L’art de la prière en questions !


Les entretiens pédagogiques de Neher portaient sur l’enseignement de la prière.

C’est un défi pour les enseignants de Kodech comme nous le montre les différents intervenants de la table ronde du 1er juillet 2019. Mais ce défi peut être relevé avec un certain succès si l’on veut bien mettre en place les recommandations proposées lors de cette soirée d’un haut niveau et une grande richesse.

Le Rabbin Shoushana, Rabbin de Charenton et enseignant de Kodech a insisté sur ce temps de partage entre jeunes et adultes, sur l’importance d’un même vécu collectif positif. Mais ce temps de prière doit être préparé en amont pour sensibiliser les élèves aux lieux, aux objets, aux textes afin d’en faire ressortir leurs capacités de Kédoucha, de sainteté.

Avec Sonia Barzilay, agrégée d’hébreu et enseignante nous avons approfondi l’importance de la compréhension du texte en utilisant tous les ressorts de la langue hébraïque apprises et pratiquée par ailleurs. Cet enrichissement textuel par la découverte de l’usage varié des mots permet non seulement de familiariser avec le texte du Sidour mais également d’élargir le pouvoir de signifiance des paroles prononcées.

Sarah Lévy, enseignante de Kodech et sophrologue a expliqué comment tisser des liens entre ces deux pratiques. L’entrée dans la concentration n’est pas forcément le fruit d’un long travail de préparation. En quelques minutes, bien encadré on peut susciter un état d’esprit propice à l’entrée en prière.

Enfin, Révital Benkhalifa, professeure des écoles et formatrice spécialisée en transversalité nous a permis de toucher du doigt la différence qu’il y a entre apprendre à faire la prière et apprendre à prier, entre le décalage du texte et l’entrée en soi sans pour autant se priver de la richesse du collectif.

Ces temps d’introspection et de réflexion sont d’ailleurs en phase avec les recommandations du ministère de l’éducation portant sur l’accueil œcuménique ou la pratique de la chorale

Le temps a manqué pour continuer à découvrir les multiples facettes de la prière. Mais Patrick Petit-Ohayon nous avait prévenu d’entrée de jeu, nous allions ressortir avec plus de questions que de réponses, mais des questions enrichies grâce à nos quatre intervenants.

Au-delà des pratiques à essayer de la rentrée, l’envie de revenir se renforce.

Un participant