Une des vocations du CFP Neher du Campus FSJU est de préparer au concours de Professeur des Écoles en présentiel pour le concours externe.

Pour pouvoir s’inscrire au concours du CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles) une des trois conditions doivent être requises :

Être parent de 3 enfants, ou être titulaire d’une licence ou d’un Master.

Dans le premier cas ou le troisième, on ne prépare que le concours de professeur des écoles. Dans le second cas, en plus du concours, on prépare les Masters 1 et 2 des Métiers de l’Education et de l’Enseignement et de la Formation, le  MEEF de l’Université Paris IV. Nos formateurs sont habilités à faire passer les examens du concours dans nos locaux. Les UE sont validées chaque semestre par un contrôle continu et par l’assiduité.

La première année, la formation a lieu en présentiel du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 16h, pour permettre aux parents de déposer et récupérer leurs enfants scolarisés.

Trois stages d’observation sont répartis dans l’année et le CFP se charge de trouver les établissements d’accueil.

Le concours écrit a lieu fin avril. Il concerne le Français et les Mathématiques. Les oraux d’admissibilité ont lieu à partir de fin mai et portent sur l’EPS et la connaissance du système éducatif. Les étudiants admissibles passent l’épreuve d’oral une option au choix (histoire, géographie, instruction civique et morale, histoire de l’art, ou SVT) lors de la présentation d’une activité professionnelle.

La seconde année, après la réussite du concours, est une année en alternance entre un mi-temps en établissement sous contrat et la suite de la formation. Les professeurs des écoles stagiaires sont payés par l’Académie sur un temps complet.

Les personnes inscrites en Master suivent une UE, une demi-journée par semaine, à l’Université Paris IV, en plus de leur formation au CFP. Un mémoire est préparé au CFP et sa soutenance a lieu dans notre établissement, début juin.

Les parents de trois enfants, ou les personnes ayant déjà un master suivent également ce programme mais sans obtention de master et sans obligation de préparer un mémoire professionnel.

Dans le cadre du Caractère Propre du CFP, un module de formation est consacré à la transversalité entre l’enseignement général et l’enseignement juif.

Pour s’inscrire, se référer au calendrier joint

Renseignements et inscriptions

France Nahum Moatty

01 42 03 97 51

f.nahum-moatty@campusfsju.org

Dossier d’inscription téléchargeable http://blog.campusfsju.org/dossier-dinscription-au-concours-externe-cfp-a-imprimer/

Calendrier d’information et d’inscription pour la rentrée 2016 au CFP

 

OBJET

DATES

HORAIRES

LIEU

Présentation du programme des deux années et informations sur le Master MEEF ou FSTG

Mardi 17 mai

9h30 – 12h30 Salle A

Mercredi 18 mai

14h – 17h30

Retrait des dossiers d’inscription

Mardi 17 mai

9h30 – 12h30

Accueil

Mercredi 18 mai

14h – 17h30

Retour des dossiers

 

Au plus tard le

vendredi 27 mai

12h

Accueil

Test d’entrée Français

Lundi 6 juin

9h30 – 12h30

Salle A

Test d’entrée Mathématiques

Lundi 6 juin

14h – 17h

 

Entretiens individuels

Du lundi 20 juin

au vendredi 24 juin

Sur rendez-vous

 

 

Le Campus FSJU (Unité André et Rina Neher) a réuni 40 participants d’une dizaine d’écoles pour une après-midi de formation, le mercredi 2 mars dernier, sur le thème « Apprendre par le jeu », animée par Valérie Guetta et Robert Derai. Ce module du programme Hé destiné habituellement aux enseignants de Kodesh a été ouvert à des professeurs d’enseignement général et juif.
Utiliser le jeu en classe permet d’apprendre avec plaisir, de développer l’intérêt et la motivation des élèves. Il présente également des situations plus proches de la vie quotidienne. Enfin, le jeu favorise l’action et la réflexion des élèves passifs et des élèves en difficulté.

Le jeu en classe n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour comprendre, réviser et apprendre.

Contrairement ce qu’on pourrait penser de prime abord, jouer en classe ne prend pas plus de temps qu’une autre activité, ne développe pas forcément l’esprit de compétition et est parfaitement évaluable.

Il existe beaucoup de jeux du commerce, mais ils sont rarement transposables tels quels en classe. Avec un peu d’habitude, il est possible de créer ses propres jeux, plus adaptés aux besoins de ses élèves. L’idéal étant le jeu à la fois simple et riche en apprentissages.

Il n’existe pas de manuel pédagogique du jeu en classe mais plutôt un ensemble de principes de bon sens sur l’arbitrage, l’explication des règles, la menée, l’exploitation pédagogique, la répartition des élèves.

Par où commencer ? Un simple jeu de questions-réponses, ne posant aucun problème à concevoir, suffit parfois à transformer une classe.

La pratique du jeu en classe est, en France, encore marginale. C’est pourtant un excellent moyen de motiver les élèves en particulier les moins «scolaires». Alors que les psychologues ont montré depuis longtemps que le jeu est une activité fondamentale de la construction de l’enfant, celui-ci, lorsqu’il arrive à l’école, lieu par excellence de son développement, va subitement devoir abandonner ce qui, jusqu’en grande section maternelle, était l’une de ses activités principales.

Pour préparer un jeu, il convient d’abord de bien définir les objectifs à atteindre et ce que les élèves devront retenir. Il faut ensuite se demander : un jeu sera-t-il supérieur à une autre activité ? En effet, tout n’est pas « jouable » et le jeu n’est pas pertinent dans tous les cours.

Une fois le jeu créé, il est nécessaire de prévoir l’exploitation pédagogique que l’on en fera avec les élèves. C’est une étape essentielle car le jeu n’est pédagogique que grâce à ce que les élèves en retireront. Il y a donc un passage indispensable par la formalisation.

Le déroulement du jeu en classe :

– la préparation du matériel et la disposition de la classe sont importantes, les élèves doivent avoir une bonne visibilité du jeu.

– les règles de fonctionnement de la séance doivent être précises : si l’on veut que la séance se déroule calmement, les règles de comportement doivent être clairement énoncées et respectées.

– les règles du jeu doivent être expliquées, démonstration à l’appui. Elles doivent être rapides à expliquer.

– le jeu lui-même doit être suffisamment rythmé pour retenir l’attention des élèves.

– l’évaluation peut faire partie du jeu. Mais les cours suivants peuvent aussi permettre de réinvestir des notions acquises durant le jeu.

– le bilan permet d’analyser les étapes du jeu : a-t-il fonctionné ? Les règles ont-elles été comprises facilement ? L’objectif recherché a-t-il été atteint ? Quelles modifications apporter pour améliorer le jeu ? Comment les élèves se sont-ils comportés ?

Après avoir découvert les différents types de jeux selon les objectifs visés et l’intérêt de les utiliser en classe, les stagiaires ont mis la main à la pâte en fabriquant leurs propres jeux sur le thème de Pessah. L’histoire, le lexique, la Haggadah, les lois de la fête ont été déclinées aussi bien en français qu’en hébreu, et chacun est reparti avec son plateau de jeu et de nombreuses idées à creuser…

Robert Derai (en partie tiré du site lewebpedagogique.com)

jeux

Un nouveau programme de formation destiné aux élèves de 2nde et 1ère a été proposé par l’Unité Éducation Informelle du Campus FSJU aux directeurs de lycée afin de permettre à ces adultes en devenir de se sentir partie prenante dans la préparation d’évènements de leur lycée ou groupe scolaire. Ce projet sera un enrichissement pour les élèves de l’établissement dans la mesure ou ils développeront un certains nombre de compétences en lien avec le cursus du Lycée.

Les jeunes auront la chance d’être encadrés par une équipe expérimentée qui leur transmettra, de manière tout à fait interactive et ludique, des apports et connaissances  essentiels au pilotage de projets et d’évènements : Comment s’impliquer dans un projet ? Comment mobiliser les gens autour de soi ? Comment rédiger/comprendre/ tenir à un cahier des charges ? Quelles sont les étapes de réalisation d’un projet d’animation ? Comment gérer un projet ? Quelles sont les clés d’une communication réussie ? …

Toutes ces questions seront abordées en 4 modules et s’appuieront sur un projet de l’établissement pour amener une dimension concrète à la formation.

Ce projet s’adaptera à la spécificité de l’établissement et aux attentes des jeunes et du lycée. Cet accompagnement sera réalisé sous forme de coaching, individuel et collectif.

L’équipe de formation sera constituée de :

  • Un formateur expérimenté dans le monde de l’école juive et Directeur de formation BAFA/BAFD.
  • Un formateur expérimenté BAFA

Pour achever la formation en bonne et due forme,  un certificat attestant le suivi et la réussite du cursus sera transmis à chaque lycéen. Et pour les plus motivés d’entre eux, nous serons enchantés de les orienter vers  une formation plus complète, dès leur 17 ans : le BAFA.

Le coût de la formation a été étudié de façon à ce qu’elle soit accessible à tous.

Pour tout renseignement, veuillez contacter Sarah FELLOUS, responsable de projets OFAC et éducation informelle du Campus FSJU – 01 47 07 07 03sarah@ofac-france.org

Le CFP Neher du Campus FSJU en partenariat avec la Direction de l’Action scolaire du FSJU a réuni, mardi 8 mars, les directeurs des établissements de l’école élémentaire autour d’un petit déjeuner numérique. Greg Nelson, l’initiateur de cet outil en France est venu exposer l’utilisation de cet assistant numérique au service de l’enseignant. Cette démarche repose sur un outil numérique interactif, la tablette, qui répond aux besoins de l’élève et de l’enseignant à des fins pédagogiques. L’enseignant sélectionne les exercices correspondant à la leçon du jour. Un travail individualisé permet aussi bien à l’élève en difficulté qu’à l’élève avancé de suivre le programme annuel à son rythme. Une solution clé en main adaptée aux besoins de l’école élémentaire. Il facilite une pédagogie différenciée sans surcharge de travail pour le professeur, accompagne le travail de chaque enfant en temps réel,  et permet d’analyser les réponses de façon automatique, sans faire perdre de temps à la classe.

Un logiciel adapté aux besoins de l’école élémentaire regroupe des exercices personnalisables. Une présentation claire du programme de chaque classe en conformité aux programmes de l’Education Nationale. Les seules contraintes pour l’établissement : avoir une bonne connexion wi-fi.

France NAHUM-MOATTY

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Les 16 et 30 mars derniers, les professeurs-stagiaires du programme Hé du Campus FSJU ont bénéficié d’une session de formation portant sur le thème du « jeu théâtral au service de l’enseignement ».

Une approche innovante et ludique menée par Philippe Lévy, coach en communication professionnelle, qui a permis aux participants de s’extérioriser et de réfléchir à leurs pratiques au quotidien pour optimiser leurs façons de transmettre.

Au programme de cet atelier axé sur les fondamentaux de la prise de parole en public : les notions incontournables de communication non-verbale (posture, gestuelle, alignement corporel), de mise en espace (la manière de se tenir, se mouvoir face à l’auditoire, la proxémie ou distance requise), et des registres autour de la voix et de la manière de maintenir l’attention. Il s’agissait évidemment d’une initiation et le formateur de préciser d’emblée qu’il ne transformerait « quiconque en comédien en quatre heures, mais rendrait apte à découvrir des approches similaires au jeu de scène »  et à les utiliser à bon escient.

 Grâce à des exercices hérités du jeu dramatique et du meilleur des méthodes actives, l’intervenant a insisté sur les compétences à acquérir en matière de présence et de maîtrise de sa classe, par le truchement de techniques essentielles pour transmettre son cours et ses messages. Les participants n’ont d’ailleurs pas manqué d’être sensibles à ces mises en jambes et vocalises qui leur ont permis de lâcher prise, d’avoir un regard sur leurs pratiques éducatives et de prendre conscience de leurs zones de confort et … d’efforts.

Quel que soit leur degré d’expérience, les principales difficultés traduites par des enseignants aussi volontaires que chahutés dans leurs manières de faire à l’occasion de cet atelier d’un nouveau genre, ont révélé quelques hésitations voire des maladresses à faire face au chahut, par exemple. Pour autant, « tenir sa classe », comme il est coutume de dire, ne relève pas du défi inaccessible et ne suppose guère l’emploi systématique d’une autorité véhémente. Bien au contraire !

C’est à l’aune d’exercices précieux sur l’importance du contact visuel, de l’écoute active, de l’observation, ou de la simple modulation de sa voix pour provoquer des réveils d’attention, que les professeurs ont pris conscience qu’ils connaissaient déjà l’arsenal du comédien pour susciter et maintenir l’intérêt de leurs élèves. Chacun s’est ainsi emparé de méthodes dans une palette qu’ils auront à cœur d’étoffer au gré de leur parcours : travail sur la respiration, diction, maîtrise du trac via la relaxation, travail sur la justesse vocale par le chant, précision du langage et de l’intention par la théâtralisation de la lecture etc.

Au cours de l’atelier, les échanges nourris entre les enseignants-stagiaires concernant leur style d’enseignement ont fait émerger des méthodes combinant l’art de dire et de mettre en scène les élèves. Car la clé d’une transmission joyeuse participe bien d’une interaction avec la classe. Ce constat unanimement partagé a fait dire, en guise de conclusion, à un des enseignants : « cette sensibilisation aux méthodes de l’acteur m’a beaucoup apporté en me permettant de faire une véritable introspection, de sonder certaines de mes angoisses face à l’auditoire, à surmonter quelques craintes tenaces, et à envisager ma relation à l’élève, non plus dans un rapport hiérarchique ou dual, mais bien sous le prisme de la coopération ».

 

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