Séance ouverte : Enseigner la fête de Chavouoth par le Rav Botschko


Témoignage d’un stagiaire

À l’occasion de la fête de Chavouoth, nous avons pu bénéficier des riches enseignements de Rav Shaul David Botchko.

Je relèverai un point qui m’a marqué, lors de cette séance ouverte.

Le Rav Botchko s’est longuement arrêté sur l’idée qui se cache derrière les propos du midrach affirmant que D.ieu força, en quelque sorte, le peuple d’Israël à recevoir la Torah sous peine de les engloutir sous la montagne…

Le Rav expliqua qu’il s’agit en réalité d’une telle intensité de révélation divine que les sages voient, ici, une contrainte divine.

De là, nous comprenons tout le sens d’un autre midrach sur le miracle de Pourim. Nos sages affirment que lors du décret d’Haman d’exterminer tous les juifs de l’empire perse, ces derniers, sous la houlette de Mordekhaï,  eurent un tel élan de Techouva, prêts à donner leur vie pour ne pas abandonner la Torah, qu’ils « accomplirent ce qu’ils avaient reçu au mont Sinaï. »

En effet, ce qu’ils avaient reçu et accepté par la contrainte lors du don de la Torah, fut réalisé dans sa pleine mesure par une volonté à toute épreuve, lorsque Haman leur imposa le dilemme entre abandonner leur identité ou mourir.

L’amour que D.ieu leur manifesta au Sinaï, tellement intense qu’il ne pouvait que les obliger à accepter le joug de la Torah, trouva toute sa plénitude en le restituant à Hachem, de leur plein gré, cette fois ci.

 

À travers cette réflexion sur Chavouoth et plus particulièrement le don de la Torah, nous percevons la profondeur des propos du Rav Botschko qui nous éclaire régulièrement par ses enseignements percutants.

 

Lévy Abrahami, stagiaire de 2ème année du programme Lélamed 

 

Ce qui est remarquable chez le Rav Botschko dans son approche, c’est sa capacité à actualiser le message de la Torah.

Par exemple il nous invite à faire réfléchir nos élèves sur la fameuse discussion entre Rabbi Shimon Bar Yohaï et Rabbi Ychmael sur la place à accorder à l’étude et au travail. Ou encore impliquer les élèves dans la signification que peut avoir pour eux, aujourd’hui, les dix commandements.

Autre exemple inspiré du Maharal de Prague, la comparaison entre le don de la Torah et l’éducation. En effet au départ Dieu nous a forcé à recevoir la Torah mais par la suite elle a été acceptée de plein gré à l’époque de Pourim. Ce processus est semblable à celui qui se met en place dans l’éducation, à savoir que l’on impose d’abord aux jeunes enfants des règles et des principes qui seront par la suite intégrés et acceptés de plein gré si l’éducation est réussie.