétences dans les Lettres et met en place ainsi son talent (ou intelligence) verbal linguistique.

Elle commence sa carrière d’enseignante dans la Meuse, dans une petite commune de 200 habitants, ce qui lui vaut d’avoir une classe unique de la maternelle au CM2. Elle en garde un excellent souvenir, puisque déjà, elle met en place une pédagogie adaptée, appelée aujourd’hui pédagogie différenciée. Elle devient également Directrice de l’établissement.

C’est en cours d’année qu’elle est mutée dans le Val d’Oise. Elle rejoint ses sœurs installées dans la région parisienne.  Après deux années de suppléance, Maryline qui passe des vacances à Nice, rencontre fortuitement l’homme qui deviendra son mari, et comme disait Paul Eluard, « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » c’est ce changement de vie, de ville, qui fait basculer sa carrière. Ne pouvant pas être mutée à Nice, par manque d’années d’ancienneté, elle se tourne vers les établissements privés juifs, et là une carrière florissante s’ouvre à elle.

Elle travaille 5 ans au sein de l’école Loubavitch Kerem Menahem, puis en 1994 se fixe à l’école Or Torah. Elle y sera Directrice pendant deux années. Elle s’enrichit des formations aux méthodes ABA pour autistes, PECS, communication par pictogrammes pour enfants non verbaux, TEACH, Feuerstein.

Enseignante pendant 18 ans à mi-temps pour élever ses filles, elle décide de reprendre un temps complet, tout en s’inscrivant à l’ESPE de Draguignan et à la faculté Sophia d’Antipolis, pour obtenir un diplôme universitaire en tant que Formatrice d’enseignants qu’elle réussit avec mention.

Elle suit l’équipe d’une école sympathisant Montessori à Cagnes /mer pendant une année.  Elle monte de A à Z des formations, que ce soit depuis l’audit sur les besoins de formation jusqu’au suivi en fin de formation, en passant par les prises en charges dans les organismes de formation c’est l’ingenierie de formation.

Dans son groupe scolaire, en accord avec Mr Rosilio, le chef d’établissement, elle travaille sur les mécanismes d’apprentissage, à la lueur des nouvelles découvertes des neurosciences, de la maternelle au primaire.

Ce projet innovant débute par la formation des enseignants par des formateurs- experts, au sein même de son école. L’équipe est formée, aux Intelligences multiples d’Howard Gardner, une vision plurielle de l’intelligence, ainsi qu’aux Jeux cadres de Thiagi, une pédagogie du jeu pour réactiver les connaissances tout en s’enrichissant de ce que l’autre peut apporter.

Ces nouvelles pratiques sont ensuite mises en place par l’équipe enseignante, ce qui donne un regard différent sur l’élève et sur sa manière d’apprendre. L’enseignant n’est plus celui qui transmet le Savoir, mais son rôle devient celui du « facilitateur d’apprentissage ». Elle anime des concertations pédagogiques hebdomadaires avec présentations de livres, échanges de pratiques entre enseignants, « ormation qui continue ». Elle assure le lien avec les formateurs experts.

La seconde partie du projet se porte sur l’élève qui est au cœur de ses apprentissages. La neuroéducation fait son apparition progressivement dans les classes. Son but consiste à adapter les contenus des neurosciences à la classe. Une manière pour l’élève de comprendre les mécanismes de sa mémoire, de ses émotions, de l’importance de sa concentration et de son attention lorsqu’il apprend. Cette mise en conscience l’implique davantage dans son propre processus d’apprentissage et il se sent acteur à 100% et peut même être un élève ressource qui aidera ses camarades. Les élèves de CE2 sont formés aux Cartes Mentales et sa mise en pratique en devient un « jeu d’enfant »,

Une nouvelle phase du projet s’adressera pour cette année aux parents, par le biais de conférences mensuelles, ou Cafés pédagogiques qui leur permettront de comprendre et suivre leurs enfants et le projet d’école.

Maryline est toujours au cœur de ces formations. En plus de ses activités de conseillère pédagogique, d’enseignante au CM2 dans une classe de regroupement d’adaptation où elle prend en charge des élèves en difficulté et anime un atelier pour élèves intellectuellement précoces, elle assure en partenariat avec Campus, des formations sur les Neurosciences, les Intelligences multiples, les enfants à haut potentiel intellectuel, tant dans le cadre de la formation continue des enseignants de Hol que de Kodesh.

La Wonder Woman propose des consultations à domicile de remédiation cognitive et de conseil pour enfants à haut potentiel intellectuel. Elle dirige aussi une classe de Regroupement d’adaptation, de maître E, de remédiation pour les élèves en difficulté et anime des ateliers pour élèves à haut potentiel.

Sa devise de François Muller que nous partageons est :

« Des enseignants qui apprennent, ce sont des élèves qui réussissent »

Maryline Darmon est une passionnée, qui a un regard juste et bienveillant sur l’enfant.

 

France Nahum-Moatty