Sous la houlette du CNPJ, le Campus FSJU recevait à l’Espace Rachi 300 jeunes collégiens des écoles : Ozar Hatorah 11 et 13, Alef, ORT Villiers, Benjamins de Pantin, Lucien de Hirsch et Rambam Maimonide venus à l’occasion de la journée européenne de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité.
Après une prise parole de Richard Odier, directeur général du FSJU, ils ont assisté à la diffusion du très beau et poétique court métrage « une étoile cousue main ».
A l’issue de la projection, un échange s’est fait avec un des acteurs Zohar Wexler et la réalisatrice Rebecca Wengrow.
Les collégiens ont également écouté le témoignage de M. Lucien Zinger, enfant caché pendant la 2e guerre mondiale.

Une rencontre forte pour marquer et sensibiliser ce jeune public et amorcer la réflexion sur le « devoir de mémoire ».

 

 Pour la troisième année consécutive, le Campus FSJU propose en partenariat avec le Département de la vie associative et culturelle du FSJU, des cours pour apprendre l’hébreu – oulpan – dans le cinquième arrondissement.

Ces cours répartis sur trois classes proposent à des élèves de tous niveaux de démarrer l’apprentissage ou de se perfectionner dans la langue hébraïque.

Animés par Mmes Sonia BARZILAY professeur agrégé d’Hébreu et Ayelet AMIEL professeure référent à l’OSM, ces cours ont remporté un vif succès aussi bien auprès du personnel du FSJU que des bénévoles ou des habitants des 5e et 13e arrondissements.

 

 

Le 25 novembre dernier, les stagiaires du programme Hé, du Campus FSJU participaient sous la houlette du CNPJ de Claudine Levy à une séance de formation présentant les outils proposés par Jewish Interactive, plate-forme en ligne de ressources et d’échanges.

Conçue comme un réseau social, cette plate-forme met à la disposition des utilisateurs de nombreux supports interactifs, adaptés à chaque domaine et à chaque niveau d’enseignement, de la maternelle au lycée.

Il y a un an déjà, le CNPJ avait organisé en présence de Ilena Alexis, un 1er atelier sur les outils numériques développés par Jewish Interactive, pour renforcer les acquis des élèves en Kodech et en Ivrith.

La qualité de ce nouveau support mais aussi la difficulté que peut représenter sa mise en place a amené le CNPJ à inviter une seconde fois Ilena Alexis, pour continuer cette initiation et travailler principalement cette fois-ci sur la fête de Hanouka.

Ilena présenta brièvement aux stagiaires l’application JiTap.

À la fin de la séance, les professeurs stagiaires assistants à la formation, étaient entre autre capables d’utiliser cette application (disponible dans de nombreuses langues) et de créer des jeux ludiques tout en ayant la possibilité de mettre à disposition des élèves ceux déjà conçu, pour différents niveaux et sur de multiples thèmes comme les fêtes du calendrier juif, les péricopes de la semaines, l’apprentissage de l’hébreu, et plein d’autres choses que vous pourrez découvrir en navigant sur cette application.

L’application est facilement maîtrisable, et en l’espace de 2-3 heures, un enfant comme un adulte est capable de l’utiliser.

Autre avantage non négligeable, ce temps passé sur un tablette/écran est un vrai temps d’apprentissage qui reste ludique. Jitap nous permet donc en plus, de joindre l’utile à l’agréable. C’est une application pour apprendre en s’amusant !

Ariel Botbol

Stagiaire de 2ème année

Rabbin intérimaire.

 

Pour faire son portrait d’une formatrice, en référence à Prévert, par modestie, elle écrirait son nom dans un coin du tableau.

Elle vient du monde de l’entreprise où elle était en charge de la gestion des connaissances dans les OPCA du secteur de l’agronomie et du BTP. Elle prend conscience que proposer des formations professionnelles aux salariés leur permet de monter en compétences. Elle a alors la chance de participer à un projet de lutte contre l’illettrisme qui fait appel à la méthode Feuerstein et constate immédiatement ses effets dans la vie courante, telle que la réussite du permis de conduire pour certains, une plus grande confiance en soi, l’accompagnement des parents dans les devoirs de leurs enfants…

Puis Janie réalise dans sa vie familiale que ses quatre enfants, éduqués de la même façon, n’ont pas un parcours linéaire et que chacun doit être aidé différemment. Elle se plonge alors dans les différentes approches de l’apprentissage pour développer au mieux le potentiel de chacun. Elle reste convaincue que sans médiation, il n’y a pas d’apprentissage possible

Elle a participé à l’élaboration d’actions de formation pour les futurs travailleurs sociaux de la communauté juive dans ce qui était l’époque l’UCJFP. Mais elle dresse un constat amer sur le manque de valorisation de la Femme dans la communauté juive.

L’être humain, dans sa complexité et ses différences, la passionne. Après le PEI, elle enchaîne les formations : cartes mentales, communication non violente, sketchnoting…

Elle décide alors de créer son entreprise. Sa rencontre avec Hélène Zrihen va lui donner l’occasion de rentrer dans le monde de l’École. Elle intervient dans des écoles hors contrat, comme celle du Rav Rottenberg puis dans les établissements sous contrat. Elle forme nos étudiantes et nos professeurs au CFP Neher dans le cadre de leur formation continue.

Sa satisfaction est de mettre les apprenants en situation pour qu’ils osent sortir de leur zone de confort et qu’ils expérimentent de nouveaux outils. Garante de la sécurité du groupe, elle peut faire appel à la coopération et à l’émulation pour faire progresser les individus dans un climat bienveillant. A la question de futurs stagiaires : « Qu’est-ce que j’apporte pour la formation ? », elle a l’habitude de répondre : « Venez avec votre sourire ! »

France Nahum-Moatty