Comme vous certainement, nous essayons de finir cette année scolaire du mieux que nous pouvons. Partiellement en télétravail, beaucoup encore en distanciel pour les formations mais quelques rencontres en présentiel. Cette période complexe depuis mars 2020 ne nous laissera pas reprendre la vie d’avant, comme si de rien n’était. Mais notre détermination c’est bien d’en tirer le maximum :
–une meilleure aisance, pour les formateurs, comme pour les stagiaires, dans l’utilisation des outils numériques,
–la revalorisation d’une formation en présentiel avec une meilleure conscience de ses avantages mais aussi de ses limites,
–une meilleure appréhension du distanciel notamment sa dimension facilitatrice pour une structure de formation comme la nôtre à vocation nationale,
–le développement d’un enseignement hybride mi présentiel mi distanciel pour ne léser personne dans son accès à la formation.

C’est pourquoi, dès la rentrée de septembre 2021 ces éléments seront pleinement intégrés à notre offre de formation. D’ici là, nous vous souhaitons à tous et toutes de très bonnes vacances, reposantes et dynamisantes.

Patrick Petit-Ohayon

Cette année encore, notre partenariat avec l’organisme Olam shalem s’est intensifié. 

Le dernier événement a réuni entre autre Haïm Berkovitch et le Rav Elie Kling.  

 Avec son enthousiasme légendaire, le premier a développé le côté historique de Jérusalem en remettant les événements correctement à leur place, dans une dimension pédagogique structurée. 

 Quant au Rav Kling, il a abordé avec profondeur l’aspect davantage moral et symbolique que la ville sainte peut représenter à nos yeux, dans une dimension affective que nos élèves peuvent développer vis-à-vis de notre capitale. 

 D’autre part, les célébrations de Yom Yérouchalaim ont été également possibles grâce à une activité à l’international pour nos élèves, depuis Jérusalem. 

 Dans les différents quartiers de la ville, comme Michkenot chaananim ou la promenade des murailles, des enfants de Jérusalem proposent des activités par groupe ou individuelles. 

A travers des courts métrages, avec histoires et énigmes présentés par des élèves de la ville, il faut répondre aux devinettes qui mèneront ensuite vers une mission finale puis vers une jolie surprise ! 

Les secrets de la ville que nous chérissons ne sont pas encore tous dévoilés…

Robert Derai  

Chaque année les étudiants admissibles au concours du CRPE (pour devenir professeur des écoles), deviennent la deuxième année PES : Professeur des Écoles Stagiaire 

Ils sont à mi-temps dans un établissement sous contrat, sur un demi-poste vacant, deux jours et demi par semaine et le reste du temps en formation et ce n’est qu’à l’issue de cette seconde année qu’ils seront titularisés si l’année s’est bien déroulée dans l’établissement d’accueil. 

Un enseignant choisi pour son expérience et sa bienveillance est nommé « maître tuteur ». Il accompagne le PES tout au long de l’année, et l’aide à s’intégrer au sein de l’équipe enseignante. Son expérience et son savoir-faire permettent de guider le PES dans son nouveau métier. 

 

A ce titre, le maitre tuteur est rémunéré par l’éducation nationale. 

Il est chargé de visiter le PES quatre fois dans l’année et de rédiger des compte-rendu qui serviront en fin d’année à sa titularisation. Le site académique « Muse » lui permettra d’entrer son rapport final. Le chef d’établissement à son tour rédigera également un avis conclusif tout comme le centre de formation. 

Le maître tuteur bénéficiera tout au long de l’année d’un accompagnement du centre de formation. Ces formations sont organisées le soir. La première réunion rappelle au tuteur quelles sont ses devoirs vis-à-vis du PES, sa posture qui est d’une part celle de collègue et, d’autre part de formateur bienveillant. 

Les formations suivantes lui permettront de découvrir ou d’approfondir des domaines de compétences clé pour sa classe. Cette année par exemple, malgré le confinement, à plusieurs reprises nous avons organisé des formations en distanciel. 

Les thèmes abordés sont très variés. Nous avons commencé par une formation en E.P.S. qui permettait aux enseignants de mettre en place des séances sans avoir pour autant beaucoup de matériel ni beaucoup d’espace. La seconde formation portait sur la technologie : comment réaliser un circuit électrique, à la portée de tous, avec un matériel que nous avons tous ou presque à la maison. Chaque tuteur s’est prêté au jeu et en fin de séance chacun allumait son circuit 

Puis nous sommes passé à une formation sur les différentes formes de mémoires, les stratégies pour retenir plus et plus longtemps, pour conclure sur des techniques pour mieux structurer et mobiliser ses souvenirs. 

Une autre formatrice a développé la prise en charge des élèves décrocheurs, comment remobiliser ces élèves, les remotiver, les encourager dans le cadre d’une évaluation positive et finir sur les 50 façons de dire « Bravo ». 

La dernière formation était consacrée à l’attention et la concentration 

Les maîtres tuteurs, malgré une somme de travail à assurer en plus de leur fonction quotidienne ont apprécié leur rôle et certains parmi eux, attendent impatiemment la prochaine formation de Formateurs qui leur permettra d’apprendre les postures à adopter face à des adultes. Cette formation est prévue pour 2022. 

 

France Nahum-Moatty 

 SE FORMER TOUT AU LONG DE SA VIE PROFESSIONNELLE 

Se former tout au long de sa vie sont-ce de vains mots ? 

Quand est-il de nos cadres ? 

Happés par des tâches quotidiennes, de plus en plus contraignantes, ils ont pourtant répondu présents.  

Tous les mardis, depuis maintenant 5 ans, le Campus FSJU a mis en place une formation des dirigeants d’organisation scolaire et/ou de formation. 

Nous avons décidé de leur donner la parole car, qui mieux que nos stagiaires, peut témoigner de l’exigence et de l’intérêt de se former. 

Je vous propose pour la saga de l’été de retrouver le questionnaire de Proust de la formation.  

Episode n°1 : Révital Benkhalifa Responsable à l’école Beth Hanna Paris de la formation d’enseignants petite enfance, directrice de Centre de loisir. 

Première question, celle de Geronte dans les fourberies de Scapin,  de Monsieur Jean Baptiste Poquelin, dit Molière :  

Que diable allait-il faire dans cette galère ?  

A 45 ans, je n’ai jamais quitté les bancs de l’école et son tableau.  

Peu importe de quel côté du bureau du maître, l’apprentissage ou l’enseignement est une possibilité d’évolution. Toujours dans l’univers de l’école, une forte envie d’explorer et de découvrir une autre facette, un autre bureau.   

Qu’est-ce qui vous a pris, qu’est-ce qui vous a donné envie de vous former ?  

Le Campus FSJU propose une formation de directeurs d’un très haut niveau. Un large éventail de formateurs, experts dans différents domaines fait de cette formation la meilleure du pays où peut être même du monde de ce type.  

Qu’est-ce que vous y trouvez d’intéressant ? Pourquoi revenez-vous tous les mardis ? 

La richesse du programme nous attire comme un aimant chaque mardi. Comme un enfant qui découvre un nouveau cadeau chaque semaine, on se reconnecte un mardi après l’autre avec un plaisir non dissimulé. 

À SUIVRE …. 

Témoignage recueilli par Hélène Zrihen  

C’est toujours un plaisir de brosser le portrait d’un formateur car on découvre une personnalité que l’on ignorait. Comme disait Prévert, « Dresser le portrait d’un oiseau » 

Clotilde Bacqué est originaire de Casablanca, elle fait ses études au Maroc jusqu’au Bac et part poursuivre ses études universitaires à Paris. 

Elle débute en licence d’arabe aux langues orientales. Elle obtient une maîtrise à la faculté d’Assas, dans le domaine de l’administration économique et sociale, AES. 

La maîtrise en main et après la naissance de son fils et de ses jumeaux, elle commence une carrière d’enseignante d’économie dans le secondaire et pour les BTS dans l’enseignement privé à Saint Vincent de Paul dans le XIIIème. 

Elle passe le CAPET (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Technique) en sciences et technologies sanitaires et sociales : STSS. Elle assure le poste de professeur principal pendant 25ans. 

Après la naissance de son quatrième enfant, elle continue un DESU (Diplôme d’Etude Supérieur Universitaire) de coaching à Paris 8. 

Elle aide les enfants décrocheurs et redonne courage à des adolescents qui avaient une mauvaise image d’eux.  

Elle approfondit ses connaissances par une certification en Discipline Positive et dans le domaine des neurosciences à l’UCO (Université Catholique de l’Ouest) à Angers. 

Clotilde travaille sur un projet expérimental l’ENVOL (classe propédeutique expérimentale post bac) avec l’Académie Paris. 

Elle est formatrice à l ISFEC tout en continuant son poste de responsable pédagogique pour les BTS. 

Elle est également formatrice à l’UNETP (Union Nationale de l’Enseignement Privé) et au Campus FSJU où elle intervient dans la formation initiale (Préparation au Concours du CRPE) et en formation continue sur la gestion de conflits à l’école. 

 

Dans deux associations, elle aide au développement des compétences psycho sociales et à rendre la communication fluide : 

  • 20 ANS, un projet pour jeunes adultes qui ont un cancer. Un accompagnement de coaching, les aider à retrouver un projet de vie. http://20ans1projet.fr/ 

 

Le point commun de son travail, le coaching, la Discipline Positive, les neurosciences et la place des émotions.  

Elle approfondit encore ses connaissances grâce à une formation sur les neurosciences, ce qui lui permet de mieux appréhender certains aspects du fonctionnement du cerveau et la place des émotions et de la relation dans les apprentissages. 

Elle choisit aujourd’hui d’être « passeur » de cette démarche et de ces outils en étant formatrice de parents et d’enseignants, de professionnels de l’accompagnement, coach de lycéens, d’étudiants et d’enseignants, formatrice de détenus ou sortants de prison.  

 

Clotilde est « la femme qui ne dort jamais ». Son dernier projet, une formation à distance sur la médiation, elle aide les enseignants souvent insuffisamment formés à resserrer du lien. Elle accompagne les équipes enseignantes qui se trouvent souvent démunies face aux harcèlements. 

Comment est-elle arrivée à Campus FSJU ? « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » comme disait Paul Eluard. Elle fait la connaissance à l’ISFEC, d’une de nos formatrices, Patricia Smadja, et la suite vous la connaissez ! 

 

France Nahum-Moatty