L’Ofac était invitée à participer, du 11 au 13 novembre dernier, à la 2ème édition du séminaire Noé inter-mouvements de jeunesse organisé par la Direction de l’action jeunesse du FSJU. Ce séminaire, dont le thème principal était la créativité, a rassemblé les jeunes de tous horizons sociaux et religieux dans le cadre magnifique du  Country Club d’Etiolles.

BBYO, BNÉ AKIVA, DEJJ, EEIF, HABONIM DROR, HACHOMER HATZAÏR, HÉBRAÏCA JEUNESSE, GAN ISRAËL, MJLF, MOADON et YANIV ont tous répondu à l’événement et rallié leurs troupes.

Dès le vendredi matin, le sociologue, Daniel Lévy, a ouvert les échanges en amorçant la réflexion avec les jeunes autour de la dimension  du « vivre ensemble dans cette nation en quête d’identité ». Le travail s’est poursuivi avec des exercices pratiques de cohésion de groupe, « l’instant pure énergie », au travers desquels les organisateurs ont présenté l’ensemble des mouvements de jeunesse fédérés par le FSJU, ainsi que les  différentes instances pouvant les accompagner dans leur projets.

L’heure du chabath a ensuite sonné, l’un des temps forts du séminaire. Tous les mouvements de jeunesse se sont ainsi retrouvés pour le célébrer ensemble en conjugant traditions, chants et autres réjouissances.  Cette première journée s’est conclue par l’étude d’un texte, sous l’égide de Joël Benhamou, représentant la Yechiva des étudiants de Marseille, suivi d’un débat qui a permis d’enrichir les échanges et sensiblités de chacun.

La journée du samedi s’est déroulée en partie au rythme des prières, ponctuées de temps informels dédiés aux rencontres et échanges. Marc Knobel, chercheur et directeur d’études au CRIF, est intervenu dans l’après-midi pour présenter sa dernière publication « les haines et violences antisémites ». Son intervention a séduit l’assemblée, particulièrement attentive à son  témoignage qui a exprimé le besoin d’être renforcé dans ses moyens pour la lutte contre l’antisémitisme.

La soirée a laissé place à un programme riche et dynamique :  une « master class » animée par Harold Haven et Marie Orlandi, artistes confirmés, invitant les participants à s’initier à la comédie musicale, un atelier guitare dirigé par David Konopnicki, guitariste Klezmer et accessoirement ancien EI, une proposition à l’écriture avec Laurie Cohen et pour conclure, des danses folkloriques « rikoudé am » conduites par les jeunes de l’Habonim Dror et de l’Hachomer Hatzair. La soirée s’est achevée dans la fête et a emporté les dernières barrières sociales pour céder la place au partage et au vivre ensemble, valeurs phares de notre communauté .

Le dimanche matin, les jeunes des EEIF ont pris les rênes d’une cérémonie d’hommage aux victimes du 13 novembre 2015. Mêlant adroitement solennité et émotion, ils ont permis aux participants de laisser libre cours à l’expression de leurs ressentis. Puis, Ariel Goldman, Président du FSJU, les directeurs de l’action sociale, de la vie associative ainsi que de la responsable de l’Appel national pour la Tsédaka et de certains élus des instances dédiées à la jeunesse, sont intervenus pour présenter les fondements de l’action NOÉ, ses enjeux et ses objectifs. Un échange nourri par les jeunes a permis ensuite de faire entendre leurs attentes vis-à-vis du FSJU.

Le lancement de la  « Tsédaka 2016 » en bouquet final a rassemblé les participants dans la liesse des dernières retrouvailles pour un lâcher de ballons aux couleurs de la campagne.

Sarah FELLOUS

ethiolles

Les livrets scolaires de l’école élémentaire et du collège évoluent, à compter de la rentrée scolaire 2016, pour ne plus former qu’un livret scolaire commun pour la scolarité obligatoire. Les éléments constitutifs du livret sont numérisés dans une application informatique nationale dénommée « livret scolaire unique du CP à la troisième » (LSU).

Les programmes de l’école et du collège reposent maintenant sur une conception nouvelle : ce sont des programmes de cycle curriculaires. Pour la première fois, ces programmes précisent les enjeux et les objectifs de formation de chaque cycle et mettent en évidence la contribution des différents enseignements à l’acquisition de chacun des domaines de formation du nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Le LSU est donc constitué à partir des programmations élaborée par cycles après avoir étudié et analyser les nouveaux programmes et le nouveau socle commun. En effet pour choisir les compétences étudiées par classe, les enseignants doivent dans un premier temps se répartir la tâche dans les programmations par cycle afin de renseigner le LSU.

Il faudra donc bien déterminer les objectifs fixés et les compétences à étudier par cycle, puis par classe. Une fois cette répartition faite, et seulement après, il sera possible de sélectionner les compétences dans le LSU. En effet les compétences peuvent être choisies en fonction de celles étudiées ou à étudier dans la classe.

Le LSU s’inscrit dans la refondation de l’école en cours. Une école bienveillante, un socle et des nouveaux programmes au service des apprentissages de chaque élève et une évaluation qui permet à chaque élève d’identifier ses acquis et ses difficultés. Les évaluations par compétences sont gérées par le LSU.

Il accompagne l’élève et sa famille pour fournir une évaluation claire des Enseignement Pratiques Interdisciplinaires (EPI), et des parcours (avenir, éducation artistique et culturel, citoyen, santé).

Enfin, le LSU assure un suivi de l’élève sans rupture, d’un cycle à l’autre, de l’école au collège ou en cas de changement d’établissement scolaire. Il remplacera également le Livret Personnel de Compétences, notamment pour le contrôle continu pris en compte pour l’obtention du DNB (Diplôme National du Brevet).

L’obtention du DNB est liée à la maîtrise du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et aux résultats obtenus aux épreuves d’un examen terminal. Le LSU assure la synthèse du contrôle continu et du contrôle final.

Il comporte pour chaque cycle, les bilans périodiques des acquis scolaires de l’élève, les bilans de fin de cycles, les attestations obligatoires. Il remplace le livret personnel de compétences.

Des bilans périodiques permettent de faire le point sur les acquis des élèves. Ceux-ci tiennent compte de son environnement, des modalités spécifiques d’accompagnements et des différents projets auxquels il participe : accompagnement personnalisé (AP), enseignement pratique interdisciplinaire (EPI), parcours… Ils sont associés aux bilans de fin de cycle fondés sur les résultats de l’élève, sa présence en classe, ses attestations ou encore ses diplômes

Le LSU offre une vision globale de l’élève. Il lui permet d’avoir une vue d’ensemble sur son parcours, sur ses progrès et sur les objectifs à atteindre.

C’est un outil simple et lisible pour suivre les progrès de l’élève et pour renforcer le lien école/famille. Le transfert des informations sur le parcours de l’élève est également facilité en cas de déménagement

C’est également est un outil professionnel qui s’articule avec les outils déjà existants. Pour les enseignants, c’est un outil qui facilite l’identification des difficultés, des progrès et des axes de travail à mettre en place pour chaque élève.

Ce livret est accessible progressivement aux parents à partir de fin 2016. Cette application est aussi une source de transmission des éléments du livret pris en compte pour l’attribution du DNB et pour les choix d’affectation après la 3ème.

Valérie GUETTA

lsu

 

 

Modélisée par un psychologue anglais, Tony Buzan, dans les années 1970, la carte mentale est également connue sous le nom de mind map ou schéma heuristique.

Utilisant une forme arborescente et non plus linéaire, cette représentation visuelle des idées respecte notre tendance naturelle à fonctionner par associations. Elle aide à penser, organiser, formaliser la complexité et permet de mieux s’organiser et donc de gagner du temps. Elle est attrayante et fait en sorte que les informations soient plus facilement assimilables et mémorisables. Elle propose une autre façon d’organiser ses idées.

 carte-mentaleEn construisant des cartes comme celles-ci, les élèves deviennent plus actifs aux idées essentielles dans leurs prises de notes. Ils deviennent acteurs de leurs apprentissages et (re)découvrent le plaisir d’apprendre. C’est un outil supplémentaire pour les enseignants afin d’atteindre leurs objectifs, et conduire leurs projets.

Elle est donc utile aussi bien aux  élèves qu’aux enseignants.

Il existe de nombreux logiciels de cartes mentales, dont plusieurs sont gratuits ; ils offrent de nombreuses possibilités, liées à la nature même de l’outil informatique : échange d’informations entre participants, choix d’illustrations à partir de banques d’images, modification et enrichissement permanent des informations.

Cependant sans l’aide d’un formateur expert dans l’apprentissage du mapping, construire des cartes mentales peut sembler complexe…

En une séance découverte de 3 heures avec un des formateurs de l’UARN du Campus FSJU, « mapper » deviendra une seconde nature

 Janie ARROS

 

Si vous voulez vous former ou former votre équipe contactez-nous au 01.42.03.00.44

Le mardi 15 novembre, Madame le Professeur Mireille Hadas-Lebel, a prononcé la leçon inaugurale de l’année universitaire au Campus FSJU. Le thème en était Jérusalem et le Judaïsme – Une histoire qui dure. En effet l’oratrice a insisté sur l’omniprésence de Jérusalem dans les textes bibliques, répertoriés plus de 700 fois. De ville prise par le Roi David pour en faire sa capitale, jusqu’à la Jérusalem actuelle, le judaïsme est resté orienté, pour sa prière, par sa pensée, par son action en direction de cette ville. Par la présence du Temple depuis l’époque du Roi Salomon, cette ville a attiré bien des pèlerinages et des fêtes religieuses. Malgré la destruction du deuxième Temple par les romains et la dispersion d’une grande partie des populations locales, une présence juive s’est maintenue tout au long des pérégrinations et le désir du retour, n’a pas attendu l’émergence du sionisme politique au 19ème siècle. Dans tous les siècles des voyageurs ont tentés, malgré les dangers de s’installer dans la ville de leurs ancêtres. Les révisions historiques de l’Unesco, ne peuvent effacer ce qui fut pour le judaïsme et pour les juifs une histoire d’amour qui dure.

Patrick PETIT-OHAYON

 

Pour faire le portrait de notre formateur, qui suit nos étudiants de première et seconde année, et qui assure les formations continues du CFP, reprenons son parcours.

Il débute comme instituteur pendant 4 ans puis passe le CAPES de Lettres et enseigne le français au collège et au lycée pendant 13 ans. Il est ensuite conseiller technique sur la démarche de projets, auprès de l’inspecteur d’académie du Val-de-Marne.

Deux ans après, il passe le concours d’inspecteur de l’Education Nationale et travaille dans l’Académie de Créteil pendant 15 ans. Il exerce en milieu urbain comme en milieu rural. En tant qu’inspecteur, il forme et accompagne les enseignants dans leurs pratiques professionnelles ; dans ces fonctions, il est aussi le médiateur entre les différents membres de la communauté éducative : enseignants, parents, élus des collectivités territoriales, personnels municipaux, associations.

Il est ensuite Directeur de l’un des IUFM dans l’académie de Créteil pendant 8 ans. A ce titre, il met en œuvre les plans de formation initiale et continue en lien avec l’Inspection Académique.

Depuis 2011, il est chercheur associé à l’université de Paris-Descartes.

Ses domaines d’intervention sont :

  • la didactique du français (l’oral, la pédagogie de la compréhension en lecture, la production d’écrits, l’étude de la langue, l’évaluation) à l’école primaire et au collège,
  • la formation des enseignants,
  • et la formation des cadres de l’éducation (inspecteurs, chefs d’établissement, conseillers, formateurs)

Membre du Réseau des Observatoires de la Lecture (ROLL //www.roll-descartes.fr/fr/accueil.php) aux côtés d’Alain BENTOLILA, il a favorisé le développement du campus numérique TFL (Téléformation Lecture) dans le cadre de la formation des enseignants.

Principales publications :

  • Co-auteur d’ouvrages et de manuels scolaires chez NATHAN dans le domaine de la maîtrise de la langue :
  • L’Ile aux mots, tout le français en CE1, CE2, CM1, CM2, cycle 3
  • L’Ile aux mots, Plurilectures CE2-CM1
  • Conjugaison junior
  • Professions Parents
  • Terre des mots, Étude de la langue : CE2, CM1, CM2 (à paraitre)
  • Outils sur : comprendre un texte, mettre en œuvre des ateliers de compréhension (cf. le campus numérique du ROLL)

Depuis vingt ans, il assure des formations pour le CFP Neher et a notamment participé à :

  • des formations de directeurs,
  • et différents programmes de l’Institut André et Rina Neher aussi bien en enseignement général qu’en pédagogie pour les professeurs de Kodech,

Depuis 2011, il s’est fortement investi dans la formation initiale des étudiants de 1ère et 2ème année se préparant au métier de Professeur des Écoles du CFP Neher.

Il assure aussi des formations continues à destination des enseignants sous contrat des écoles juives.

Un formateur dont les écoles redemandent les interventions et que le Campus FSJU est fier d’avoir à ses côtés!

France NAHUM-MOATTY

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