Comme chaque année, le mois d’avril annonce l’arrivée du Concours du CRPE (Concours de Recrutement de professeur des Ecoles). Après les congés de février, le stress de nos étudiantes va croissant et nos formateurs usent de leur talent de pédagogue pour leur redonner confiance et motivation pour aborder le dernier mois de préparation, dans les meilleures conditions.

Deux épreuves écrites de 4 heures se dérouleront le 9 et 10 avril, dans un centre des Examens de la région parisienne, pour les épreuves de Français et de Mathématiques, puis dans le courant du mois, elles passeront les deux épreuves orales : l’une sur le Système Educatif et l’autre sur l’EPS.

Si elles sont admissibles, un oral portera alors sur la soutenance d’un dossier élaboré au cours de l’année sur une thématique choisie, sur l’histoire de l’Art, la géographie, l’histoire, ou les sciences.

Après cette présentation du concours, voici le ressenti de nos étudiantes sur cette année de formation dans notre CFP, cette année.

« Préparer le concours de professeur des écoles à André Neher, c’est une opportunité formidable ! Une équipe chaleureuse nous encadre,  des formateurs  expérimentés nous font découvrir avec passion la pédagogie de l’enseignement.

Je tiens à saluer la disponibilité de Mme Nora, notre professeur de français, qui offre énormément de son temps en dehors des cours pour aider chacune d’entre nous dans son travail…

Atslaha à toutes mes camarades et aux prochains étudiants ! » Odélia Amram

« Une année à Neher c’est une année de contraintes, une année de travail, une année sans vacances véritables… Mais une année à Neher c’est aussi une année riche ! Riche en enseignements, riche en rencontres, riche en découvertes… que l’on espère toutes, couronnée de succès. » Sarah Obadia-Bensimon

 « J’ai beaucoup appris lors de cette année de M1, nous sommes entourées de professeurs compétents, soucieux de notre progression et réussite. »  Salomé Partouche

 «  Une formation enrichissante qui m’a donnée davantage le goût du métier ! » Déborah Cohen 

« Une année et une formation difficile mais tellement enrichissantes,  pleine de belles rencontres. Cela me réconforte dans l’idée que le métier de professeur des écoles est vraiment le métier que j’ai envie de faire. » Mélody Silvera

Parler pour que les enfants écoutent ; Ecouter pour que les enfants parlent.

C’est le thème que Chaya Ghébali a proposé de traiter avec les enseignantes de l’école Maternelle Ozar Hatorah de Sarcelles, sous l’initiative de leur Directrice Madame Assayag.

Cette formation s’est déroulée en Israël durant les congés de février, à l’hôtel Ramada, en partenariat avec le Campus FSJU.

Durant cette semaine de formation, différents sujets ont été abordés :

–  Des apports théoriques clairs et succincts sur le fonctionnement du cerveau des enfants au niveau des émotions

– Aider les enfants aux prises avec leurs sentiments

– Susciter la coopération

– Remplacer la punition

– Encourager l’autonomie

– Utiliser les compliments et renforcer l’estime de soi

– Aider les enfants à se dégager des rôles qui les empêchent de s’épanouir.

« C’était une très belle expérience, très enrichissante  pour toute l’équipe pédagogique.

A  conseiller à toutes les écoles !! »

Mme Assayag

Directrice de l’établissement

 

 

Lundi 22 janvier, une vingtaine d’éducateurs, de représentants d’associations de jeunesse et de responsables de centres de vacances ont participé à la formation « Comprendre l’ADO 3.0 » initiée par NOÉ, en partenariat avec l’institut de formation Campus-FSJU.

Né du constat unanime partagé par l’ensemble des directeurs d’organismes de séjours et de mouvements de jeunesse qu’il faut mieux appréhender l’âge adolescent à l’heure des réseaux sociaux, Philippe Lévy, directeur de l’Action Jeunesse du Fonds Social Juif Unifié, propose un cycle de 10 workshops de formation en partenariat avec le Campus-FSJU. Il s’agit de « donner à tous ces praticiens du terrain, précise-t-il, une radioscopie de cet ado protéiforme de plus en plus présent sur Internet et notamment sur Facebook, Snapchat ou Instagram ».  

Avec Hélène Zrihen, responsable du pôle formations au sein du Campus, vient d’être mise en place une série de 10 ateliers inédits sur la compréhension de l’adolescent destiné au public des éducateurs et directeurs d’ACM (Accueil Collectif de Mineurs) immédiatement concernés par cette génération de « digital natives », nés avec internet et dont le monde est à une portée de clics !  

Pour inaugurer ce cycle de workshops, l’Action Jeunesse et Campus-FSJU ont fait appel à la crème des intervenants : Angélique Gozlan, Léa Bitelmal et Bernard Zanzouri. Un trio d’experts qui ont pour point commun l’expérience du terrain. Une journée durant, ils ont mené un atelier inaugural d’échanges.  

Angélique Gozlan est docteur en psychopathologie et psychanalyse, psychologue clinicienne et chercheur associé à l’Université Lumière Lyon 2 et Paris 7-Diderot, auteure de « L’adolescent face à Facebook. Enjeux de la virtualescence » (éditions In Press 2016). Dans une pédagogie fine et affirmée, elle s’est exprimée devant une assemblée conquise, en développant de manière liminaire la problématique « Connaître l’ado 3.0 pour mieux le comprendre » avant d’illustrer son propos par l’exemple des réseaux sociaux phares des jeunes (Facebook, Instagram, Twitter) et leurs spécificités. A un auditoire avide de comprendre les enjeux des espaces virtuels et des images d’Internet sur la vie psychique des adolescents, elle a lancé cette piste de réflexion : « Selon vous, Facebook permet-il la construction de l’adolescent comme sujet, ou constitue-t-il une entrave ? ». Voilà le débat lancé, et le ton donné, qui mettra en résonance les expériences des éducateurs avec leurs éventuelles inquiétudes de perception à accueillir ce public qui vient souvent en découdre avec l’équipe d’animation.

Enfin, elle a mis en lumière le concept de « virtualescence », mot valise dont la contraction définit le « processus par lequel l’adolescent va trouver au sein du virtuel un espace d’élaboration de ses conflits pubertaires ».

Une matinée de formation qui n’a pas manqué de captiver l’intérêt du public, prompt à réinitialiser ses connaissances sur une sociologie réputée volatile et souvent « difficile à canaliser quand cette joyeuse progéniture est de surcroît confiée par des parents de plus en plus inquiets et intrusifs », confie un directeur de colo, visiblement concerné par ce changement de donne.

Après un déjeuner convivial qui a offert aux participants un espace d’échange revigorant sur leurs bonnes pratiques, Léa Bitelmal et Bernard Zanzouri ont pris la relève dans un format plus empirique, n’hésitant pas à faire appel à l’expérience des éducateurs chevronnés, à leurs anecdotes et questionnements les plus parlants pour stimuler une recherche de solutions collective.

Léa Bitelmal, en qualité de psychologue clinicienne rompue à l’animation socio-culturelle, intervenante à l’OPEJ et directrice de centres de vacances à Moadon, – dont elle dédia justement son approche pédagogique lors d’ACM qu’elle a dirigés avec succès-, est rentrée dans le vif d’un sujet brûlant pour nombre de directeurs de séjours de la communauté.

Son module : « Nos colos : autant de microcosmes de la société 3.0 » eut le mérite de brasser les situations les plus fréquemment rencontrées dans les colos. Qu’il s’agisse du projet éducatif de l’organisme, des relations avec les parents, ou du comportement de l’adolescent dans son rapport à l’adulte, au madrich (l’animateur), ou son lien de pair à pair,  c’est à travers une série de cas pratiques directement empruntés aux séjours de la communauté que notre psy tous terrains a abordé des thématiques croisées : ordalie numérique, dérives de Snapchat, bizutages et harcèlement via les réseaux sociaux, amplification des rumeurs au sein d’une colo, culte du like, question du cadre et de l’autorité. Avec son acolyte, Bernard Zanzouri, et via des exercices par petits groupes, elle a pu permettre à chacun de s’exprimer et narrer son expérience.

En fin de journée, c’est Bernard Zanzouri qui sévit avec son sourire communicatif et son lot d’anecdotes et de métaphores qui de sa « théorie du surfer » au « gâteau façon pyramide de Maslow » témoigne d’une grande expérience d’éducateur et d’une volonté farouche de rendre accessible et imagée une pédagogie en actes.

Affectueusementdénommé par son cercle « l’homme qui parlait à l’oreille des ados », intervenant reconnu dans le monde francophone et en Israël, ancien responsable du mouvement de jeunesse Tikvatenou, qui œuvre aujourd’hui en tant que consultant spécialiste des adolescents en France et Israël, Bernard Zanzouri a présenté sa méthode A.D.O. (pour Apprendre – Dépassionner – Objectiver). Celle-ci repose sur la connaissance du fonctionnement de l’adolescent et vise à vulgariser les processus psychologiques et éducatifs pour laisser plus de place à l’action.

Cette journée intense et riche en débats a permis à tous les participants de faire connaissance et de partager des approches et savoir-faire complémentaires sur des thématiques concrètes.

La prochaine session, prévue en soirée le 25 avril prochain, permettra aux participants de découvrir de nouvelles méthodes basée sur la médiation entre jeunes et adultes.

 

Depuis le départ de Sarah FELLOUS le mois dernier, c’est Esther KARALOU qui reprend les rênes de l’organisme de formation, et le programme est chargé à l’OFAC d’ici la fin de l’année scolaire.

Pour commencer, la communication (Facebook, campagne de mailing,  flyers) a été reprise avec un esprit encore plus dynamique.

Côté formation, de nouveaux partenariats ont été tissés avec deux missions locales de région parisienne.

En avril prochain, se déroulera dans le cadre du programme « l’Ado 3.0 » en partenariat avec Noé et le Campus FSJU, la formation de formateurs et portera sur les droits et les risques encourus par les jeunes en centre de loisirs ou en colonie de vacances en cas de comportements à risque (dégradation, drogue…). Cette formation sera animée par Paul Aiss, éducateur spécialisé et assesseur au tribunal pour enfants accompagné de Florence Fitoussi avec laquelle il travaille auprès des jeunes sur la sensibilisation et la prévention des comportements à risque susceptibles de les conduire devant la justice.

Grande nouveauté pour le BAFA approfondissement qui se fera en partenariat avec le « Festival Jazz’n’Klezmer » et durant lequel sera programmée une journée de rencontre avec les artistes du festival. Belle occasion pour les stagiaires d’apprendre à utiliser la musique dans le cadre de leur activité avec les jeunes.

Enfin le partenariat avec la mairie du 19e se poursuit pour les BAFA Formation Générale et Approfondissement avec toujours autant de succès et, à la clé pour les personnes éloignées de l’emploi, une possibilité de réinsertion.

Héloïse ALLALI

 

 

Voici venue l’occasion, pour moi, de parler de la formation de formateur occasionnel.

J’ai choisi de le faire en relatant la dernière journée de formation, celle du 4 mars, qui s’intitulait : Devenir formateur occasionnel, sa mission et sa modalité d’action ; formation animée par Monsieur Patrick Petit-Ohayon et par Mme Hélène Zrihen.

Confrontées à de nouvelles théories (ou presque) depuis le début de notre formation : gestion mentale, discipline positive…, bousculées par de nouvelles pratiques : théâtre, art de la communication… ; pendant 6 mois, nous voilà face à nos deux formateurs pour comprendre finalement à quoi nous nous sommes engagées. Et voici ce que je me reçois en pleine figure !

Moi qui rêvais d’être formatrice d’une matière spécifique (pour ma part, c’est aider à la mise en place de projets culturels dans les écoles) pour une myriade d’enseignants, et bien je suis vite redescendue de mon piédestal !

Le matin, je comprends tout d’abord par M. Petit-Ohayon, que : « se former à », c’est déjà « sortir de » pour « aller vers »

On quitte une zone de confort pour aller vers autre chose, et même si cela secoue, perturbe, questionne notre ego ; on sent que les formateurs ont choisi résolument d’être bienveillants et de fait on s’en trouve de plus en plus enrichis.

Il nous a fait comprendre que quitter l’acquis c’est aller vers l’humilité. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en formant qu’on devient formateur.

Car oui, il y a un grand pas (cela m’a semblé pour ma part gigantesque !), entre la formation et le métier de formateur.

Former c’est bien plus simple, former c’est échanger, écouter, apaiser votre collègue, celui qui souffre, qui se remet en question ou celui qui reste sur son quant à soi, celui qui arrive avec ses grands sabots ou ses petits souliers, celui qui se sent soudain honteux après vingt ans de carrière ; former ce n’est pas être reconnu mais reconnaître.

J’aime l’origine du mot humble ; humilis de humus, près du sol, bas. Être humble, c’est être terre à terre dans le bon sens du terme, c’est humer l’autre comme le paysan hume sa terre, point d’envolée intellectuelle, plutôt une pleine conscience de l’autre et de soi.

La certitude que l’idée que je me faisais du métier de formateur occasionnel, est à repenser, s’amplifie l’après-midi par la mise en pratique de situations proposées par Mme Hélène Zrihen.

Il s’agissait de recevoir les plaintes, certitudes, remises en question…de collègues potentiels. « Et si vous vous retrouviez face à ce type de collègue, qui vous demande de l’aide, que lui diriez- vous ? ».

Après un débriefing de tout le groupe, on s’aperçoit ô combien la juste écoute de l’autre et les justes mots à dire sont difficiles à trouver. Ne pas être dans le « moi je » ou dans le « tu ne devrais pas », ou encore « si j’étais toi »… n’est pas une mince affaire.

Ces automatismes du langage qui nous font exister par rapport à l’autre ne laissent pas la juste place à l’autre.

Alors, malgré mes quelques moments de résistance lors de cette journée de formation je terminerai l’idée que je me faits de cette formation de formateur occasionnel par une dernière citation qui pour moi me résume à travers cette formation : « Rester dans sa zone de confort c’est exister ; mais en sortir, c’est vivre ».

Stéphanie Klein