C’est par Yaël Benarrouch, Directrice de l’école élémentaire Yabné Henri Schilli que nous avons été mis en contact avec Michel Carrère. Conseiller pédagogique en éducation physique et ayant obtenu son CAFIPEMF (Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Instituteur ou Professeur des Ecoles Maître Formateur) il est membre de jury CAFIPEMF. Michel Carrère est conseiller pédagogique auprès d’IEN (Inspection de l’Education Nationale)

Il travaille avec l’inspectrice en EPS (d’éducation physique et sportive) du 2nd degré depuis 5 ans sur des projets académiques tels que :

  • Le football scolaire
  • L’égalité fille / garçon
  • L’hétérogénéité

21 établissements de leur circonscription travaillent sur la :

  • Lutte contre les préjugés, comme l’égalité des corps fille/ garçon avant la puberté.
  • Lutte contre l’obésité
  • Lutte pour l’estime de soi

Lutte pour faire changer les mentalités car les enfants n’admettent pas de perdre. On leur a toujours appris à gagner et non pas à jouer pour le plaisir, ce qui devrait être fondamental. Il faut redonner une nouvelle image du jeu d’équipe. Le sport c’est surtout apprendre à se dépasser et non à dépasser les autres. Le sport est avant tout vecteur de santé dans un monde où les écrans ont pris de plus en plus de place.

Le jeu est facteur d’intégration dès lors qu’on sait fédérer les équipes. Nous le voyons aujourd’hui dans le monde de l’entreprise. La prise de risques doit s’apprendre et elle est préférable à éviter les risques. Mieux évaluer les risques pour mieux les gérer.

Un second domaine où il travaille également c’est sur la Mémoire de la Shoah.

Il contribue à une revue d‘EPS qui va de la maternelle à l’université.

Par ailleurs, référent mathématiques de circonscription, il est membre du jury CRPE (concours de recrutement du professorat des écoles). Il est responsable académique football depuis 2017, opération nationale de partenariat avec la FFF. « Foot à l’école » « éducation par le sport »

Il est également coordinateur d’opérations spéciales « un champion dans mon école »

Nous sommes contents de compter maintenant, dans notre panel de formateurs, un spécialiste EPS qui pourra conseiller les équipes enseignantes dans ce domaine souvent laissé pour compte.

France Nahum-Moatty

Sarah Wagman a intégré depuis peu l’équipe des professionnels du Campus FSJU, son credo  : « verbatim »

Être à l’écoute des uns et des autres est la première étape pour apprendre que ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas toujours pour l’autre

L’apprenant est au centre de tous nos choix éducatifs.

L’enseignant joue un rôle majeur dans la vie d’un élève.

Nous devons toujours nous inscrire dans un continuum d’apprendre à apprendre.

 

 

Peux-tu dans un premier temps te présenter ? Qui es-tu ? ton parcours personnel et universitaire ?

Je m’appelle Sarah Wagman. Je suis professeur, conseillère pédagogique et formatrice d’enseignants. Métier que j’exerce en anglais, en hébreu et en français. J’ai un diplôme Anglais de professeur Langues Vivantes et un Master en Sciences de l’Éducation car depuis mon premier camp aux Éclaireurs Israélites de France à l’âge de 13 ans, ma vie est tournée vers l’éducation.

J’ai vécu 20 ans en Angleterre et j’ai deux filles polyglottes comme moi.

Est-ce que tu as toujours fait ce que tu fais aujourd’hui ?

J’ai commencé ma carrière en tant que professeur de langues en 2002 et j’ai gravi les échelons de la hiérarchie anglaise au sein des établissements où je travaillais. Pendant 15 ans, j’ai amélioré mes méthodes d’enseignement, j’ai continué à me former et à découvrir différentes façons d’enseigner. J’ai tenu des rôles très divers en plus de mon rôle d’enseignant comme CPE ou bien responsable de la mise en place de nouvelles technologies dans l’enseignement. J’ai même participé à l’écriture de manuels d’hébreu pour le collège ainsi que les livres du maître qui accompagnent les enseignants dans leur pratique grâce à une compilation d’activités à faire en classe. En 2015, je me suis consacrée exclusivement à la formation des professeurs aussi bien en formation initiale qu’en formation continue. À mon retour à Paris, j’ai décidé de continuer ce que je faisais en Grande Bretagne .Le développement de la formation en distanciel m’a permis d’étendre mes interventions formations un peu partout dans le monde : France, Etats-Unis, Pays-Bas, Turquie…

Comment en es-tu venue à faire de la formation ?

Dès le début de ma carrière de professeur, j’ai voulu soutenir et former d’autres professeurs. Je voulais les accompagner dans cette carrière qui peut être difficile si on n’a pas les stratégies nécessaires. L’enseignement est un artisanat qui se travaille. On peut avoir du talent naturel mais il faut apprendre à apprendre. J’ai commencé par être ‘mentor’( maître tuteur) pour des stagiaires et des nouveaux profs au sein même de mes établissements et ensuite en 2015, on m’a proposé de faire cela à temps plein.

Quelles sont selon toi les spécificités de la formation d’adultes ?

En formation dans le cadre de l’éducation, il est très important de prendre en considération 2 choses :

  1. La très grande majorité de nos professeurs choisissent cette carrière par vocation donc veulent à tout prix que leurs élèves apprennent et réussissent.
  2. Les adultes viennent aux formations avec leur propre bagage d’expérience et de connaissance. Il faut utiliser ce bagage en formation pour avancer.

Je dis toujours en formation que je n’offre pas une seule et unique façon de faire. L’enseignement n’est pas dogmatique. Les participants prennent les idées que j’offre et les adaptent à leurs élèves, leur classe et leurs besoins spécifiques.

Quels sont tes domaines de formation ? 

Je forme des enseignants et des directeurs de l’élémentaire à l’université.

Je forme beaucoup les enseignants sur la pédagogie active. C’est-à-dire une pédagogie où les élèves font le plus gros du travail en classe et le professeur est présent pour faciliter le travail. C’est un peu le contraire de ce que l’on voit encore beaucoup au collège, c’est-à-dire un professeur qui parle au tableau et des élèves qui prennent des notes. Dans la pédagogie active, les élèves parlent en classe 80% du temps et c’est le prof qui prend des notes sur le progrès des élèves pour ensuite leur donner un feedback.

Les autres formations qui me tiennent à cœur sont : l’évaluation formative, le questionnement en classe, l’utilisation du jeu, la participation de TOUS les élèves et la différenciation.

Ma spécialité étant l’enseignement des langues étrangères

Je propose des formations sur l’emploi de la langue étrangère en classe comme moyen de communication, l’utilisation d’outils numériques pour motiver les élèves et l’utilisation de sources authentiques (livres, films, chansons…) en classe pour aider à l’acquisition de la langue.

Une autre grande partie de mon travail consiste à soutenir les enseignants dans leurs écoles à travers des accompagnements en classe et du coaching.C ‘est pourquoi , j’ai tenu à proposer mes services à Hélène Zrihen Directrice des formations et Patrick Petit-Ohayon Directeur Général du Campus FSJU , l‘organisme de formation de la communauté éducative juive de France.

J’adore cette partie de mon travail. J’espère que de plus en plus d’établissements permettront aux enseignants très expérimentés de profiter de ce type de formation avec le Campus FSJU. Elles permettent une réflexion plus approfondie des pratiques enseignantes. En Angleterre, il est d’usage pour un enseignant d’observer la classe d’un pair pour analyser ensemble ses forces et proposer des enrichissements. Je souhaiterais initier les équipes à ce genre de pratique afin de contribuer à construire la culture commune de l’établissement.

Quels sont les outils que tu donnes ?

Les outils que je donne en formation sont des outils qui s’utilisent tout de suite avec les élèves. Des activités, des jeux, des ressources ou des stratégies à mettre en place.

Par exemple : Comment faire entrer sa classe immédiatement dans les défis intellectuels de la leçon.

Pour le reste, je vous attends en formation pour vous les dévoiler !

En quoi ce que tu fais est original ?

Mon originalité est de proposer aux adultes un enseignement qu’ils peuvent reproduire face aux élèves.

On peut tout de suite se servir des outils appris, en classe. Il est encore très difficile de sortir de sa classe pour se former donc il est hors de question pour moi que les participants aient l’impression de perdre leur temps. Mes formations ne sont pas des conférences, elles sont elles-mêmes un modèle de la pédagogie à utiliser.

Je pense aussi que mes formations offrent une vision plus internationale de la pédagogie. Elles incluent des stratégies des pays anglo-saxons mais également de l’Asie par exemple. Cette vision est importante pour progresser en tant qu’éducateur.

On ne s’ennuie jamais dans les formations de Sarah, c’est un vrai bonheur.

Si vous êtes intéressé ne manquez pas de nous contacter :

f.nahum-moatty@campusfsju.org personnel de droit public

h.allali@campusfsju.org personnel de droit privé

Hélène ZRIHEN 

 

 

 

 

 

 Enseignante multicarte, Stéphanie Allali Klein nous révèle un parcours passionnant que nous vous faisons découvrir aujourd’hui.
 

Après un bac littéraire en 1989 elle s’envole pour Israël pour étudier les lettres et l’histoire du théâtre à l’université hébraïque de Jérusalem. Elle poursuit cette voie de retour en France, avec une licence de lettres modernes et un DEUG d’hébreu.
 

En 1999 elle décide de rejoindre le centre de formation pédagogique (CFP) de l’Institut André Neher afin de devenir professeure des écoles. Elle débute son enseignement à l’école Ets Haïm à Saint Maur (94) d’abord puis à Heikhal Menahem à Paris 20ème où elle exerce toujours depuis maintenant 16 ans.
 Après plusieurs formations à Yad Vashem en partenariat avec le campus FSJU, elle organise avec sa collègue Myriam Haziza , à Heikhal Menahem des projets dont les objectifs sont l’enseignement de la Shoah au primaire et le travail de mémoire, dans le cadre d’ateliers avec des élèves de CM1 et de CM2. En découle : la réalisation d’une exposition sur la vie des juifs avant la Shoah, l’élaboration d’un livre édité aux éditions Lichma intitulé « Opa l’enfant caché », et la pose d’une plaque commémorative dans la cour de l’école pour rendre hommage aux personnes juives disparues qui vivaient à cette adresse.
 

Et ce n’est pas tout, Stéphanie a également mis en place dans le cadre de la Yeshiva des étudiants et du centre Edmond Fleg,  un cycle de conférences passionnant sur les personnages féminins de la Bible ainsi que des interventions sur les Psaumes (Tehilim) ou la Paracha.
 

Riche de toute cette expérience elle entend parler de la « formation de formateurs » proposée par le Campus FSJU. Elle s’y forme pendant deux ans et devient formatrice occasionnelle pour enseignants en se spécialisant dans la pédagogie de l’informel et l’enseignement de la Shoah au primaire. Elle participe également à la formation des enseignants de Kodesh du programme Hé. 

Après un séminaire à la Bibliothèque nationale de Jérusalem, elle crée pour son site, avec d’autres enseignants, des séquences pédagogiques destinées aux enseignants français et au public francophone.
 

Stéphanie Allali Klein a également mis en place au centre Edmond Fleg, un atelier d’écriture qui se déroule tous les 15 jours et elle espère y monter bientôt une troupe de théâtre féminine !  

Dernièrement elle a lancé son site internet « Les ateliers de la Source » qui regroupe tous ses cours et elle y propose aussi des préparations à la Bat Mitsva pour les jeunes filles. 

Il y a quatre ans elle est contactée par Josée Vaisbrot la directrice de l’Ecole Juive Moderne pour assurer la fonction de bibliothécaire qu’elle occupera pendant trois ans avec bonheur. Elle sera à l’EJM personne ressource sur l’enseignement de la Shoah et travaillera avec les élèves de CM2 sur des projets transversaux comme Shoah et bande dessinée ou Shoah et cinéma … 

En 2019, l’EJM lui propose d’écrire la trame de son spectacle de fin d’année scolaire qui marquera les 13 ans de l’école, projet auquel elle s’attèle avec enthousiasme tout en travaillant sur d’autres supports et contenus pour l’école. La crise sanitaire ne permettra pas à l’école de finaliser ce spectacle mais le projet ne reste pas pour autant dans les cartons, et Stéphanie Allali Klein décide d’en faire un ouvrage. La pièce retrace les tranches de la vie juive d’un petit garçon de la naissance à sa bar Mitsva, en 9 tableaux. 

Cela deviendra un ouvrage intitulé « Hourra hourra ! 13 ans c’est vite passé » aux éditions Lichma joliment illustré par Laetitia Watenberg. Cet album se veut être un bon support pédagogique pour parler de thématiques telles que la différence, la solidarité, l’amitié…Elle souhaite en faire une série qui parlera des différentes étapes de la vie juive comme le mariage, les fêtes juives…Elle espère par la suite, écrire un ouvrage sur les personnages féminins de la Bible qu’elle connait bien.  

Souhaitons bonne chance à Stéphanie que nous connaissions enseignante, formatrice, bientôt prof de théâtre et désormais auteure… 

Héloïse Allali  

Retrouvez les interventions de Stéphanie : https://www.facebook.com/lesateliersdelasource26 

C’est toujours un plaisir de brosser le portrait d’un formateur car on découvre une personnalité que l’on ignorait. Comme disait Prévert, « Dresser le portrait d’un oiseau » 

Clotilde Bacqué est originaire de Casablanca, elle fait ses études au Maroc jusqu’au Bac et part poursuivre ses études universitaires à Paris. 

Elle débute en licence d’arabe aux langues orientales. Elle obtient une maîtrise à la faculté d’Assas, dans le domaine de l’administration économique et sociale, AES. 

La maîtrise en main et après la naissance de son fils et de ses jumeaux, elle commence une carrière d’enseignante d’économie dans le secondaire et pour les BTS dans l’enseignement privé à Saint Vincent de Paul dans le XIIIème. 

Elle passe le CAPET (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Technique) en sciences et technologies sanitaires et sociales : STSS. Elle assure le poste de professeur principal pendant 25ans. 

Après la naissance de son quatrième enfant, elle continue un DESU (Diplôme d’Etude Supérieur Universitaire) de coaching à Paris 8. 

Elle aide les enfants décrocheurs et redonne courage à des adolescents qui avaient une mauvaise image d’eux.  

Elle approfondit ses connaissances par une certification en Discipline Positive et dans le domaine des neurosciences à l’UCO (Université Catholique de l’Ouest) à Angers. 

Clotilde travaille sur un projet expérimental l’ENVOL (classe propédeutique expérimentale post bac) avec l’Académie Paris. 

Elle est formatrice à l ISFEC tout en continuant son poste de responsable pédagogique pour les BTS. 

Elle est également formatrice à l’UNETP (Union Nationale de l’Enseignement Privé) et au Campus FSJU où elle intervient dans la formation initiale (Préparation au Concours du CRPE) et en formation continue sur la gestion de conflits à l’école. 

 

Dans deux associations, elle aide au développement des compétences psycho sociales et à rendre la communication fluide : 

  • 20 ANS, un projet pour jeunes adultes qui ont un cancer. Un accompagnement de coaching, les aider à retrouver un projet de vie. http://20ans1projet.fr/ 

 

Le point commun de son travail, le coaching, la Discipline Positive, les neurosciences et la place des émotions.  

Elle approfondit encore ses connaissances grâce à une formation sur les neurosciences, ce qui lui permet de mieux appréhender certains aspects du fonctionnement du cerveau et la place des émotions et de la relation dans les apprentissages. 

Elle choisit aujourd’hui d’être « passeur » de cette démarche et de ces outils en étant formatrice de parents et d’enseignants, de professionnels de l’accompagnement, coach de lycéens, d’étudiants et d’enseignants, formatrice de détenus ou sortants de prison.  

 

Clotilde est « la femme qui ne dort jamais ». Son dernier projet, une formation à distance sur la médiation, elle aide les enseignants souvent insuffisamment formés à resserrer du lien. Elle accompagne les équipes enseignantes qui se trouvent souvent démunies face aux harcèlements. 

Comment est-elle arrivée à Campus FSJU ? « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » comme disait Paul Eluard. Elle fait la connaissance à l’ISFEC, d’une de nos formatrices, Patricia Smadja, et la suite vous la connaissez ! 

 

France Nahum-Moatty  

Pour ce numéro de rentrée nous avons le plaisir de vous faire découvrir le portrait de Sarah Levy, une toute jeune formatrice du Campus FSJU, déjà bien aguerrie…

Son Bac en poche, Sarah Levy sait déjà ce qu’elle veut faire : promouvoir le bien-être.
Pour cela, elle passe un diplôme de psychologie et en parallèle devient sophrologue.
Elle se forme également, en e-learning, aux techniques de cohérence cardiaque et à la CNV (Communication non violente) pour étayer ses connaissances.

Elle décide alors de porter auprès des directeurs d’écoles un projet innovant intitulé : «Bien-être à l’école juive ». Son objectif : placer l’école sous le signe de la bienveillance et atténuer le stress que peuvent vivre les enfants en classe. Elle propose des formations pour les enseignants des écoles juives, afin de leur donner des techniques, et des outils pour accompagner l’épanouissement de leurs élèves en classe.

Pour être au plus près des élèves, elle enseigne également le Kodesh en Lycée. Par ailleurs, elle ouvre un cabinet de psychothérapeute, afin d’aider les enfants de manière personnalisée.
Régulièrement, elle anime des ateliers et des conférences dans les communautés, en direction des femmes et des jeunes filles pour leur apporter plus de bien-être et d’équilibre.

Pour ce faire, elle a créé ses propres outils (actuellement en cours d’impression) : jeu de cartes, affiches, qui permettent aux plus jeunes de mettre des mots sur leurs émotions et de mieux les comprendre.

En parallèle, elle suis actuellement une formation au Campus FSJU orientée vers la communication et le management pour accompagner les adultes, cette fois en milieu professionnel.

Sarah a également suivi, en 2017, la formation réservée aux enseignants de Kodesh du Campus FSJU, avant même de se lancer dans l’enseignement. Son seul objectif être prête à enseigner. Elle intervient depuis régulièrement dans ces mêmes formations pour expliquer comment on peut concilier enseignement et sophrologie.
Et comme Sarah Levy ne s’arrête jamais dans sa quête pour diffuser le bien-être, elle souhaite se former à la thérapie systémique afin de devenir thérapeute et aider les couples et les familles.

Nous nous réjouissons de la compter parmi l’équipe de formateurs du campus FSJU et nous lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs, une formatrice à suivre donc de près.

Héloïse Allali