Pour la session 2018, le Ministère de l’Education Nationale a ouvert les concours de recrutement de professeurs suivants pour la langue vivante hébreu :
CAER-AGREGATION interne (privé) – 1 poste
CAFEP-CAPES externe (privé) – 2 postes
CAER- CAPES interne (privé) – 2 postes
CAFEP-CAPES réservé (privé) – 2 postes

Il faut souligner que c’est la première fois que quatre concours  de recrutement sont ouverts la même année, avec au total 7 postes offerts. C’est pourquoi  il était important  d’aider les candidats (plus de 60 inscrits)  à se préparer à ces différents concours (il n’existe pas de préparation spécifique à l’université).

Cette préparation a été possible grâce au concours du Campus FSJU (Institut André et Rina Neher), qui a permis à l’inspection d’hébreu d’organiser, au cours du premier trimestre de l’année scolaire 2017-2018, quatre journées de formation.

  • La journée de formation du 18 octobre (assurée par Madame Lucia BENSIMON) a été consacrée le matin (9H30 – 12H) à l’élaboration du dossier de RAEP (reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle) pour la partie « parcours professionnel ». Rappelons que sont concernés par le dossier de RAEP les candidats au CAER-CAPES interne et au CAFEP-CAPES réservé.

L’après-midi (14H-17H), qui concernait l’ensemble des candidats inscrits à l’un ou l’autre des quatre concours a été animée par Madame Yaël DAGAN, professeur agrégé, sur le thème : Concevoir une séquence d’enseignement. Quelques clefs…

 La demi-journée de formation du 8 novembre a été consacrée le matin (10H-13H) à la préparation de la seconde partie du dossier de RAEP (dans laquelle le candidat expose, à partir d’une analyse précise et parmi ses réalisations pédagogiques, celle qui lui paraît la plus significative, relative à une situation d’apprentissage et à la conduite d’une classe qu’il a eue en responsabilité). Cette intervention a été assurée par Madame Yaël DAGAN, professeur agrégé.

 La journée de formation du 9 novembre a été consacrée le matin (9H30-12H30) à l’intervention de Madame Sonia BARZILAY, professeur agrégé, sur le thème : Comment aborder les épreuves orales des concours de recrutement ?

  • L’après-midi, qui concernait plus particulièrement les candidats au CAER-AGREGATION interne (14H-17H) a été animée par Madame GINET, professeur agrégé de lettres, autour d’une des œuvres au programme de littérature du concours, la pièce de théâtre Yaldeï hatsel de Ben Tsion Tomer.
  • La journée de formation du 28 novembre a été consacrée le matin à un atelier de traduction (version) de 9H30 à 12H30, animé par Mesdames Lambert et Ohana, IA-IPR. L’après-midi, Madame GINET professeur agrégé de lettres, est intervenue sur le roman d’Aharon Megged Foiglman (également au programme de littérature du CAER-AGREGATION interne).

Aux dires des participants (entre 10 et 20 par séance), ces journées de formation ont grandement contribué à les aider dans leur préparation aux concours.

Monique OHANA

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Le chabbat NOÉ du 24 au 26 novembre dernier a été orchestré, pour la troisième année consécutive, par Direction l’Action jeunesse du Fonds Social juif Unifié au Contry Club d’Étiolles (91). L’OFAC a été convié à ce séminaire inter-associatif « #Pure Créativité » rassemblant 150 participants qui s’investissent dans l’éducation informelle : cadres des mouvements de jeunesse (DEJJ, YANIV, MOADON, EEIF, DROR, HACHOMER HATZAIR, BNE AKIVA et MJLF),  étudiants, porteurs de projet, militants juniors et investis  jusqu’aux jeunes Israéliens du programme américain Diller. Les thèmes comme la transmission, la citoyenneté,  la coopération et le pluralisme ont été décortiqués lors de différents temps de débats ou d’atelier intercalés aux moments chabatique traditionnels. Ce chabbat s’est rythmé aux couleurs et aux actualités d’Israël qui fête ses 70 ans.

Le cercle d’études du vendredi soir animé par les jeunes du Young Project : « Transmettre, pour quoi faire ? », ont misé sur le questionnement.  Après un rituel repas de chabbat enjoué et chantant, les participants se sont réunis autour de textes fondamentaux de la Torah afin de comprendre, pour certains, et d’apprendre, pour d’autres, les enjeux liés aux pratiques religieuses diverses. La liberté de chaque participant face au texte biblique fut essentielle pour prendre du recul sur leur posture d’éducateurs et s’interroger sur leur mission quotidienne auprès des enfants dont ils ont la responsabilité en séjours de vacances.

Table ronde le samedi soir « Regards croisés sur Israël », préparé par Oren Giorno, responsable Jeunesse du MJLF. Il a choisi des personnalités de choix qui ont livré à travers leurs parcours ce qui les attachaient profondément à Israël. Daniel Benaïm, directeur de l’Agence Juive, a rappelé que les mouvements en « parlaient toujours avec passion », ce qui traduit l’attachement indéfectible de la Jeunesse juive engagée à l’État d’Israël, « prompte à débattre et à se mobiliser ». Arié Elmaleh, en charge du pôle formation du Maguen David Adom, lequel proposait samedi soir un atelier « Au secours, encore Israël ! », n’a pas manqué de faire réagir l’auditoire en interpellant les jeunes militants de la salle : « Vous devez renforcer vos connaissances sur Israël, ne pas vous contenter du classique atelier rikoudé am ! (danses folkloriques israéliennes) » (…) « et ne pas montrer que les clichés : fallafels ou plage Gordon », sur-renchérit Myriam Fedida ! ».

Place aux MasterClass du dimanche avec Steve Suissa, comédien et metteur en scène reconnu. Le  créateur du premier Festival du Théâtre Français en Israël en octobre dernier, s’est livré à un exercice mêlant récit intime de son itinéraire dans le spectacle vivant et training façon « Actors Studio ». Il a demandé à chacun de ses stagiaires de se raconter à sa manière sur le plateau. Dans cette séquence d’une rare intensité, les jeunes ont apprivoisé leur trac en dévoilant leurs passions et les raisons singulières de leur engagement.

Vic Demayo, réalisateur – a qui nous devons notamment les très remarqués documentaires sur Kirk Douglas et le nageur Alfred Nakache, survivant des camps – a guidé les apprentis cinéastes, de façon très pédagogique, à distinguer les différents genres de films et  à en décrypter les contenus. Son objectif affiché était de mettre Israël au cœur de chaque concept.

Amos  Oren comédien et metteur en scène israélien, a donné un cours d’un genre particulier d’impro Oulpan. Il débute son atelier par un échauffement corporel qui se rapproche des techniques du théâtre. Les jeunes placés en cercle s’ébrouent et projettent vocalement des mots  hébraïques qui animent tout à la fois leur corps, leur diction et la mémorisation d’un nouveau vocabulaire. Cette méthode originale d’oulpan sera proposée par Amos au public jeune toute l’année : oulpanlavi.com.

La fondation Diller, la nouveauté cette année, NOÉ souhaitait donc s’ouvrir à l’international et créer un espace de dialogue interculturel pour faire toucher du doigt les concepts de pluralisme, tikoun olam (réparation du monde) aux jeunes actifs de la communauté juive française. Ces 6 israeliens nous ont décrit comment ils vivent leur identité juive au quotidien, en Israël et à travers le monde : Amérique du Nord, du Sud, Afrique du Sud, Australie etc. C’est en étant rattaché à la diversité internationale qu’ils nous font aimer et réfléchir sur notre mode de vie « à la française ».

Esther KARALOU

ethiolles

Valérie Guetta est formatrice à l’IARN depuis environ 10 ans. Mais elle est également enseignante référente en éducation spécialisée dans ce qu’on appelle les RASED (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté).

Après avoir passé son concours de professeur des écoles à 34 ans et avoir enseigné au primaire pendant 6 ans en classe « banale » à St Denis (ce qui lui a permis d’acquérir une bonne connaissance de la gestion de classe), elle  prend des fonctions de maître E (maître chargé de l’aide pédagogique) dans le 93 à Sevran.

Elle a pour cela passé en 2005 le CAPASH (Certificat d’Aptitude Professionnelle pour les Aides Spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de Handicap)  devenu depuis la CAPPEI (certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive).

En parallèle, elle suit des formations sur de nombreuses thématiques : sur la pédagogie différenciée, sur les élèves à besoins particuliers, comment faire écrire les élèves, ou encore apprendre par le jeu.

Actuellement, elle travaille au quotidien sur plusieurs établissements du 93 avec des enfants en grandes difficultés afin de les aider à trouver d’autres entrées et d’autres outils pour les apprentissages ; par le jeu notamment.

Elle est également personne ressource pour les équipes enseignantes des établissements dans lesquels elle exerce et accompagne ses collègues dans la mise en place de la pédagogie différenciée.

Valerie est très liée à ses petits élèves : « Ce sont des enfants attachant » dit-elle « et il y a un enjeu particulier à travailler avec eux ; de plus ces enfants sont très différents selon leur milieu familial et le travail qui est fait avec la famille ». Bref, sa pratique avec chacun d’entre eux est à chaque fois une nouvelle aventure. Elle s’occupe également d’enfants dit « dys ».

Tout ce travail de contacts et d’échanges tant avec les élèves qu’avec les équipes enseignantes ou les inspecteurs lui permettent de trouver son métier toujours aussi passionnant et enrichissant.

Ainsi, elle a souhaité également garder le lien avec les enfants « classiques » en participant et animant  3 soirs par semaine une « étude » (aide aux devoirs) dans un des établissements dans lequel elle exerce.

Les futurs enseignants du CFP Neher que ce soit en H’ol comme en kodesh  bénéficient ainsi de son expertise et notamment dans les domaines du système éducatif, de la gestion de classe, ou de l’affichage pédagogique.

Héloïse ALLALI

VGUETTA