Du 26 au 29 décembre 2016  au troisième jour de Hanoukka, avait lieu à Jérusalem un congrès organisé par l’Ecole internationale pour l’enseignement de la Shoah de Yad Vashem. Des pédagogues d’écoles juives de 34 pays étaient conviés à « Penser l’identité juive durant la shoah ». L’objectif : s’enrichir de l’immense fonds de documentations et d’experts de ce lieu de mémoire, apprendre et se former pour choisir ce que l’on veut transmettre.

Partenaire, depuis de nombreuses années, de Yad Vashem, la Direction de l’action scolaire du FSJU et le Campus FSJU, ont réunis une des plus grande délégation d’Europe de ce congrès.

30 directeurs d’écoles juives de France, aussitôt les vacances d’hiver arrivées et les écoles fermées, ont pris 4 jours de leur précieux temps de vacances pour venir en Israël étudier.

« Il faut sans doute un petit grain de folie » me disait l’un d’entre eux, ou un engagement dans l’enseignement juif à toute épreuve, pour utiliser le peu de temps libres que ces responsables communautaires ont, pour se plonger, en période de vacances, dans les défis éducatifs actuels.

Trois cent directeurs d’établissements juifs, directeurs de services éducatifs et responsables d’études juives du monde entier étaient conviés pour débattre ensemble.

Le programme de ces différentes journées s’articulait autour de trois grands thèmes

L’identité juive pendant la Shoah ou comment l’identité juive fut maintenue par les juifs pendant la Shoah dans les camps et les ghettos.

L’enseignement de la Shoah dans l’éducation formelle et informelle.

Apporter des outils spécifiques à l’enseignement sous différentes formes.

La Shoah et l’Identité Juive Contemporaine. Relever les défis actuels : la place de l’enseignement de la Shoah dans l’éducation juive, les voyages de mémoire, l’antisémitisme contemporain et la banalisation de la Shoah.

Le format d’animation de ces différentes journées proposait en alternance des conférences d’experts :

Dorit Novak, Directrice générale de Yad Vashem

Le Grand Rabbin Israël Meir Lau, Président du conseil de Yad Vashem

Le Dr. Eyal Kaminka, Directeur de l’Ecole Internationale pour l’Enseignement de la Shoah de Yad Vashem

Le Prof. Yehuda Bauer, Conseiller académique de l’Institut International de la Recherche dans la Shoah

Shulamit Imber, Directrice Pédagogique de l’Ecole Internationale pour l’Enseignement de la Shoah

Le Grand Rabbin Lord Jonathan Sacks… Et tant d’autres.

Des ateliers de réflexion pédagogique et des discussions, animées par l’équipe de Yad Vashem : 10 tables rondes en anglais, 3 en français et 3 en espagnol.

  1. Comment l’enseignement de la Shoah peut-il ajouter de nouvelles significations à notre Identité Juive ?
  2. Quel temps, dans votre programme, consacrer à l’enseignement de la Shoah ? En quelle classe enseigner la Shoah ?
  3. Que nous manque t-il dans votre approche pour enseigner la Shoah ?

L’analyse d’outils proposés par Yad Vachem. Des ateliers se consacrant aux pratiques d’un enseignement adapté selon les âges des élèves : Maternelle -École primaire – Collège – Lycée.

Les directeurs de notre délégation ont activement participé à cette conférence par leur présence mais aussi par leurs interventions.

Ainsi Patrick Petit-Ohayon, Directeur de l’action scolaire du Fonds Social Juif Unifié, est intervenu en séance plénière sur le thème : Comment la Shoah forme l’Identité Juive contemporaine, animée par Ephraïm Kaye, directeur du département éducatif du séminaire international de Yad Vashem

Son intervention a été chaleureusement applaudie par la salle.

Isaac Touitou, Directeur de l’Ecole ORT Daniel Mayer à Montreuil et Michel Benoilid, Directeur de l’Ecole ORT Strasbourg, ont partagé leur expérience au sein d’un atelier autour du thème des voyages de mémoire et leur impact sur l’éducation.

Il s’agissait, pour nos directeurs, de co-construire la réflexion à mener.

Chaque journée se concluait par de moments festifs .Aussi curieux que cela puisse paraitre participer à un séminaire dans ce grand lieu de mémoire se construit sciemment autour de moments de vie, concerts, allumage des bougies de Hanouka.

L’Hymne à la vie, tel est le défi que tente de relever ce lieu.

« L’avenir est la seule chose qui m’intéresse, car je compte bien y passer les prochaines années »dit Woody Allen.

L’enfance décline tous les possibles que nous propose l’avenir et la vie .En se donnant ce temps de recul et d’introspection, le voyage des 30 directeurs français en Israël fait fonction d’exemplarité et défie la loi de l’usure du temps.

 

Hélène Zrihen, Directrice des programmes de formation du Campus FSJU, a conduit cette délégation française à Yad Vashem.

 

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Les arts du visuel et les arts du son forment des liens, des interactions et des interpénétrations. Elles ont un vocabulaire commun (forme, matière, composition) et des notions communes (espace, temps, mouvement…). Des rencontres entre ces secteurs se voient à l’opéra (décors, costumes) et dans les natures mortes (instruments de musique) ou dans les représentations de musiciens ou de concerts. L’extension à de nouveaux matériaux, de nouveaux sons, de nouvelles techniques, fait que certains artistes vont remettre en cause les frontières et questionner les relations entre ces différents domaines artistiques. De nouveaux concepts apparaissent : sculptures et installations sonores, performances musicales. Le son dans l’art et art du son, projet en Arts Visuels en relation avec les Arts du son, cette réflexion ouvre de nombreuses pistes dans les programmes d’interdisciplinarité de l’école.

Ainsi les points communs entre musique et arts visuels sont envisageables :

  1. Voir la musique, écouter la peinture. « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent » écrit Charles Baudelaire.
  1. L’étude des images permet de reconnaître le répertoire des instruments anciens.
  1. Les liens entre musique et arts visuels se manifestent chez des peintres, sculpteurs ou architectes jouant d’un instrument, composant de la musique ou aimant l’écouter en travaillant.

Par exemple Paul Klee, violoniste et peintre, a réfléchi sur l’influence des formes musicales sur les formes picturales. Comment rendre, en peinture ou en sculpture, certains concepts musicaux :

  • l’écoulement du temps,
  • le rythme,
  • la ligne mélodique,
  • la forme musicale de la fugue,
  • la polyphonie ?
  1. Les peintres et musiciens ont collaboré pour créer des décors d’opéra ou de ballets.
  1. La musique est un art du temps et de l’espace. Elle se déploie dans les partitions et dans des architectures créées pour l’écouter.
  1. Prenons l’exemple de Marc Chagall et sa relation à la musique.
  1. Comment rendre en peinture la polyphonie, le rythme, la forme musicale de la fugue ? Une réflexion sur l’influence des formes musicales sur les formes picturales.
  1. La «musique visuelle». Les peintures abstraites de Kandinsky et Kupka ou les installations contemporaines de Jennifer Steinkamp et Jim Hodges.
  1. Rechercher l’iconographie de la musique au fil des siècles.
  1. Relever le défi d’une histoire de l’art qui prenne en compte toutes les formes de création : musique, littérature, beaux-arts, dans une approche transversale.
  1. Penser la vision, penser l’audition.

 

  • Références pédagogiques  consacrées aux relations entre les arts plastiques et les pratiques sonores, du début du 20e siècle à nos jours.

//wheb.ac-reims.fr/ressourcesdatice/DATICE/artsplastiques/musique-et-artsplastiques-dossierpedagogique.pdf

//www.ac-nice.fr/ia06/eac/file/PDFEM/Enavantlamusique.pdf

 

  • La musique de film est-elle exclusivement au service de l’image ?

//www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_233689/la-musique-de-film-est-elle-exclusivement-au-service-de-limage?cid=p1_149707&portal=piapp1_58771

En avant la musique ! – Académie de Nice

·         Ressources d’accompagnement des enseignements artistiques aux cycles 2 et 3

//eduscol.education.fr/cid99287/ressources-d-accompagnement-enseignements-artistiques-aux-cycles-2-et-3.html

Adiv SHAKED

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Tout enseignant doit être en mesure de construire des situations d’apprentissage variées pour ses élèves.

Le programme Hé, qui s’adresse aux professeurs de Kodesh, permet d’acquérir les compétences nécessaires à ce geste professionnel. Un des modules de ce programme vise ce travail de compréhension des textes.

Lédicia Guigui, formatrice à l’Unité André et Rina Neher du Campus FSJU et formatrice à l’Éducation Nationale a traité, au cours de ces 2 premières séances, les points suivants :

  • La détermination des compétences visées lors d’une séance d’apprentissage
  • Les obstacles à surmonter
  • La gestion de classe
  • Le choix des supports et outils pédagogiques.

Voici le témoignage d’un stagiaire, Yaacov Barcehchat,  à propos de ces séances :

« Ces cours nous ont permis d’apprendre plusieurs notions clés de l’enseignement aujourd’hui. Dès le départ, Lédicia Guigui nous a guidé sur la lecture d’un texte et nous a appris comment faire comprendre un texte a un enfant ainsi que tous ses détails : l’identification, le rapport du texte avec son vécu, le message du texte, et enfin les valeurs que le texte véhicule. L’essentiel étant d’en faciliter la compréhension.

 Les cours nous ont permis également de mieux cerner ce qu’est un objectif d’apprentissage, d’arriver à rendre les élèves capable de maîtriser la compréhension exacte du texte, et leur permettre d’acquérir différentes compétences.

 La formatrice nous a expliqué comment arriver à intégrer ces notions dans notre enseignement au quotidien.

 Les différentes formes de textes ont été vues en cours. Les obstacles à la compréhension dont la complexité du texte, les obstacles affectifs etc… ont été abordés.

Par ailleurs, elle nous a fait part de l’importance de la représentation mentale du texte, sa mise en images, en scène, et nous avons pu approfondir l’aide à la compréhension par les outils importants que sont les connecteurs logiques et le découpage du texte en unités conceptuelles.

 Nous avons approfondi les trois niveaux de compétence à vérifier avant de commencer une nouvelle leçon ou un nouveau texte qui sont : les compétences de base, les compétences approfondies et les compétences remarquables.

Enfin nous avons traité des différentes façons de formuler une consigne.

Ce cours nous permet d’améliorer notre façon d’enseigner et de mieux comprendre les mécanismes de compréhension et d’appropriation du texte par l’élève. »

Yaacov BARCHECHAT

Le Campus FSJU entame sa 3ème année civile d’existence, plein d’ambitions pour ses partenaires et plein de projets de formation. L’innovation dans le fond de formation est à l’ordre du jour dans tous les secteurs.

Qu’il s’agisse de formation continue pour les directeurs d’écoles juives, ou d’une nouvelle promotion de formation initiale de directeurs débutants, l’essai de l’an passé est aujourd’hui reproduit.

Qu’il s’agisse de formateurs occasionnels, c’est une opportunité pour permettre à certains enseignants chevronnés d’évoluer dans leurs missions.

Qui s’agisse de la petite enfance, nous leur ouvrons, de manière adaptée des formations qui étaient, jusqu’à présent réservées à d’autres secteurs.

Qu’il s’agisse du social nous allons en 2017 diversifier notre offre.

Qui s’agisse de la jeunesse, dans la dynamique dispositif Noé, de nouvelles propositions de formation sont en chantier.

Si le chiffre 17 de l’année 2017, a comme équivalence en hébreu le mot « tov », le bien, alors souhaitons nous à tous une année pleine de bien et de bon pour les projets et les réalisations de cette année civile.

Patrick Petit-Ohayon

2017

 

Le 18 janvier prochain aura lieu la cérémonie de remise de diplômes de la promotion 2014/2016 des lauréats du programme Hé de formation des enseignants de Kodech

Cette cérémonie clôturera pour une dizaine d’enseignants, leurs deux années de formation au sein de l’Unité André et Rina Neher du Campus FSJU.

Entourés de leurs proches, de leurs directeurs, de leurs formateurs et des stagiaires actuels, ils se verront remettre leur attestation de réussite de ce cursus professionnalisant.

Moment solennel et festif cette cérémonie marque la volonté pour tous ces professeurs, d’évoluer et de progresser dans la maitrise de leur métier d’enseignant.

Les anciennes, comme les futures promotions actuellement en cours de formation démontrent combien les métiers de l’enseignement du kodesh sont riches d’apprentissages et de d’évolutions quelque soit l’avancement de sa carrière ou son parcours.

Si ce n’est pas encore le cas, n’hésitez pas à venir nous rejoindre dans ce parcours d’enrichissement personnel et professionnel. Pour toute information, contactez le responsable du cursus Robert Derai au : 01.42.03.97.56 ou r.derai@campusfsju.org

Héloïse ALLALI

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