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Nous avions envie dans notre newsletter de vous faire découvrir les personnalités qui font vivre le Campus FSJU ; c’est pourquoi, cette nouvelle rubrique vous permettra désormais à chaque numéro de faire un peu plus connaissance avec ceux et celles qui tentent de donner des réponses à vos besoins en terme de formations…

Aujourd’hui, c’est Sonia Barzilay que vous découvrirez un peu mieux à travers son parcours, ses réalisations et ses projets…

Cette femme pétillante, israélienne née à Alexandrie, docteur en études juives, et professeur Certifié d’Hébreu  enseigne actuellement au collège lycée de l’Alliance Georges Leven ainsi qu’à Sciences Po Paris. Elle est également l’auteur de plusieurs ouvrages et manuels d’hébreu destinés aux apprenants francophones

Sonia démarre son parcours professionnel en France vers la fin des années 80, où elle travaille à l’INALCO (institut national des langues et civilisations orientales) au côté du professeur René-Samuel Sirat et du professeure Mireille Hadas Lebel.

Dans le même temps, elle organise ses premiers « oulpanims » avec l’agence juive.

De 1999 à 2007 elle dirige le Centre national de l’Hébreu sous l’égide de l’Agence Juive et du FSJU. Par la suite, elle assume les fonctions de conseillère pédagogique pour l’Hébreu au sein du Département de l’enseignement du FSJU puis du Campus FSJU.

En 2015, elle participe au comité de rédaction du 1er manuel d’hébreu pour le cycle Terminal qui est devenu un véritable succès.

Actuellement, Sonia démarre un projet en partenariat avec l’Organisation Sioniste Mondiale (OSM) ainsi qu’avec le Département du développement de la vie associative et des relations internationales du FSJU visant à développer l’enseignement de l’hébreu en créant des classes d’oulpan et en renforçant des classes existantes.

L’objectif est de faire valoir l’hébreu en tant que langue identitaire des israéliens.

Selon Sonia : « la connaissance et l’étude de l’hébreu sont essentiels pour renforcer son identité juive, mais aussi pour ouvrir des portes vers la culture israélienne tout en aidant les personnes ayant un projet de vie ou un projet professionnel lié à Israël ».

Bref, l’objectif est ainsi d’ouvrir des oulpanim au plus grand nombre.

Durant l’année scolaire 2015/16 seront ainsi formé une trentaine de professeurs d’hébreu d’oulpan en France sur la didactique de l’enseignement de l’hébreu en tant que 2ème langue. Trois grandes étapes de formations assurées par des professeurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem émailleront cette année qui se conclura par un séminaire de 10 jours à l’Université de Jérusalem qui leur délivrera un diplôme israélien.

C’est donc une année riche et passionnante qui se profile pour Sonia et le Campus FSJU. En cette période de Rosh Hachana, souhaitons-lui « béatsla’ha » (réussite) dans ses projets.

Héloïse ALLALI

 

 

 

 

J’ai le plaisir de vous annoncer la mise en place des « Rendez-vous éducatifs du Campus FSJU » pour l’année 2015/2016.

En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit d’aborder ensemble un grand sujet de société qui anime le monde et ses implications en éducation.

L’objet de notre réflexion portera cette année sur les nouvelles technologies : leur influence dans les modes d’apprentissage  et  nos modalités d’enseigner.
Nos rencontres se déclineront en 3 rendez-vous durant l’année scolaire.

Alors, « save the date » le mercredi 14 octobre pour la leçon inaugurale :

« L’éducation à l’épreuve des TICE » (Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement).

A l’espace Rachi – 39 rue Broca -75005 Paris à 18h30.

Ce rendez-vous débutera la saison de cette passionnante réflexion.
Notre invité, pour animer la première conférence de l’année, sera Emmanuel Davidenkoff, le directeur de la rédaction de l’Etudiant, à propos de son livre « Le tsunami numérique ».
Selon E. Davidenkoff une révolution culturelle est en train de se préparer. Il va nous falloir « inventer l’éducation ». Comment répondre à la mondialisation du savoir, va-t-on vers une marchandisation de l’école, l’éducation nationale a-t-elle les moyens de relever les défis ? Voilà bien des questions que nous nous  posons au quotidien lorsque nous enseignons où que nous formons.

Prenons le temps d’y réfléchir ensemble et d’échanger nos points de vue pour enrichir nos connaissances et donner à nos élèves, le meilleur.

 Hélène Zrihen

 

 

Nous abordons la deuxième année du Campus FSJU.

Le fil conducteur de la première année était celui de la reconduction de l’existant.

En effet, au-delà des procédures administratives et financières d’intégration des associations précédentes, il fallait également remettre en place l’ensemble des conventions. C’est maintenant chose faite tant en France (Ministère de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur, de l’ESPE de Paris) qu’en Israël (partenariats avec le Ministère de l’éducation Israélien, Yad Vashem, le KKL). Ceci a permis de prolonger l’ensemble des formations de Professeur des Écoles (CFP), des enseignants de matières juives (programme Hé), de travailleurs sociaux et d’accompagnement aux concours, de VAE, d’enseignants d’hébreu (inspection générale et Université Hébraïque de Jérusalem), de responsables de structures culturelles, et d’animateurs (dans le cadre d’une convention de partenariat avec l’OFAC).

L’an 2 sera celui de l‘innovation. Tout au long de cette année universitaire 2015/16 nous vous présenterons ces nouveaux projets, ces nouvelles perspectives que nous préparons pour répondre encore mieux à vos attentes et à vos besoins.

Dès cette lettre d’information vous découvrirez certaines de ces innovations.

Au-delà des échanges que nous pouvons avoir avec les uns des autres, n’hésitez pas à nous exprimer vos « envies » et vos demandes en termes de formation. Au-delà du catalogue standard que nous publierons dans quelques semaines, des formations « à la carte » sont toujours possibles.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous d’excellentes fêtes de Tichri.

A tous, une année pleine de joies, de satisfactions, de réussites dans vos entreprises.

Ktiva Vé’hatima tova

Patrick PETIT-OHAYON

shana tova

La formation continue des enseignants sous contrat est prise en charge par le Ministère de l’Éducation Nationale, dans la mesure où ces personnels sont salariés de l’État.

Pour que ceci puisse fonctionner, il est nécessaire que chaque établissement privé sous contrat choisisse en janvier de chaque année son organisme de formation de rattachement. Cela est valable aussi bien pour le 1er et le 2d degré.

Le CFP Neher depuis sa création en 1993 est agréé par le Ministère pour mettre en œuvre, en ses lieux et places, ces formations continues 1er et 2d degré pour les personnels des établissements adhérents.

La question se posait jusqu’à présent pour la formation des enseignants d’Hébreu des Collèges– Lycées privés juifs. En effet, ces enseignants ne pouvaient pas participer aux formations du public et l’opérateur de formation de l’enseignement catholique (Formiris), n’organise pas ces formation qui ne se situent pas dans son champ d’intervention. C’est pourquoi, le CFP Neher, en partenariat avec l’inspection générale d’Hébreu va proposer, pour tous les établissements du secondaire juif adhérents, un prochain cycle de formation continue pour les professeurs du privé juif.

Vous recevrez prochainement une proposition concrète de formation dans ce sens.

Patrick PETIT-OHAYON

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Depuis quelques années, l’École Internationale pour l’Enseignement  de la Shoah (EIES) en partenariat avec le Campus FSJU, offre la possibilité aux enseignants de se former à l’enseignement de la Shoah, avec une approche originale : mettre l’accent sur la vie des Juifs, avant,  pendant et après la guerre, à travers l’art, la musique, la littérature.

C’est avec ces quelques indications, et beaucoup de curiosité, que l’équipe pédagogique de l’école Henri Schilli-Yabné, formée d’une quinzaine d’enseignants de maternelle et primaire, ‘hol et kodesh confondus, et menée par notre directrice Yael Benarrouch, décide de se lancer dans l’aventure de ce séminaire.

Arrivés à Jérusalem, nous sommes accueillis par Hélène Zrihen, responsable de l’unité André et Rina Neher, du Campus FSJU, et par Yoni Berrous, directeur du bureau francophone, à Yad Vashem (Département des Institutions Juives).

Nous nous posons évidemment beaucoup de questions : nos élèves de primaire et de maternelle ne sont-ils pas trop jeunes pour aborder cette période douloureuse de notre histoire ? Y a-t-il une véritable utilité à ce qu’ils l’abordent maintenant ? Peut-être vaudrait-il mieux attendre les classes du secondaire ?

La formation qui se déroule à l’EIES, sur l’immense site de Yad Vashem a été concue spécialement pour répondre à notre attente et tenir compte de notre spécificité.

Le campus, réparti  sur plusieurs étages, est vaste et clair, plein de vie; on y croise des groupes d’enseignants, juifs et non-juifs, venus du monde entier, ainsi que des soldats et des élèves.

Les salles de classe sont agréables et fonctionnelles. Nous redevenons élèves… Et voici, face à nous, une pléiade d’intervenants : ils sont universitaires, historiens, Rabbanim, psychologues, musicologues, ou encore enfants cachés. Passionnés par leur sujet, ils sont tous animés du même désir: transmettre leur savoir à nous, enseignants, pour que les futures générations sachent…

Notre formation est complétée par plusieurs visites : nouveau musée de Yad Vashem (avec une guide extraordinaire), la Tente du Souvenir, le musée des enfants, la vallée des  communautés perdues, la synagogue de Yad Vashem.

Des outils pédagogiques adaptés sont mis à notre disposition pour réfléchir à l’élaboration de futurs programmes…

Au fur et à mesure de ces exposés, de ces visites, nous réalisons que, si nous connaissions l’Histoire de la Shoah, en revanche nous ne savions rien, ou presque, de la vie, des coutumes, de la richesse culturelle de toutes ces communautés disparues. Nous ne savions rien de l’élan de vie et de créativité formidable qui continua à les animer, malgré le ghetto, malgré le camp d’extermination.

Nous découvrons les histoires de ces communautés, de ces familles, et soudain, ils cessent de n’être qu’une masse sombre, désolée, perdus dans le chiffre insondable de 6 millions… Ils redeviennent ce qu’on leur a volé : le droit d’être des hommes, des femmes, des enfants, des êtres humains, disparus, dont il apparaît indispensable d’honorer la mémoire par la connaissance de ce qu’ils ont été de leur vivant.

Nos élèves méritent de devenir des adultes solidement formés et informés de cet épisode tragique de leur histoire.

Nos élèves méritent de connaître correctement le passé de leur peuple pour se tourner sereinement vers leur avenir.

Nos élèves méritent que nous leur parlions de la Shoah autrement qu’au détour d’une leçon du programme d’histoire, ou en quelques phrases lapidaires juste avant d’entendre retentir la sonnerie de Yom HaShoah.

Et c’est à nous, enseignants, que revient ce devoir de transmission.

Merci à Hélène Zrihen, à Yoni Berrous et à Yael Benarrouch pour cette expérience forte, intense, lourde… Mais nécessaire.

Déborah Elbaz  – Enseignante 

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