Le 10 mars dernier notre organisme de formation a organisé une réunion par zoom avec l’ensemble de nos formateurs, tous départements confondus ; une première !  

Pas moins de 50 formateurs ont répondu présents pour ce zoom de rencontre, l’occasion de faire un point d’étape avant une prochaine rencontre en fin d’année scolaire et de présenter à nos formateurs les grands enjeux de la réforme des organismes de formation qui prendra effet au 1er janvier 2022.  

Après un tour de table, des explications ont été données quant à l’évolution des pratiques et l’amélioration des process que va entraîner cette réforme notamment : 

– l’obtention du statut d’auto-entrepreneur pour tout formateur  

– l’obligation d’avoir un CVthèque à jour 

–  le cadrage détaillé de chaque séance et la mise en place d’évaluation pour chaque formation  

Au-delà de ces aspects techniques, la réunion a été l’occasion, pour beaucoup, de découvrir les visages de leurs collègues et de réaliser l’étendue des facettes de nos formateurs.  

Une prochaine réunion aura lieu en septembre pour affiner encore notre culture commune, rendre plus visible l’identité de notre centre, préparer la rentrée universitaire 2021/2022 et amorcer ensemble le virage de la réforme de notre organisme de formation.  

Héloïse Allali 

Souhaitant, à la veille de Chavouot partager un moment de réflexion pédagogique avec les directeurs et l’ensemble du personnel enseignant, le Campus FSJU en collaboration avec le Centre National de Pédagogie Juive a organisé une conférence en zoom le 11 mai dernier avec le Rav Raphaël Sadin. 

Ce dernier, talmudiste et philosophe franco-israélien, a brillamment exposé la vision thoraïque de l’acte éducatif. Vision tout à fait spécifique et très pédagogique de l’enseignement du Kodech. 

Bien que difficile à résumer en quelques lignes, nous retiendrons surtout que : 

« Enseigner ne doit pas se limiter à transmettre un savoir, une parole de vérité mais à réactualiser l’évènement de Vérité que constitue le Matan Torah » 

Cela implique, entre autre, une perspective à triple visages de l’éducation juive : 

Un juste équilibre entre les trois composantes de l’acte pédagogique: le maître, l’élève et le savoir.  

L’enseignant ne doit pas être l’unique figure de la transmission.  

L’objectivité de la connaissance doit rencontrer la subjectivité de l’élève « Pour que celui-ci s’inscrive dans la dynamique universelle du savoir qui fait partie intégrante de lui-même »  

 

Pour cela les clés sont multiples. Nous vous invitons à les découvrir en regardant l’intégrité de la conférence grâce au lieu ci-dessous :  

https://us02web.zoom.us/rec/share/mVVJ0I1UptYVLuN4rDQAFkEhZrgeHszDnV7fnf6roX86_0tun3q7cUXoyYPEp67x.afri1YIM5Tdr9GW4 

Code secret d’accès: %r.?9g*J 

Claudine Levy, Présidente du CNPJ

 

Concours de recrutement du Professorat des Ecoles 

Les prérequis restent les mêmes c’est à dire maîtriser les programmes de l’école primaire. Les connaissances attendues des candidats sont celles des programmes des cycles 1 à 4. 

Connaissances et compétences en didactique du français et des mathématiques ainsi que dans les autres disciplines enseignées au niveau du primaire. 

La formation se répartit sur deux ans mais, maintenant, le concours se passera à la fin de la seconde année de formation. 

La première année comprend deux stages d’observation et de pratique accompagnée et la seconde année, un stage filé d’une journée par semaine en établissement et le reste en formation. 

 

Les modalités du concours diffèrent des années antérieures. 

 L’épreuve de français est de 3 heures comme celle de mathématiques. 

  • Une nouvelle épreuve écrite d’application de 3h aussi ou le candidat propose une démarche d’apprentissage progressive et cohérente.  

Il a le choix du sujet en SVT technologies, histoire-géographie, éducation civique et morale ou en art. 

  • S’il est admissible, il y a une épreuve intitulée leçon de français et de mathématiques de deux heures  

Préparation d’une heure et présentation au jury, avec comme support un document remis. 

 

  • Une seconde épreuve : un entretien : une présentation sur l’éducation physique et sportive sur les connaissances scientifiques du développement et de la psychologie de l’enfant 

 

  • Puis une épreuve qui porte sur la motivation à exercer ce métier, parler de son parcours, ce qui l’a conduit vers ce choix puis une mise en situation sur la vie scolaire et sur le partage des valeurs de la République. 

 

Pour plus d’information, vous trouverez ci-joint la présentation de notre formation, vous pouvez contacter France Nahum-Moatty.:  

f.nahum-moatty@campusfsju.org ou au 01 42 03 97 51 

 

 

Le programme Hé évolue !
Le programme de formation pédagogique des professeurs de Kodech de l’Institut Neher existe depuis presque 30 ans. Il était temps de le repenser !

Tout d’abord son appellation : il change pour se nommer désormais programme Lélamed. En effet la lettre Hé, équivalente au chiffre 5, était justifiée par rapport à l’ordre des programmes qui avaient été mis en place au début de la création de l’Institut. Aujourd’hui il est davantage convenable de désigner cette formation en fonction de son essence, à savoir préparer les professeurs à l’enseignement des matières juives : en hébreu Lélamed veut dire enseigner ; Mélamed est un enseignant.

D’autre part, nous opérons un changement important au niveau de l’organisation des études.

Le programme se déroulant sur 2 ans, une année scolaire sera maintenant consacrée à l’enseignement de la didactique des matières juives, la deuxième sera axée sur l’acquisition du geste pédagogique, la connaissance de la psychologie de l’enfant et la gestion de la classe.

Cette nouvelle structuration des études permet une plus grande visibilité et une validation par modules plus rationnelle.

Elle va également permettre aux stagiaires d’obtenir une certification nationale par rapport au nouveau dispositif de la formation professionnelle (en cours d’agrément).

Autre nouveauté : les nouveaux stagiaires seront évalués sur leur niveau en kodech. Si besoin, ils suivront des cours de mise à niveau pour acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à leur futur métier. Ces cours seront mis en place par l’Institut Neher.

Cette procédure permet désormais de valider un niveau de connaissances exigeant, indispensable pour remplir cette noble fonction d’enseignement.

Enfin, nous travaillons sans cesse sur l’amélioration de la qualité de nos programmes ainsi que sur le recrutement de nouveaux formateurs, à la pointe de la pédagogie et au faîte des dernières recherches scientifiques comme les neurosciences, l’éducation positive ou l’écoute et la bienveillance vis-à-vis de l’enfant.

En espérant vous retrouver encore plus nombreux à pouvoir bénéficier de ce programme de formation indispensable à tout enseignant de Kodech.

 

Robert Derai 

Responsable des programmes de formations de Kodech 

Il était une fois le confinement…

LA CHAINE PEDAGOGIQUE

Il y a de cela quelques mois dans un pays pas si lointain, un arrêt sur image incertain a laissé la communauté éducative pantoise.

TOUT LE PAYS ÉTAIT Immobilisé…

TOUT LE PAYS ?

Non, une communauté d’irréductibles pédagogues résistait.

Mais, comment faire quand nous voici reclus chez nous, ayant pour tout lien avec le monde : des ondes Hertziennes ?

Dont le nom seul peut à la fois jeter certains dans le désarroi ou au contraire dans la stratosphère de l’accomplissement pédagogique !

Pour le Campus FSJU le chemin était tout tracé : Comment construire le plus vite possible ce qui fait l’essence du peuple juif, la chaine de conscience de l’autre, « khol israel arevim zé la zé » (tous les membres du peuple juif sont liés les uns aux autres) ?

Dans ce contexte une chaine pédagogique.

182 responsables destinataires de la lettre de la Direction de l’Action scolaire et du Campus FSJU ont été sollicités pour être force de propositions de cours, dans ce long moment de confinement.

De semaine en semaine, de nouvelles activités pédagogiques abondaient.

Chaque enseignant rivalisait d’ingéniosité, de créativité, d’inventivité.

Les maitres, les professeurs, les formateurs, les directeurs construisaient le lien, pas à pas, sur un fond de peur, d’angoisse et de prières pour rester épargnés.

Drôle de mission que celle de nos éducateurs, qui tout en étant virtuelle, devaient garder une immense proximité avec leurs élèves pour construire ce nouveau lien et continuer leur rôle d’enseignant.

Enseigner virtuellement, autonomiser et consolider l’interaction sociale.

Le virtuose pédagogue du XXIème siècle, se dessine à travers chacune des contributions des maîtres que nous avons sollicités.

Connecté.

Ingénieux.

Disponible.

Créatif.

On a dit merci a beaucoup de corps de métiers durant cette épidémie et nous n’avons pas encore fini de le faire, les enseignants en ont fait partie.

Mais dit-on assez aux gens qu’on les admire et que la grandeur de leur tâche contribue à la construction d’un monde meilleur ?

Dans notre tradition , il n’y a pas de présent du verbe être, le concept du monde est en devenir.

Que nos éducateurs fassent éclore un devenir à la hauteur de leur engagement éducatif.

Hélène Zrihen