Dans le cadre d’un cours d’histoire juive hors les murs, leur professeur leur propose une visite guidée de l’exposition « Juifs d’Orient, une histoire plurimillénaire ». Cette exposition fait suite à une première exposition qui avait eu lieu en 2014 Hajj, le pèlerinage à la Mecque suivie en 2017 sur les chrétiens d’Orient. Ces trois expositions s’intègrent dans une trilogie consacrée aux religions monothéistes dans le monde arabe. Une approche chronologique et thématique parcourt les grands temps de la vie intellectuelle et culturelle juive en Orient en découvrant les échanges prolifiques qui ont façonné les sociétés du monde arabo-musulman durant des siècles

L’exposition débute par une frise chronologique qui montrait la présence des juifs en Orient avant les musulmans

Le parcours se divise en plusieurs parties

• De l’antiquité aux premiers temps de l’islam

Durant plus d’un millénaire avant l’ère chrétienne les hébreux vivaient en terre de Canaan jusqu’ à la destruction du premier temple où une partie de la population juive est exilée à Babylone et après la destruction du second temple, la diaspora juive s´intensifie. Les 4 grands foyers juifs sont : la Galilée, la Babylonie, la Syrie, et l’Egypte avec la péninsule arabique et le Maghreb. Dans la première salle de l’exposition, on admire des maquettes d’une synagogue dont les premières traces remontent au IIIème siècle avant JC.

Des enregistrements, de chants liturgiques parcourent la visite.

• Le temps des dynasties.

Du VII au XV siècle la majorité des populations juives vivent dans un monde de musulmans. Elles adoptent le judéo arabe. Durant cette période, juifs et chrétiens sont sous la coupe des musulmans et vivent dans un statut de « dhimmi « position d’infériorité mais qui leur garantit une protection.

Entre le IX et le XIIe siècle l’Egypte s’affirme comme le centre du monde oriental. A cette époque la communauté du Caire organise autour de la synagogue Ben Ezra un lieu pour conserver les documents dans une pièce consacrée.

Maimonide grand médecin juif, connu pour ses écrits de Halakha, ses commentaires sur la Michnah et le guide des égarés écrit en arabe, voit le jour à Cordoue en 1138. Il s’installe à Fès avant de s’établir définitivement en Égypte où il devient le chef de la communauté. Ses œuvres se diffusent en terre d’islam et en Occident chrétien.

Au X siècle c’est la période florissante des juifs en péninsule ibérique appelé :Al-Andalous

• Le temps des séfarades

Mais en 1492 c’est l’expulsion des juifs qui refusent de se convertir au christianisme. Les marranes continuent à pratiquer en cachette leur judaïsme, d’autres quittent l’Espagne pour aller vers le Maroc et l’empire ottoman ou l’Europe

• Les temps modernes

Le XIXe siècle est marqué par la colonisation de l’Algérie, la prise de contrôle de la Tunisie, du Maroc de la Libye par La France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie. Ceci va se répercuter sur les

communautés juives du monde arabo-musulman. En 1860 création de l’Alliance Israélite Universelle L’éducation devient un accès à la citoyenneté

• La vie des communautés juives au début du XX siècle

L’exposition montre le savoir-faire artisanal des juifs ; des objets d’art sur la vie quotidienne et liturgique en adéquation avec la loi juive. C’est la période de l’orientalisme où les peintres et écrivains sont attirés par l’Orient et la femme juive est une image. La dramaturge Rachel est une icône.

• Le temps des nationalismes

Le nationalisme arabe né à la fin du XIX siècle séduit un grand nombre de penseurs notamment en Irak et en Egypte. Les populations juives de l’Europe fuient les pogroms et s’installent en Palestine. L’augmentation de l’antisémitisme européen va conduire Théodore Herzl a publier « l’Etat Juif »

• Le temps de l’exil

Durant le XX siècle l’Europe domine une grande partie des pays arabes. Pendant la seconde guerre mondiale l’Allemagne va exterminer les juifs ;

L’antisémitisme européen atteint son paroxysme. C’est alors que la proclamation d’indépendance d’Israël intervient en 1948 suivie par les conflits armés entre Israel et les pays arabes.

Tous ces événements ont provoqué une séparation entre les communautés juives et musulmanes et poussé au départ les juifs d’Orient, souvent dans des conditions difficiles.

Le Maroc reste dans le monde arabe le seul pays où vivent encore plusieurs milliers de juifs dans d’assez bonnes conditions.

Aujourd’hui la question n’est plus celle de la présence mais plutôt celle de l’absence des juifs !

France Nahum-Moatty

 

Témoignages des étudiantes

Cette visite à l’Institut du monde arabe met en lumière des parties de l’Histoire juive : celles qui sont évoquées plus régulièrement comme les différents exils subis par le peuple juif et sa diaspora à travers le monde, mais également des volets de l’histoire qui ne sont que très rarement abordés, comme la présence du peuple juif dans les territoires musulmans d’aujourd’hui tandis que l’Islam n’avait pas encore vu le jour au moment où le judaïsme, lui y était très présent. La période de l’orientalisme et des juifs d’orient a été une découverte qui nous a ébloui par ses 380 000 feuillets retrouvés en Egypte dans la « guenizah » de la synagogue du Caire, en nous faisant partager et prendre conscience de cette vie juive en orient par ses écrits qui ont constitué les traces du passé et permis de recouvrir un pan de l’histoire des juifs entre le Xème et le XIIIème.

Au cours de notre visite nous avons pu admirer, des ossuaires de Jérusalem, des rouleaux de Qumran, mais également les commentaires de la michna de Maïmonide ainsi que le guide des égarés écrits en arabe. Des sifré Torah de Syrie, de Tunisie de toute beauté ! Cette visite organisée par Mmes Nahum-Moatty et Azogui-Bajer nous a ravies et nous a nourries d’enseignements riches et émouvants, puisque s’inscrivant dans une histoire qui est la nôtre.

Audrey GIORGI

 

C’est avec beaucoup de plaisir et d’intérêt que nous, élèves de M1 à l’institut Andre Neher, sommes allées visiter l’exposition « Juifs d’Orient, une histoire pluri millénaire » en compagnie de France Nahum-Moatty et avec comme guide l’exceptionnelle Mme Azogui-Bajer notre brillante professeure d’Histoire juive.

Cette exposition qui a lieu en ce moment et jusqu’en mars a l’Institut du Monde Arabe est incontournable à plusieurs niveaux.

Tout d’abord il s’agit d’une première dans l’histoire de l IMA, bien que prévue depuis longtemps cette exposition s’inscrit dans l’histoire des relations entre juifs et musulmans.

Ensuite, devant la richesse d’objets historiques exposés, l’émotion ressentie est palpable, nous permettant de matérialiser notre Histoire, si riche et si ancienne.

Enfin, afin de mieux appréhender les questions politiques et notre Histoire de demain, quoi de mieux que de parfaire la connaissance historique de notre peuple ?

Un grand merci à notre guide du jour pour ce moment fort passionnant, tellement plus impressionnant de voir en « vrai » notre patrimoine que sur un livre ou sur un ordinateur.

A notre tour d’encourager chacun à y aller !

Noémi COHANA

 

L’exposition « juif d’Orient, une histoire plurimillénaire  » a été une expérience très intéressante.

Nous avons pu découvrir les grands temps de la vie culturelle juive en orient et les échanges prolifiques qui ont façonné les sociétés du monde arabo musulman pendant des siècles.

Nous avons pu admirer également de magnifiques objets tel que des ossuaires de Jérusalem ou de magnifiques sifrés tora de Syrie et Tunisie.

Naomie TORDJMAN

C’est fait ! Le site internet du Campus FSJU est en ligne !

Vous pourrez désormais retrouver tous notre actualité de formation en ligne.

Que ce soit pour la formation initiale (professeur des écoles, directeurs…), la formation continue ou la formation des enseignants des matières juives, toutes les informations y sont désormais disponibles (fiches de formations, programmes, dossier d’inscription…)

Vous retrouverez aussi les événements de nos partenaires : le CNPJ ou l’Institut Moché Ahrendt.

Ce site coloré et intuitif est un projet porté avec succès par Elsa Derai, chargée de mission en communication numérique qui y travaille depuis plusieurs mois sous la houlette bienveillante d’Hélène Zrihen, directrice des programmes du Campus. Et les projets se poursuivent pour Elsa avec une newsletter relookée à découvrir en 2022.

Bref, un site qui sera enrichi et actualisé régulièrement pour répondre à vos demandes et vous permettre de rester informé et connecté à l’actualité du Campus FSJU. Rendez vous sur www.campusfsju.com

 

 

 

 

L’éducation juive en France est constamment confrontée à de nouveaux défis : la montée de l’antisémitisme, l’attirance toujours plus forte des nouvelles technologies, l’Alya des enseignants de Kodech, le peu d’attractivité financière du métier.

Depuis des années ces difficultés s’accroissent et de nombreux enseignants de qualités formés par l’Institut André et Rina Neher ont quittés la France pour Israël. Loin de nous de leur en vouloir, mais il nous faut veiller à garder suffisamment d’enseignants en France pour faire face au développement numérique des écoles juives en France. Même si la communauté dans sa globalité diminue dans l’hexagone, le nombre d’enfants dans les écoles juives, lui, ne fait que progresser.

Les enseignants recrutés n’ont pas toujours eu le temps ou l’opportunité de se former à la pédagogie, c’est pourquoi les formations proposées en France pour cela sont essentiels. On ne s’improvise pas bon enseignant de Kodech du jour au lendemain.

C’est pourquoi nous avons décidé ces dernières années de réunir, sous une même bannière, l’ensemble des structures œuvrant à l’amélioration de l’enseignement dans les écoles juives.

Nous avions déjà accueilli, dans les locaux du Campus FSJU, le Centre National de Pédagogie Juive, fondé par Claudine Lévy, et depuis maintenant 2 ans nous œuvrons ensemble, par la diversification des propositions. Les ateliers pédagogiques du CNPJ, sont réalisés en coordination avec le Campus FSJU et sont programmés ensemble.

Depuis la rentrée de septembre 2021 c’est avec l’Institut Moché Arhendt dirigé pat Tamar Schwartz et Pénina Bitton, que nous avons décidé de collaborer. Cela passe par la création d’un nouveau programme intitulé Lilmod pour le renforcement des connaissances des enseignants de Kodech, réalisé dans les locaux du Campus FSJU et le développement des deux programmes : Lélamed pour l’enseignement du Kodech en France et Talpiott visant la certification du ministère de l’éducation israélien. Tout ceci devrait nous permettre dans les mois et les années qui viennent de proposer des formations encore plus performantes pour les enseignants de Kodech.

Au-delà de la complémentarité des programmes cela doit nous permettre de mutualiser nos moyens, nos formateurs et nos compétences.

Dès l’été nous avons commencé à faire profiter nos groupes de formateurs des uns et des autres.

La dernière réalisation de cet esprit d’équipe fut la conférence sur ‘Hanouka et Education avec des intervenants attachés aux deux instituts de formation et avec le soutien de CNPJ (cf vidéo dans cette newsletter).

L’avenir est à construire.

Patrick Petit-Ohayon 

Depuis la rentrée, le Campus s’est dotée d’une salle de formation dernier cri. Après plusieurs mois de formations en distanciel, le développement des zooms, et le nombre croissant de stagiaires basés dans les régions, il devenait impératif de rééquiper notre salle de formation.

C’est chose faite ,avec l’installation d’un ENI (écran numérique interactif) doublé d’une caméra pivotante, au cœur de nos locaux. Véritable tablette géante, l’ENI cumule plusieurs avantages. Il permet tout d’abord de travailler en mode standard, comme un tableau blanc, mais interactif cette fois, doublé de fonctionnalités très fines et notamment la possibilité de conserver ses notes. D’autre part il permet de connecter un ordinateur et de rendre son écran telle une copie de son ordinateur ; les zooms en sont ainsi facilités et les participants en distanciel apparaissent sur l’écran et voient ainsi leurs collègues et sont vus par eux.

Les cours hybrides sont vivants et tous les participants y sont inclus tant dans le cours lui-même que dans la vie de la formation à travers les échanges, interactions…

De plus, pour respecter les contraintes sanitaires, le mobilier a été changé pour s’équiper de tables individuelles, plus maniables, permettant d’une part de préserver les distanciations et d’autre part une modularité dans la disposition de la salle, moins évidente avec des tables doubles. Des chaises légères et ergonomiques viennent compléter cette salle high tech.

Enfin l’éclairage a été repensé pour optimiser les séances et favoriser une luminosité idéale.

Pour la découvrir il ne vous reste plus qu’a vous inscrire aux formations du Campus FSJU disponibles sur notre site internet : www.campusfsju.com

Héloïse Allali