La rentrée 2019-2020

Cette année comme l’an dernier les résultats au concours externe du CRPE (Concours de Recrutement du Professorat des Ecoles) ont été très satisfaisants.

Sur les 15 candidats admissibles, 8 de nos étudiantes en présentiel étaient admis, ce qui correspondait aux 8 places mises au concours. A ce nombre s’est ajouté, 3 personnes qui ont réussi le 3ème concours. Il s’adresse aux personnes qui ont 5 ans d’ancienneté dans le secteur privé, et 3 personnes qui ont passé le 2ème concours interne, il s’agit d’enseignants en poste depuis 3 ans dans un établissement sous contrat. Sur les enseignants lauréats du concours interne deux sont sur Lyon. Nous avions assuré une formation accélérée dans cette académie, lors des congés scolaires. Nos formateurs de français, mathématiques et histoire avaient assuré l’équivalent d’une semaine de cours environ chacun.

La rentrée des secondes années a débuté la dernière semaine d’août avant leur prise de fonction. Des formations pratiques sur les emplois du temps, l’aménagement de la classe, les affichages, la première réunion de parents, et le positionnement dans l’école. Ainsi armés, ils sont prêts pour la rentrée, qui en seconde année est répartie entre un mi-temps en classe et un mi-temps de formation, plus une demi-journée à l’INSPE (Institut National Supérieur du Professorat des Ecoles qui remplace l’ESPE). Au cours de cette année d’alternance, ils ont un maître tuteur dédié dans l’établissement qui les visite 5 fois dans l’année et qui établit un compte-rendu de visite. Ces derniers seront envoyés en mai au Rectorat en vue de leur titularisation. De plus des visites formatives, APP, en classe, où les formateurs sont accompagnés des stagiaires. A l’issue de cette année, si tout s’est bien déroulé, ils seront titularisés.

La rentrée 2020-2021, annoncera des changements sur la maquette de formation. Au lieu de 2 ans, la formation passera à 3 ans. Le concours n’aura plus lieu en avril de la première année, mais à la fin de la seconde année. Mais le nouveau dispositif n’est pas encore publié au BO, attendons pour plus d’informations.

France Nahum-Moatty 

 

Les entretiens pédagogiques de Neher portaient sur l’enseignement de la prière.

C’est un défi pour les enseignants de Kodech comme nous le montre les différents intervenants de la table ronde du 1er juillet 2019. Mais ce défi peut être relevé avec un certain succès si l’on veut bien mettre en place les recommandations proposées lors de cette soirée d’un haut niveau et une grande richesse.

Le Rabbin Shoushana, Rabbin de Charenton et enseignant de Kodech a insisté sur ce temps de partage entre jeunes et adultes, sur l’importance d’un même vécu collectif positif. Mais ce temps de prière doit être préparé en amont pour sensibiliser les élèves aux lieux, aux objets, aux textes afin d’en faire ressortir leurs capacités de Kédoucha, de sainteté.

Avec Sonia Barzilay, agrégée d’hébreu et enseignante nous avons approfondi l’importance de la compréhension du texte en utilisant tous les ressorts de la langue hébraïque apprises et pratiquée par ailleurs. Cet enrichissement textuel par la découverte de l’usage varié des mots permet non seulement de familiariser avec le texte du Sidour mais également d’élargir le pouvoir de signifiance des paroles prononcées.

Sarah Lévy, enseignante de Kodech et sophrologue a expliqué comment tisser des liens entre ces deux pratiques. L’entrée dans la concentration n’est pas forcément le fruit d’un long travail de préparation. En quelques minutes, bien encadré on peut susciter un état d’esprit propice à l’entrée en prière.

Enfin, Révital Benkhalifa, professeure des écoles et formatrice spécialisée en transversalité nous a permis de toucher du doigt la différence qu’il y a entre apprendre à faire la prière et apprendre à prier, entre le décalage du texte et l’entrée en soi sans pour autant se priver de la richesse du collectif.

Ces temps d’introspection et de réflexion sont d’ailleurs en phase avec les recommandations du ministère de l’éducation portant sur l’accueil œcuménique ou la pratique de la chorale

Le temps a manqué pour continuer à découvrir les multiples facettes de la prière. Mais Patrick Petit-Ohayon nous avait prévenu d’entrée de jeu, nous allions ressortir avec plus de questions que de réponses, mais des questions enrichies grâce à nos quatre intervenants.

Au-delà des pratiques à essayer de la rentrée, l’envie de revenir se renforce.

Un participant

Quelle belle histoire qui lie Israël et le KKL !

En juillet dernier, le KKL a proposé un séminaire international aux membres de la communauté éducative ayant pour thématique « le lien avec Israël » et donc pour objectifs les prolongements à donner dans nos écoles : « comment transmettre ce lien ? »

Avec d’autres professeurs et directeurs issus des écoles rattachées au Campus FSJU, nous avons constitué un groupe de professionnels de régions différentes, Paris, Marseille, mais aussi Genève ou encore Casablanca, un groupe éclectique dont pourtant la cohésion dynamique s’est faite remarquer.

Pour ce séminaire, le KKL a proposé une nouvelle fois un programme inédit. Il nous a permis de découvrir autrement Israël, lieux, structures, institutions mais aussi des israéliens.

Dans notre groupe imposant constitué pour la moitié d’américains, et pour l’autre de francophones, mais cette fois–ci pas d’israéliens. Nombreux étaient ceux qui n’en étaient pas à leur premier séminaire avec le KKL : pour autant, pour tous, ce fut un périple jalonné de découvertes.

En effet à chaque visite, à chaque activité, le prisme proposé nous permettait de chausser nos « lunettes d’enseignants » et ainsi de stimuler notre créativité sur des pratiques pédagogiques afin d’optimiser nos perspectives dans nos établissements.

Avec ce partenariat, le Campus FSJU a su miser sur une réactualisation des méthodes et pratiques et au final cela est bénéfique au réseau des écoles et institutions éducatives juives.

Un savant alliage de visites, de conférences, de promenades, de bons repas sur de « grandes ou petites tables » d’hôtel ou de kibboutz… tout nous conduisait (certes sans mal car nous étions tous conquis par les richesses du pays) à renforcer l’attachement et l’amour d’Israël, à son histoire et son peuple.

La fibre, le lien ou les racines, tout nous lie ; la question qui se pose toujours est : comment nous renouveler pour continuer de transmettre cet attachement ? Comme nos publics changent, comment s’adapter ?  Notre société nous bouscule… alors quels nouveaux outils ?

Nous ressentions combien en Israël, ce souci de s’adapter pour transmettre était un leitmotiv ; la conscience de la mutation de la pédagogie était prégnante partout, à tous les niveaux de la société et bien évidemment chez tous les membres de la communauté éducative.

Alors rien de mieux qu’une mise en situation avec des ateliers de chant, de danse ou encore de photo… Le groupe entier des 260 personnes s’est fondu et s’est pris au jeu : un réel moment de détente, mais en filigrane, de création et d’imagination à transposer dans nos cours.

Le rythme du séminaire était vraiment très soutenu : il nous fallait beaucoup d’énergie mais l’équipe du KKL comme les échanges avec les collègues nous dopaient :

De la synagogue antique à Tibériade au musée de Dona Grazia où des photos mémorables ont immortalisé notre défilé en costumes d’époque et nos éclats de rire.

De la grotte de Keshet et réservoirs d’eau en Galilée au circuit en jeep dans le Golan.

Du kibboutz Sdé Eliahou avec ses techniques higt tech et agricoles au Musée de la résistance juive de France.

De la Collines des munitions à la soirée au Musée de la musique. Tout concourait à nous montrer la diversité des richesses du pays.

Personnellement, ce séminaire m’a permis de me ressourcer et de partager avec des professionnels mais avec un recul bien confortable et sans être stressée par les contraintes de planning. J’ai toutefois regretté l’absence d’israéliens (difficile semble-t-il de les intégrer cette année) ainsi que le peu d’échanges avec les américains dont le programme était encore plus dense que le nôtre. Toutefois pour moi le shabbat à Jérusalem fut un extraordinaire temps fort marqué par l’office à la Grande Synagogue Ashkénaze donné par un chœur lyrique… et une jeunesse internationale dansant sur l’esplanade devant le Mur…

Pour finir, le secret de la réussite des formations du KKL a été percé. Les formations sont aussi riches et originales qu’inattendues : en effet pas de longues conférences interminables, pas de documents indigestes mais des outils et méthodes marquantes qui donnent à penser, à nourrir notre curiosité et des pistes pour enrichir et renouveler nos cours et activités périscolaires.

Avec l’équipe d’enseignants et directeurs nous avons lancé de nouvelles pistes et projets pour raviver l’attachement à Israël auprès de la jeunesse française, une flamme à entretenir…

Dominique Dahan

Directrice de la classe préparatoire Emc2-Hadamard

 

 

 

 

 

Séminaire d’été 2019 du programme Hé

Pour clôturer leur année universitaire, les stagiaires du programme Hé du Campus FSJU ont eu la chance de participer au séminaire « Bible en main », un séminaire dense mené à un rythme trépidant qui leur a réservé beaucoup de surprises.

Le voyage a débuté avec un passage de 2 jours à l’école internationale pour l’enseignement de la Shoah de Yad Vashem durant lequel ils ont eu l’occasion de visiter le mémorial avec la guide Déborah Braff, mais également d’assister à des cours passionnants sur la philosophie juive par le Rav Daniel Epstein ou encore sur les rabbins et le judaïsme à l’époque de la Shoah par le Rav Binyamin Charvit.

Les stagiaires ont poursuivi l’aventure avec une visite de Ir David à la fois historique sur les traces de la Jérusalem d’antan et… aquatique puisqu’ils ont traversé, les pieds dans l’eau et l’obscurité, le tunnel d’Ezhekias, qui servait à approvisionner la ville en eau.

En soirée, ils ont assisté à un spectacle « son et lumière », étonnant de réalisme au milieu des vestiges et des fouilles, et au pied des remparts de Jérusalem.

Le séjour s’est poursuivi par des cours à la Michlelet Lifshitz, puis les stagiaires se sont rendus à Tel Shilo où fut érigé le Tabernacle (Michkan) avant la construction du 1er Temple. Les deux guides présents : Rivka Gelber et Ariel Assaf ont fait revivre la montagne de Shilo aux yeux des stagiaires tel qu’elle était par le passé et évoqué dans le Séfer Shmouel.

La soirée s’est finie en beauté par un dîner avec le Ministre Israélien de l’éducation Rafi Perets, venu saluer et encourager les enseignants de la Diaspora, à poursuivre leur travail de transmission de la Bible et de la connaissance d’Israël….

Le lendemain, le voyage « Bible en main » a continué par une visite guidée dans la vieille ville de Jérusalem ou, après s’être rendu sur la tombe supposée du roi David, les professeurs de Kodesh ont eu droit à une visite privée des fouilles en cours face au Kotel puis à l’exploration du tunnel situé sous le mur occidental et qui marque le prolongement sous terrain de l’enceinte du temple.

La journée s’est terminée avec la participation du groupe à des fouilles archéologiques à Emek Tzurim. De nombreux vestiges ont ainsi été découverts par nos stagiaires : bouts de mosaïques, restes de poteries, os d’animaux qui seront soigneusement analysés par les archéologues du site…

Vendredi, le séminaire s’est poursuivi avec la visite du passionnant musée de « Migdal David » qui retrace l’histoire de Jérusalem. La vue panoramique époustouflante a permis aux participants de visualiser tout ce qui avait été appris et découvert durant les jours précédents.

Ensuite, la matinée a continué avec une visite dans le pittoresque quartier de Nahalot où les maisonnettes fleuries et asymétriques donnent au quartier un charme particulier.

Un déjeuner falafel dans un Shouk survolté par une ambiance pré chabatique a complété cette journée.

Pour finir leur séminaire et avant le retour à Paris, le groupe s’est rendu, dimanche, au centre Gogya du réseau Amit, centre de formation des professeurs à Raanana. Ils ont pu y découvrir une méthode de création d’un monde virtuel pour faire travailler en synergie des écoles juives à travers le monde sur des thèmes communs étudiés en classe. Un représentant des écoles Amit a également dévoilé la méthode « Torat Haïm » qui permet de rendre l’enseignement du Kodech comme un souffle de vie de l’école.

Pour terminer en beauté, Adi Werner de Olam Shalem a présenté les contenus pédagogiques disponibles sur le site internet de l’association, qui font découvrir Jérusalem aux enfants du monde entier.

Le séminaire s’achève ainsi sur les ponts que les enseignants peuvent faire dans leur enseignement et les nouvelles méthodes pédagogiques à leur disposition.

Un grand merci à nos partenaires et leurs guides sans qui ce voyage n’aurait pas été possible, de la part des stagiaires émerveillés par la semaine passée.

Merci entre autres à :

– Adi Werner d’Olam Shalem et notre guide Rivka Gerber
– Yoni Berrous et Deborah Braff de Yad Vashem
– Daniel Benhaim et Eve Atlan de la Havaya et le guide Ariel Assaf

 

Héloïse Allali

 

Tout au long du séjour, la presse s’est empressée de faire l’écho de ce voyage :

-Aroutz7

//www.inn.co.il/News/News.aspx/407014

-La chaîne Qualita //www.youtube.com/watch?v=LlpISRqkDkQ&feature=youtu.be&fbclid=IwAR2rGUrchJg1whhQ75GyGquJyQVCzb1jalW4NkY4Z1B5ff0xMUWwBJGtbxI

-Reshet Beth

//www.inn.co.il/News/News.aspx/407014 (interview du 14/08 démarre à 1h17’)

 

 

Le Fonds de Bourses d’études Norbert Dana

Crée en 2006, par le Fonds Social Juif Unifié, la bourse Norbert Dana encourage les étudiants engagés sur  des cursus de formations sanitaires et sociales pour exercer à terme au service de la communauté juive. Le Fonds de bourses vient honorer l’action de Norbert Dana, disparu en 2004.

Norbert Dana a consacré sa vie professionnelle au développement de l’action sociale dans plusieurs institutions majeures de la communauté juive dont le FSJU.

Depuis plus de 10 ans, Cadres de l’Action sociale, Assistants de services sociaux, Conseillers en économie sociale et familiale, Educateurs spécialisés, Moniteurs éducateurs, Éducatrices de jeunes enfants, Auxiliaires de puériculture, Infirmiers et aides-médicaux psychologiques ont ainsi été recrutés par les différentes associations sociales.

Le projet est national, nous pouvons traiter des dossiers pour des étudiants en provenance de toute la France.

Les diplômes de l’Action sociale comme ceux de la Petite Enfance manquent encore de visibilité et offrent pourtant de belles opportunités d’emplois et de parcours professionnels.

Nous sommes très engagés à soutenir ces choix d’étude qui garantissent une relève nécessaire dans le riche tissu associatif de nos structures sociales.

Ces études sont exigeantes sur le temps (3 ans pour les diplômes de niveau licence) et sur l’investissement personnel des étudiants qui cumulent stages de terrain et cours théoriques.

Modalités :

Campus FSJU, sous la houlette de l’Institut Léon Askénazi dédié à la formation dans les secteurs sanitaire, social et petite enfance a poursuivi cet engagement. Le fond de bourse Norbert Nada s’inscrit dans un dispositif d’accompagnement et de professionnalisation.

Les demandes sont examinées par une commission et les bourses sont attribuées en fonction de la situation personnelle, des études suivies par le candidat et de ses motivations Elle est versée mensuellement et renouvelable sur la durée du cursus. La commission peut examiner des demandes en cours d’année.

L’attribution de cette bourse s’accompagne d’un contrat entre le FSJU et le candidat. Celui-ci s’engage à travailler pour la communauté juive à l’issue de l’obtention de son diplôme pour une durée proportionnelle à la durée de la bourse.

Petit retour sur notre dernière promotion

 10 boursiers pour 2018-2019 et des projets variés…

Ils ont tous réussi leur année d’étude, une partie est diplômée et a été recrutée au sein d’associations sociales juives.

Diplômes obtenus :

1 jeune Assistante sociale qui obtenu son diplôme et a trouvé sa place à l’OSE sur une structure d’aide dans l’accompagnement des jeunes polyhandicapés.

1 Monitrice éducatrice a choisi de prendre un poste au Silence des Justes, association spécialisé dans l’accueil de jeunes autistes.

1 Conseillère conjugale et familiale a obtenu sa certification et est en recherche d’emploi.

Une étudiante en Master gestion de structure sanitaire et médico-sociale a obtenu son Master1 et poursuit son Master2 en alternance au CASIM à Marseille.

Une étudiante qui a réussi sa deuxième année et poursuit sa licence en administration économique en se spécialisant sur la gestion de structures médico-sociales.

Une  étudiante pour le concours de Conseiller principale d’éducation (CPE) qui a obtenu brillamment son Master2 et passera son concours en juin 2020.

Futurs diplômés :

Un étudiant infirmier en 3ème année qui sera diplômé en mars 2020.

2 éducatrices spécialisées en 3ème année diplômées en juin 2020

Une Art-Thérapeute diplômée en juin 2020

Une éducatrice de jeunes enfants en seconde année diplômée en juin 2021

Nous sommes en capacité d’accueillir de nouveaux boursiers pour cette nouvelle rentrée.

Lucia Bensimon