Depuis plusieurs années, le programme de formation Hé conçu à l’attention des enseignants de Kodesh porte ses fruits et nous a permis d’analyser avec finesse la richesse des expériences de nos publics ainsi que leurs besoins de sécurisation professionnelle, d’évolution et de reconnaissance des acquis.

Forte de ces constats, l’équipe de Campus FSJU s’est rapprochée de l’IECJ (Institut interuniversitaire d’Études et de culture juive), au sein de l’Université d’Aix Marseille, porteur d’un nouveau programme « Licence et Master Hébreu Etudes Juives offrant un axe enseignement», accessible en formation continue par la VAE et parfaitement adapté aux professeurs de Kodesh.

Dans le cadre de ce partenariat, une première rencontre s’est tenue dimanche 10 juin dans les locaux de Campus FSJU, réunissant le directeur de l’IECJ M. Cassuto ainsi que la responsable de l’accompagnement des candidats en VAE, Mme Pettel.

Près de 20 personnes, d’âges variés mais toutes également motivées ont assisté à la réunion.

Dans un premier temps, nos partenaires ont exposé de manière exhaustive les attendus des  diplômes et l’explicitation du dispositif administratif et pédagogique de la VAE pour fournir au public, une vision claire et concrète de la démarche. Une fois la recevabilité de leur demande de VAE acquise, les candidats en VAE doivent rédiger un dossier d’expérience valorisant leurs connaissances en matière de langue, de culture et de pensée juive qui sera ensuite défendu devant un jury de l’université.

Dans la seconde partie de la réunion, nous avons proposé un tour de table pour permettre à chacun de présenter individuellement son parcours et ses motivations à s’engager dans l’obtention d’un diplôme. Nous avons eu le plaisir de découvrir des champs d’expérience riches et diversifiés (yéshivot, séminaires, éducation informelle via les centres d’animation et les structures communautaires…). Nous avons perçu avec bonheur, à travers les témoignages personnels, un enthousiasme et un engagement propres à affronter les défis de l’obtention d’un diplôme et à se surpasser.

Nos partenaires de l’université ont pu apporter à chacun des réponses éclairées sur la faisabilité immédiate ou plus décalée de l’obtention du diplôme.

Ensemble, nos deux équipes : IECJ et Campus FSJU, nous avons décliné les grandes lignes de notre accompagnement pédagogique : s’appuyer sur les forces de nos candidats et pallier les faiblesses par des modules de formations adaptées, en  alternant des temps en présentiel et d’autres à distance.

Nous ferons écho régulièrement de l’expérimentation de ce dispositif innovant et de ses avancées qui nous l’espérons, permettra à nos candidats d’évoluer avec davantage de confiance et de perspectives dans leurs carrières professionnelles.

Lucia BENSIMON

Pendant longtemps, les structures communautaires se sont préoccupées de la formation initiale des Enseignants et tous les dix ans, des futurs Directeurs d’écoles juives. Mais c’était oublier qu’on devient le plus souvent, dans l’enseignement privé, Directeur sans préparation parce qu’il suffit d’avoir enseigné pendant 5 ans et d’avoir les titres requis pour se voir confier cette responsabilité essentielle.

Or, contrairement aux apparences, c’est vraiment s’engager dans un autre métier qui requiert des compétences spécifiques et un apprentissage complexe. C’est pourquoi, depuis 2 ans, le Campus FSJU a décidé de mettre en place, une formation initiale en poste pour épauler ceux qui sont déjà en pleine mer et aux commandes d’un navire avec ses marins et ses passagers, sans y avoir été préparés.

Le métier est de plus en plus complexe et les charges sont de plus en plus lourdes. Le Directeur-Capitaine doit maîtriser tout à la fois, la pédagogie qui est son métier premier, mais aussi la dynamique de groupes, la gestion des ressources humaines, la gestion financière, les règles d’hygiène et de sécurité alimentaires en restauration collective, le droit du travail, les grands principes de la communication, etc.

Tout ce qui permet, non seulement, de faire face à l’imprévu, mais aussi, de mener à bon port, le navire-école, c’est-à-dire, la réussite du plus grand nombre. Sans compter que ce Directeur est également porteur du projet juif de l’établissement, l’interlocuteur privilégié des parents d’élèves, du Conseil d’Administration, des responsables académiques et des autorités municipales ou de polices locales.

Ce métier complexe et riche s’apprend pour que le talent naturel de ceux qui l’exercent ne s’épuise pas dans le quotidien.

Tout ceci correspond à une certification professionnelle nationale, à laquelle des Directeurs auront droit à la fin d’un parcours de formation exigeant, répartie sur 2 années. C’est ainsi, que le Campus FSJU participe, au quotidien, à l’amélioration de la qualité de la vie associative.

Patrick Petit-Ohayon

 

NOÉ et CAMPUS FSJU, en partenariat avec l’OFAC, proposent leur second workshop sur la thématique «Penser et accueillir l’Ado 3.0 » avec ce titre un tantinet provocateur « Faites entrer l’accusé ». Destiné au public d’éducateurs, de directeurs de colos et d’associations accueillant des jeunes, ce cycle de formation explore toutes les facettes de la prise en charge de l’adolescent d’aujourd’hui au regard des données psycho-sociologiques les plus contemporaines : réseaux sociaux, hypersexualisation, crise identitaire, délinquance, addictions et autres spécificités de cette période de mutation qui interroge parents et professionnels de l’éducation formelle et informelle. Après la première conférence très suivie donnée par Angelique Gozlan, psychologue clinicienne, sur la génération des digital natives, c’est au tour des intervenants de l’association Jeune & Engagé de proposer une approche sur les mineurs face à la loi. Grâce à des méthodes actives éprouvées en milieu scolaire et dans la médiation, Florence Fitoussi et Paul Aïss, éducateur spécialisé devenu juge assesseur au Tribunal pour enfants, vous invitent à partager une immersion inédite dans un procès plus vrai que nature, traitant des enjeux du mineur face aux sanctions. Un temps de forum participatif où les stagiaires vivent en direct les conséquences d’actes de jeunesse dont le sens et la portée deviennent soudain très solennels…

Nombre de places limité. Réservations : contactnoe@fsju.org ou au 01 42 17 11 80

C’était un mercredi bien particulier que le 2 mai 2018, des anciens élèves du programme Hé s’étaient même libérés pour assister au cours d’une personnalité comme on en connaît peu, un Talmid Hakham, un professeur de La Sorbonne. Et oui vous l’avez deviné c’est le très cher Rav Weingort qui nous a honoré de sa présence en nous présentant un cours sur les tables de la loi, un sujet bien approprié en cette veille de Chavouot.

Ce cours s’inscrit dans le cursus du Programme Hé qui forme les enseignants de Kodech à la pédagogie et la didactique des matières juives, tous les mercredis après-midis sur 2 années.

Il était également ouvert aux professeurs de Kodech des écoles parisiennes.

C’est avec une compétence et une maîtrise de connaissances hors pair que le Rav Weingort a apporté une toute nouvelle approche pour les élèves du programme Hé sur les tables de la loi en mettant en lumière une corrélation singulière entre les cinq premiers commandements et les cinq derniers, nous rappelant la différence entre ces deux parties : les cinq premiers étant des mitsvoth entre l’Homme et D.. et les cinq derniers s’appliquant à l’Homme et son prochain.

Avec une pédagogie et une humilité impressionnante , le Rav nous permit peu à peu de découvrir le parallèle entre les paroles de droite et celles de gauche,  le lien entre le 1er commandement et le 6è , le 2è et le 7è, etc…

Voici quelques exemples apportés par le Rav Weingort sur cette corrélation:

  • Au 2ème commandement D… nous dit: « לא יהיה לך אלוהים אחרים»- « tu n’auras point d’autres dieux» et au 7è commandement Il nous ordonne: « לא תנאף» – «tu ne feras point d’adultère » : Lorsque quelqu’un commet un adultère, il décide que personne d’autre que lui-même ne doit lui dicter jusqu’où doivent mener ses pulsions. De la même manière quand une personne sert une idole, il décide lui-même quelle entité servir et refuse que ce soit un dieu hors du monde qui décide à sa place.
  • Au 4è commandement D.. nous dit « זכור את יום השבת לקדשו» – « rappelles toi du chabat pour le sanctifier » et au 9è commandement Il nous ordonne « לא תענה עד שקר»-  «ne pas porter de faux témoignage »:

La bouche sanctifie le שבת par le קידוש. Dès l’instant où nous utilisons notre bouche pou

r faire un faux témoignage nous profanons la קדושה de nos paroles.

Nous avons vu ici quelques « gouttes » du cours de Rav Weingort qui nous a apporté tout cela dans un échange permanent avec les participants, en laissant à chacun la possibilité d’exprimer son avis, sa suggestion, ou encore son désaccord, en prenant même le temps de noter les remarques les plus pertinentes, « בשם אמרו » avec le prénom et, le nom de l’intervenant, nous donnant une belle leçon de modestie et הכרת הטוב.

Cheina Brami

 

Ce mois-ci, dans le cadre de notre formation des professeurs de Kodech, une intervention intitulée « installer la relaxation à l’école » a été proposée.

Dans une époque aux exigences grandissantes, les élèves sont sujets au stress et à l’anxiété.

Une sophrologue diplômée est intervenue auprès des enseignants, dans l’optique de les initier à la mise en place de plusieurs techniques, simples et efficaces, ayant pour objectif de développer bien-être et épanouissement, tant des élèves que des professeurs, favorisant ainsi l’efficacité des apprentissages.

L’objectif recherché est de permettre à chaque élève de s’épanouir dans son environnement, sa classe et son école, d’améliorer les relations des enfants avec les professeurs et des enfants entre eux, pour profiter pleinement de l’enseignement dispensé.

L’intérêt de ces méthodes se ressent, tant du point de vue de l’élève, que de celui du professeur, duquel on attend d’être toujours en forme, disponible, patient(e), à l’écoute et calme, une attente bien souvent pesante et génératrice de stress.

Cette approche novatrice entre en dissonance avec la démarche traditionnelle, tout en étant complémentaire à la formation pédagogique et didactique des enseignants.

Sarah LEHIANI