La formation continue des enseignants sous contrat est prise en charge par le Ministère de l’Éducation Nationale, dans la mesure où ces personnels sont salariés de l’État.

Pour que ceci puisse fonctionner, il est nécessaire que chaque établissement privé sous contrat choisisse en janvier de chaque année son organisme de formation de rattachement. Cela est valable aussi bien pour le 1er et le 2d degré.

Le CFP Neher depuis sa création en 1993 est agréé par le Ministère pour mettre en œuvre, en ses lieux et places, ces formations continues 1er et 2d degré pour les personnels des établissements adhérents.

La question se posait jusqu’à présent pour la formation des enseignants d’Hébreu des Collèges– Lycées privés juifs. En effet, ces enseignants ne pouvaient pas participer aux formations du public et l’opérateur de formation de l’enseignement catholique (Formiris), n’organise pas ces formation qui ne se situent pas dans son champ d’intervention. C’est pourquoi, le CFP Neher, en partenariat avec l’inspection générale d’Hébreu va proposer, pour tous les établissements du secondaire juif adhérents, un prochain cycle de formation continue pour les professeurs du privé juif.

Vous recevrez prochainement une proposition concrète de formation dans ce sens.

Patrick PETIT-OHAYON

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Depuis quelques années, l’École Internationale pour l’Enseignement  de la Shoah (EIES) en partenariat avec le Campus FSJU, offre la possibilité aux enseignants de se former à l’enseignement de la Shoah, avec une approche originale : mettre l’accent sur la vie des Juifs, avant,  pendant et après la guerre, à travers l’art, la musique, la littérature.

C’est avec ces quelques indications, et beaucoup de curiosité, que l’équipe pédagogique de l’école Henri Schilli-Yabné, formée d’une quinzaine d’enseignants de maternelle et primaire, ‘hol et kodesh confondus, et menée par notre directrice Yael Benarrouch, décide de se lancer dans l’aventure de ce séminaire.

Arrivés à Jérusalem, nous sommes accueillis par Hélène Zrihen, responsable de l’unité André et Rina Neher, du Campus FSJU, et par Yoni Berrous, directeur du bureau francophone, à Yad Vashem (Département des Institutions Juives).

Nous nous posons évidemment beaucoup de questions : nos élèves de primaire et de maternelle ne sont-ils pas trop jeunes pour aborder cette période douloureuse de notre histoire ? Y a-t-il une véritable utilité à ce qu’ils l’abordent maintenant ? Peut-être vaudrait-il mieux attendre les classes du secondaire ?

La formation qui se déroule à l’EIES, sur l’immense site de Yad Vashem a été concue spécialement pour répondre à notre attente et tenir compte de notre spécificité.

Le campus, réparti  sur plusieurs étages, est vaste et clair, plein de vie; on y croise des groupes d’enseignants, juifs et non-juifs, venus du monde entier, ainsi que des soldats et des élèves.

Les salles de classe sont agréables et fonctionnelles. Nous redevenons élèves… Et voici, face à nous, une pléiade d’intervenants : ils sont universitaires, historiens, Rabbanim, psychologues, musicologues, ou encore enfants cachés. Passionnés par leur sujet, ils sont tous animés du même désir: transmettre leur savoir à nous, enseignants, pour que les futures générations sachent…

Notre formation est complétée par plusieurs visites : nouveau musée de Yad Vashem (avec une guide extraordinaire), la Tente du Souvenir, le musée des enfants, la vallée des  communautés perdues, la synagogue de Yad Vashem.

Des outils pédagogiques adaptés sont mis à notre disposition pour réfléchir à l’élaboration de futurs programmes…

Au fur et à mesure de ces exposés, de ces visites, nous réalisons que, si nous connaissions l’Histoire de la Shoah, en revanche nous ne savions rien, ou presque, de la vie, des coutumes, de la richesse culturelle de toutes ces communautés disparues. Nous ne savions rien de l’élan de vie et de créativité formidable qui continua à les animer, malgré le ghetto, malgré le camp d’extermination.

Nous découvrons les histoires de ces communautés, de ces familles, et soudain, ils cessent de n’être qu’une masse sombre, désolée, perdus dans le chiffre insondable de 6 millions… Ils redeviennent ce qu’on leur a volé : le droit d’être des hommes, des femmes, des enfants, des êtres humains, disparus, dont il apparaît indispensable d’honorer la mémoire par la connaissance de ce qu’ils ont été de leur vivant.

Nos élèves méritent de devenir des adultes solidement formés et informés de cet épisode tragique de leur histoire.

Nos élèves méritent de connaître correctement le passé de leur peuple pour se tourner sereinement vers leur avenir.

Nos élèves méritent que nous leur parlions de la Shoah autrement qu’au détour d’une leçon du programme d’histoire, ou en quelques phrases lapidaires juste avant d’entendre retentir la sonnerie de Yom HaShoah.

Et c’est à nous, enseignants, que revient ce devoir de transmission.

Merci à Hélène Zrihen, à Yoni Berrous et à Yael Benarrouch pour cette expérience forte, intense, lourde… Mais nécessaire.

Déborah Elbaz  – Enseignante 

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Récit d’une participante au séminaire de fin d’année du programme Hé

Le lundi 6 juillet 2015, tout notre groupe était bien présent au rendez-vous prévu à l’aéroport de Lod.

Nous nous mettons en route pour le nord d’Israël et nous installons dans la petite ville pittoresque de Zikhon Yaakov. Tout le monde est bien décidé à commencer ce voyage tant attendu dans la bonne humeur et l’entente générale !

C’est le lendemain matin, mardi, après le petit déjeuner israélien traditionnel, que l’expédition commence pour une semaine très chargée en découvertes et sans temps morts.

Notre guide, Ariel, a bien l’intention de nous faire partager un maximum de connaissances en un temps record !

En montant vers la frontière du Liban (accompagné de Sagui notre shomer) nous écoutons un cours sur la création de l’État d’Israël. Tout au long de cette journée, nous découvrons des paysages magnifiques, nous longeons la route pour Hatsor avec des arbres à perte de vue, Kiriat shemona, le plateau du Golan, Rosh Pina. Nous sommes entourés de palmiers, figues de barbarie, et de pierres datant de 3500 ans. Le Tana’h entre les mains nous écoutons attentivement l’histoire des rois d’Israël.

Nous arrivons à Tel Dan, où une végétation très dense longe la rivière qui descend vers le Jourdain. Nous découvrons le grand projet du KKL d’asséchement des marécages à Houla où des milliers d’oiseaux passent chaque année avant d’émigrer vers d’autres contrées.

Le soir, après cette exténuante journée, un moment de détente et de rire au restaurant.

Le lendemain, nous visitons le Har Hacarmel, ses oliviers et sa vue époustouflante. Notre Tanah toujours entre les mains, nous suivons les paroles d’Ariel sur Éliahou Hanavi et les rois d’Israël.

Nous visitons Meguiddo, lieu inoubliable avec son tunnel profond de 15 mètres.

Jeudi nous partons pour Tsfat (Safed) sur les traces des maîtres de la Kabbale. Nous nous mettons ensuite en route pour Jérusalem pour 2 journées. Comment ne pas avoir les larmes aux yeux en y arrivant avec un coucher du soleil au rendez-vous.

Nous y découvrirons les fouilles archéologiques sous un soleil de plomb près de Beth Shémesh.

Un repos bien mérité ce Shabat à l’hôtel où nous savourons un véritable « shabat yéroushalmi », les débats avec notre second guide Eythan vont bon train ! Le tout dans le respect de l’autre, et la soif d’apprendre.

Dimanche matin, le temps presse, la journée est très chargée car nous avons moins de 12h pour visiter la vieille ville et Ir David avec l’inoubliable expérience de Mey hashiloua’h, la vue sur l’entrée du Beth Hamikdash avec ses 3 arcades repérées dans la pierre, les tunnels du Kotel… tout cela copieusement enrichi des explications d’Eythan.

Lundi, bientôt le retour, chacun a déjà la nostalgie de quitter ces lieux emplis d’histoire. Des liens se sont tissés, des amitiés, des confidences au sein d’un groupe merveilleux qui a su mettre ses différences de côté, pour la réussite de ce voyage grandiose !

 Virginie Benittah

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Ce séminaire du 12 au 19 juillet dernier a été proposé par le KKL, en partenariat avec le Campus FSJU à une cinquantaine de personnes de l’éducation – enseignants, directeurs, conseillers pédagogiques – de France et du monde, exerçant en école juive ou non.

Il a été animé par un duo très dynamique et performant : Ariel Assaf, guide diplômé et Yaël David-Touati, directrice pédagogique des programmes francophones pour le KKL et coordonné par Laurence Kiman du KKL Paris.

D’autres enseignants israéliens et sud-américains ont partagé, avec les français et les belges certaines conférences, durant les trois premiers jours lors du congrès international du département Jeunesse et Education du KKL.

Le thème du leadership était le fil conducteur de cette formation, illustré par des activités pédagogiques.

Le leader est caractérisé par quatre constantes :

  • comprendre le groupe et chacun des membres qui le composent dans sa spécificité (unique et différent) ;
  • accueillir le leader qui va succéder à celui en place ;
  • montrer l’exemple (conduire et se comporter ont les mêmes racines en hébreu) ;
  • porter la responsabilité globale du groupe.

Nous avons visité quelques sites du KKL accueillant des élèves et des jeunes des mouvements de jeunesse et avons reçu du matériel pédagogique varié (cartes, jeux, clé USB…).

Plusieurs sites historiques remarquables ont été visités : le Mont Carmel, le Mont Guilboa, Meguiddo, le site de la ville Hatzor, Beit Shearim, chacun rappelant le rôle capital d’un leader de l’époque biblique, de la Michna ou du sionisme.

Le thème de l’eau dans la tradition juive a été abordé à travers des textes du Midrach. La visite du Lac Houla de renommée mondiale, est une illustration de la concrétisation du projet écologique et environnemental.

La formation s’est déroulée également à Zirhon Yaacov, lieu historique, où nous avons visité le musée de la famille Aharonsohn qui relate l’histoire des premiers juifs résistants modernes du mouvement NILI : « Netza’h Israël Lo lchaker ».

Diverses soirées festives ont ponctué ce séjour mémorable : l’une au kibboutz Na’hsholim, l’autre organisée par le KKL mondial au parc Shouni de Binyamina.

Hélène SEBBAG – Directrice d’école

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Mercredi 10 juin, les étudiantes de première et seconde année du CFP, se sont rendues à l’école Gustave Leven, dans le cadre de leur formation aux TICE (Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement) pour apprendre à utiliser un TNI (Tableau Numérique Interactif).

Au niveau de l’installation, le TNI est un ensemble de tableau blanc mat, d’un ordinateur avec webcam, d’un logiciel (interwrite) et d’un vidéo projecteur avec miroir. S’ajoutent  des enceintes et des crayons tactiles, bien que le doigt puisse aussi s’utiliser comme sur un écran de téléphone.

Ce mode de travail permet d’être face à une classe sans pour autant rester statique. Elèves et enseignant  agissent de concert. L’utilisation de cartes, d’images, de vidéos, s’affichent en grand sur l’écran et chacun peut venir compléter le smartboard. L’enseignant a ses fichiers où ses séquences sont regroupées par journée, ou par thème et des ponts s’établissent entre deux activités. Un enseignant peut ainsi conserver sa séquence journalière et l’intégrer à sa séance. On constate un gain de temps pédagogique et un investissement du côté des enfants.

On peut photographier avec un smartphone un travail d’élève et l’envoyer sur l’écran et à partir de là, le retravailler avec la classe. La pédagogie frontale est remplacée par une interactivité, où les enfants travaillent de façon ludique.

Tout un vocabulaire particulier s’articule autour de ce nouvel outil informatique (smartboard, workspace, curtain, spotlight…)

Après les considérations techniques, nous sommes passées à la pratique. Mr Miranda a pris l’exemple d’un manuel d’histoire qui est accompagné d’un support numérique, comme tendent à le faire de plus en plus de manuels, Open Sankore, Géogébra, Bayard Coutellier…

Chacune des stagiaire est repartie avec l’objectif de mettre en pratique ces  premières notions qui devront ensuite être approfondies. Plusieurs établissements de notre communauté sont déjà équipés et de plus en plus vont l’être, c’est pourquoi, cette formation fait partie intégrante du programme d’étude des futurs Professeurs des Écoles.

Un grand merci à Yona Smadja, Directrice de l’école Gustave Leven, qui a une année de plus eu la gentillesse de nous accueillir pour cette séquence et a mis à disposition ses équipements.

France NAHUM-MOATTY

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