Enseignante multicarte, Stéphanie Allali Klein nous révèle un parcours passionnant que nous vous faisons découvrir aujourd’hui.
 

Après un bac littéraire en 1989 elle s’envole pour Israël pour étudier les lettres et l’histoire du théâtre à l’université hébraïque de Jérusalem. Elle poursuit cette voie de retour en France, avec une licence de lettres modernes et un DEUG d’hébreu.
 

En 1999 elle décide de rejoindre le centre de formation pédagogique (CFP) de l’Institut André Neher afin de devenir professeure des écoles. Elle débute son enseignement à l’école Ets Haïm à Saint Maur (94) d’abord puis à Heikhal Menahem à Paris 20ème où elle exerce toujours depuis maintenant 16 ans.
 Après plusieurs formations à Yad Vashem en partenariat avec le campus FSJU, elle organise avec sa collègue Myriam Haziza , à Heikhal Menahem des projets dont les objectifs sont l’enseignement de la Shoah au primaire et le travail de mémoire, dans le cadre d’ateliers avec des élèves de CM1 et de CM2. En découle : la réalisation d’une exposition sur la vie des juifs avant la Shoah, l’élaboration d’un livre édité aux éditions Lichma intitulé « Opa l’enfant caché », et la pose d’une plaque commémorative dans la cour de l’école pour rendre hommage aux personnes juives disparues qui vivaient à cette adresse.
 

Et ce n’est pas tout, Stéphanie a également mis en place dans le cadre de la Yeshiva des étudiants et du centre Edmond Fleg,  un cycle de conférences passionnant sur les personnages féminins de la Bible ainsi que des interventions sur les Psaumes (Tehilim) ou la Paracha.
 

Riche de toute cette expérience elle entend parler de la « formation de formateurs » proposée par le Campus FSJU. Elle s’y forme pendant deux ans et devient formatrice occasionnelle pour enseignants en se spécialisant dans la pédagogie de l’informel et l’enseignement de la Shoah au primaire. Elle participe également à la formation des enseignants de Kodesh du programme Hé. 

Après un séminaire à la Bibliothèque nationale de Jérusalem, elle crée pour son site, avec d’autres enseignants, des séquences pédagogiques destinées aux enseignants français et au public francophone.
 

Stéphanie Allali Klein a également mis en place au centre Edmond Fleg, un atelier d’écriture qui se déroule tous les 15 jours et elle espère y monter bientôt une troupe de théâtre féminine !  

Dernièrement elle a lancé son site internet « Les ateliers de la Source » qui regroupe tous ses cours et elle y propose aussi des préparations à la Bat Mitsva pour les jeunes filles. 

Il y a quatre ans elle est contactée par Josée Vaisbrot la directrice de l’Ecole Juive Moderne pour assurer la fonction de bibliothécaire qu’elle occupera pendant trois ans avec bonheur. Elle sera à l’EJM personne ressource sur l’enseignement de la Shoah et travaillera avec les élèves de CM2 sur des projets transversaux comme Shoah et bande dessinée ou Shoah et cinéma … 

En 2019, l’EJM lui propose d’écrire la trame de son spectacle de fin d’année scolaire qui marquera les 13 ans de l’école, projet auquel elle s’attèle avec enthousiasme tout en travaillant sur d’autres supports et contenus pour l’école. La crise sanitaire ne permettra pas à l’école de finaliser ce spectacle mais le projet ne reste pas pour autant dans les cartons, et Stéphanie Allali Klein décide d’en faire un ouvrage. La pièce retrace les tranches de la vie juive d’un petit garçon de la naissance à sa bar Mitsva, en 9 tableaux. 

Cela deviendra un ouvrage intitulé « Hourra hourra ! 13 ans c’est vite passé » aux éditions Lichma joliment illustré par Laetitia Watenberg. Cet album se veut être un bon support pédagogique pour parler de thématiques telles que la différence, la solidarité, l’amitié…Elle souhaite en faire une série qui parlera des différentes étapes de la vie juive comme le mariage, les fêtes juives…Elle espère par la suite, écrire un ouvrage sur les personnages féminins de la Bible qu’elle connait bien.  

Souhaitons bonne chance à Stéphanie que nous connaissions enseignante, formatrice, bientôt prof de théâtre et désormais auteure… 

Héloïse Allali  

Retrouvez les interventions de Stéphanie : https://www.facebook.com/lesateliersdelasource26 

C’est toujours un plaisir de brosser le portrait d’un formateur car on découvre une personnalité que l’on ignorait. Comme disait Prévert, « Dresser le portrait d’un oiseau » 

Clotilde Bacqué est originaire de Casablanca, elle fait ses études au Maroc jusqu’au Bac et part poursuivre ses études universitaires à Paris. 

Elle débute en licence d’arabe aux langues orientales. Elle obtient une maîtrise à la faculté d’Assas, dans le domaine de l’administration économique et sociale, AES. 

La maîtrise en main et après la naissance de son fils et de ses jumeaux, elle commence une carrière d’enseignante d’économie dans le secondaire et pour les BTS dans l’enseignement privé à Saint Vincent de Paul dans le XIIIème. 

Elle passe le CAPET (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Technique) en sciences et technologies sanitaires et sociales : STSS. Elle assure le poste de professeur principal pendant 25ans. 

Après la naissance de son quatrième enfant, elle continue un DESU (Diplôme d’Etude Supérieur Universitaire) de coaching à Paris 8. 

Elle aide les enfants décrocheurs et redonne courage à des adolescents qui avaient une mauvaise image d’eux.  

Elle approfondit ses connaissances par une certification en Discipline Positive et dans le domaine des neurosciences à l’UCO (Université Catholique de l’Ouest) à Angers. 

Clotilde travaille sur un projet expérimental l’ENVOL (classe propédeutique expérimentale post bac) avec l’Académie Paris. 

Elle est formatrice à l ISFEC tout en continuant son poste de responsable pédagogique pour les BTS. 

Elle est également formatrice à l’UNETP (Union Nationale de l’Enseignement Privé) et au Campus FSJU où elle intervient dans la formation initiale (Préparation au Concours du CRPE) et en formation continue sur la gestion de conflits à l’école. 

 

Dans deux associations, elle aide au développement des compétences psycho sociales et à rendre la communication fluide : 

  • 20 ANS, un projet pour jeunes adultes qui ont un cancer. Un accompagnement de coaching, les aider à retrouver un projet de vie. http://20ans1projet.fr/ 

 

Le point commun de son travail, le coaching, la Discipline Positive, les neurosciences et la place des émotions.  

Elle approfondit encore ses connaissances grâce à une formation sur les neurosciences, ce qui lui permet de mieux appréhender certains aspects du fonctionnement du cerveau et la place des émotions et de la relation dans les apprentissages. 

Elle choisit aujourd’hui d’être « passeur » de cette démarche et de ces outils en étant formatrice de parents et d’enseignants, de professionnels de l’accompagnement, coach de lycéens, d’étudiants et d’enseignants, formatrice de détenus ou sortants de prison.  

 

Clotilde est « la femme qui ne dort jamais ». Son dernier projet, une formation à distance sur la médiation, elle aide les enseignants souvent insuffisamment formés à resserrer du lien. Elle accompagne les équipes enseignantes qui se trouvent souvent démunies face aux harcèlements. 

Comment est-elle arrivée à Campus FSJU ? « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » comme disait Paul Eluard. Elle fait la connaissance à l’ISFEC, d’une de nos formatrices, Patricia Smadja, et la suite vous la connaissez ! 

 

France Nahum-Moatty  

Pour ce numéro de rentrée nous avons le plaisir de vous faire découvrir le portrait de Sarah Levy, une toute jeune formatrice du Campus FSJU, déjà bien aguerrie…

Son Bac en poche, Sarah Levy sait déjà ce qu’elle veut faire : promouvoir le bien-être.
Pour cela, elle passe un diplôme de psychologie et en parallèle devient sophrologue.
Elle se forme également, en e-learning, aux techniques de cohérence cardiaque et à la CNV (Communication non violente) pour étayer ses connaissances.

Elle décide alors de porter auprès des directeurs d’écoles un projet innovant intitulé : «Bien-être à l’école juive ». Son objectif : placer l’école sous le signe de la bienveillance et atténuer le stress que peuvent vivre les enfants en classe. Elle propose des formations pour les enseignants des écoles juives, afin de leur donner des techniques, et des outils pour accompagner l’épanouissement de leurs élèves en classe.

Pour être au plus près des élèves, elle enseigne également le Kodesh en Lycée. Par ailleurs, elle ouvre un cabinet de psychothérapeute, afin d’aider les enfants de manière personnalisée.
Régulièrement, elle anime des ateliers et des conférences dans les communautés, en direction des femmes et des jeunes filles pour leur apporter plus de bien-être et d’équilibre.

Pour ce faire, elle a créé ses propres outils (actuellement en cours d’impression) : jeu de cartes, affiches, qui permettent aux plus jeunes de mettre des mots sur leurs émotions et de mieux les comprendre.

En parallèle, elle suis actuellement une formation au Campus FSJU orientée vers la communication et le management pour accompagner les adultes, cette fois en milieu professionnel.

Sarah a également suivi, en 2017, la formation réservée aux enseignants de Kodesh du Campus FSJU, avant même de se lancer dans l’enseignement. Son seul objectif être prête à enseigner. Elle intervient depuis régulièrement dans ces mêmes formations pour expliquer comment on peut concilier enseignement et sophrologie.
Et comme Sarah Levy ne s’arrête jamais dans sa quête pour diffuser le bien-être, elle souhaite se former à la thérapie systémique afin de devenir thérapeute et aider les couples et les familles.

Nous nous réjouissons de la compter parmi l’équipe de formateurs du campus FSJU et nous lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs, une formatrice à suivre donc de près.

Héloïse Allali

Pour faire son portrait d’une formatrice, en référence à Prévert, par modestie, elle écrirait son nom dans un coin du tableau.

Elle vient du monde de l’entreprise où elle était en charge de la gestion des connaissances dans les OPCA du secteur de l’agronomie et du BTP. Elle prend conscience que proposer des formations professionnelles aux salariés leur permet de monter en compétences. Elle a alors la chance de participer à un projet de lutte contre l’illettrisme qui fait appel à la méthode Feuerstein et constate immédiatement ses effets dans la vie courante, telle que la réussite du permis de conduire pour certains, une plus grande confiance en soi, l’accompagnement des parents dans les devoirs de leurs enfants…

Puis Janie réalise dans sa vie familiale que ses quatre enfants, éduqués de la même façon, n’ont pas un parcours linéaire et que chacun doit être aidé différemment. Elle se plonge alors dans les différentes approches de l’apprentissage pour développer au mieux le potentiel de chacun. Elle reste convaincue que sans médiation, il n’y a pas d’apprentissage possible

Elle a participé à l’élaboration d’actions de formation pour les futurs travailleurs sociaux de la communauté juive dans ce qui était l’époque l’UCJFP. Mais elle dresse un constat amer sur le manque de valorisation de la Femme dans la communauté juive.

L’être humain, dans sa complexité et ses différences, la passionne. Après le PEI, elle enchaîne les formations : cartes mentales, communication non violente, sketchnoting…

Elle décide alors de créer son entreprise. Sa rencontre avec Hélène Zrihen va lui donner l’occasion de rentrer dans le monde de l’École. Elle intervient dans des écoles hors contrat, comme celle du Rav Rottenberg puis dans les établissements sous contrat. Elle forme nos étudiantes et nos professeurs au CFP Neher dans le cadre de leur formation continue.

Sa satisfaction est de mettre les apprenants en situation pour qu’ils osent sortir de leur zone de confort et qu’ils expérimentent de nouveaux outils. Garante de la sécurité du groupe, elle peut faire appel à la coopération et à l’émulation pour faire progresser les individus dans un climat bienveillant. A la question de futurs stagiaires : « Qu’est-ce que j’apporte pour la formation ? », elle a l’habitude de répondre : « Venez avec votre sourire ! »

France Nahum-Moatty

Certains d’entre vous la connaissent indirectement au travers de la Formation Feuerstein, mais son travail et son parcours sont fort intéressants. Campus a choisi pour sa news de la rentrée de vous la présenter.

Chaya débute sa carrière professionnelle par un séminaire à Beth Rivka et obtient une Téhoudat Horaa, (enseignement) puis un Master des Etudes Juives à la Sorbonne. Riche de ses savoirs, elle débute une carrière d’enseignante, puis de Directrice de la maternelle de l’école Tachbar de Strasbourg, qui devint ensuite le Gan de l’école Aquiba.

C’est au cours de ses premières années d’enseignement, qu’elle est confrontée à des enfants en grandes difficultés et à des enfants rencontrant des troubles autistiques. Elle se sent la vocation de les aider, et après avoir essayé certaines méthodes alternatives, elle prend contact avec le Professeur Réouven Feuerstein, en Israël. Elle est touchée émotionnellement par cet homme et de 2000 à 2004, se rend deux mois par an au centre Feuerstein pour acquérir les compétences relatives à la méthode.

Au sein du Gan, elle pratique le PEI Basic, (Programme d’Enrichissement Instrumental) encore en version expérimentale, qui s’adresse aux enfants en bas âge de 3 à 9 ans. Ce programme permet de travailler sur les fonctions cognitives, les schémas d’apprentissages, l’acquisition des concepts de base, la conscience des émotions, à travers l’approche de la médiation.

En 2005, Chaya passe le relais de la direction du Gan et décide de s’impliquer totalement dans ce projet.

Mandatée par le FSJU, elle intègre le centre Feuerstein en Israël en tant que médiateur PEI et évaluateur LPAD (Evaluation Dynamique).

Elle travaille sur tous les niveaux sous la supervision du Pr Feuerstein et son équipe. Elle participe aux programmes Hasbro Shiluv, visant à intégrer des enfants porteurs de handicap en milieu scolaire classique.

A son retour en France, elle devient conseillère pédagogique auprès de la Direction de l’Action scolaire du FSJU, chargée de programmes de lutte contre l’échec scolaire. Elle met en place les ateliers méthodologiques scolaires de 2006 à 2010, qui s’adressent aux enfants de 6 à 13 ans en grande difficulté scolaire.

Pour diffuser la méthode auprès des enseignants, Chaya organise des sessions de formation.

Elle intervient aujourd’hui  en tant que formatrice aussi bien dans le milieu scolaire que dans le milieu de l’entreprise ou auprès des particuliers.

En 2010 elle devient indépendante et crée le CFRC (Centre de Formation à la Remédiation Cognitive) Dans ce cadre, elle forme les équipes de différents centres de pratique de la méthode

Feuerstein notamment le centre « Aide moi à apprendre » sur Paris, l’école Hatikva de Lyon, Le Centre FEE de Genève.

Ce sont aussi des enseignants en recherche d’outils différents qui se forment par ce biais comme ceux de l’école Alsacienne, des lycées agricoles, des lycées professionnels, enseignants d’ULIS….

Pour les adultes en réinsertion professionnelle ou en situation de handicap, le CFRC forme les professionnels des missions locales, de pôle emploi, des équipes des CAT de l’OSE, AMPAD.

Son dernier projet concerne les nouveaux immigrants français en Israël. Ce programme s’appelle Delet La Olim. Chaya et son équipe travaillent avec une centaine de familles, en proposant une école de parents et une structure de prise en charge pour enfants.

Chaya Ghebali est une passionnée qui vise l’aide et la réussite de tous.

France Nahum-Moatty